Par Sudeast Info
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Les Laurentins face à leur Everest

Ecrit par Martial Hespel

Le Stade laurentin Basket attaque la saison dans un rôle d'outsider avec pour seul objectif de glâner le maintien dans une poule de N3 extrêmement dense.

Que fait un coureur du Tour de France lorsque se présentent face à lui les Alpes, les Pyrénées, sans oublier pour la forme le Mont Ventoux ? Il sert les fesses ! C’est un peu la situation actuelle de la Nationale 3 Masculine du Stade Laurentin Basket à la veille de débuter son championnat.

Replantons le contexte. En mai dernier, Alan Semeria, sur le banc depuis plusieurs saisons, décidait de ne pas poursuivre l’aventure. Conséquence directe et indirecte, la majorité du groupe a mis les voiles. C’est vers celui qui avait justement fait monter ce groupe laurentin en cinquième division il y a une dizaine d’années que le club s’est tourné pour lui succéder. S’il n’y voyait pas d’inconvénient, lui qui attendait un poste à ce niveau depuis sa non prolongation un an plus tôt du côté de Menton, Philippe Agostini se retrouvait malgré tout face à un dilemme. Y aller, oui, mais pour quoi faire ? Seulement quatre joueurs du groupe initial étaient toujours présents. Il a fallu faire vite. « Quand il ne reste plus que quatre joueurs, tu ne peux pas faire la fine bouche », lâche-t-il sans concession.

Non muté, Julien Servolle a très vite accepté de se relancer à Saint-Laurent. Marvin Glaude, non muté, n’a plus donné signe de vie à Philippe Agostini. Le technicien attend, sans gros espoir… Conséquence, alors qu’il ne peut aligner sur une feuille de match que trois mutés, le voici avec cinq joueurs dans ce cas au sein de son groupe. « Cela nous a compliqué la tâche. Nous effectuerons une rotation en tenant compte également des blessures et des méformes. Des joueurs de l’équipe réserve viendront compléter l’effectif comme Enzo Marinelli par exemple. Dans tous les cas, je recherche de la polyvalence, c’est l’orientation que j’ai choisie. » En plus des quatre mousquetaires Rodrigue Monge, Jérôme Drozière, Thomas Nahon et Thibaud Arrieta, les cinq mutés sont Wathelet (Lorgues), Benchimol (Monaco), Gueballaoui (Allemagne), Top (Cannet-Rocheville) et Henry (Antibes).

Chacun pourra évoluer sans problème avec son pass sanitaire, malgré quelques hésitations mi-août, tout est rentré dans l’ordre, dans la lignée d’une préparation constructive. « Elle s’est très bien passée. Les joueurs sont réceptifs et enthousiastes, nous avons perdu Lorris très tôt hélas, victime d’une déchirure au mollet. Tout le monde sait qu’on aura un rôle d’outsider, le but étant de venir titiller les plus gros et de gagner les matchs à notre portée. » Quatre matchs amicaux étaient programmés avec les deux derniers constructifs. « Les deux premiers nous n’étions que sept sans intérieur. Par la suite nous avons vraiment pu travailler. »

Si elle arrive un peu tôt, la reprise du championnat sera tout de suite à la hauteur de la tâche qui attend le Stade Laurentin Basket-Ball : le maintien. “On attaque à Saint-Priest un gros favori de la poule, comme ça on sera vite dans le bain. De plus, pour la composition de ce championnat, la Fédé ne nous a pas fait de cadeau ! Pour une année après Covid, on aurait pu s’attendre à plus de douceur… On va faire des kilomètres ! ”Baskettement » parlant, j’aime bien voir d’autres équipes, d’autres fonctionnement, discuter avec d’autres coachs, c’est toujours enrichissant. » Reste donc à gérer du mieux possible ce retour à la compétition après un an sans match officiel et pour se maintenir, le départ sera primordial même si, le ventre mou de la saison, entre novembre et janvier, sera capital, si les blessures et les reports s’empilent. « Certains organismes sont prêts, d’autres non… Tout dépend de chaque individu et de ce qu’il a fait avec son corps pendant ces dix-huit mois d’arrêts. »

De plus, le championnat, temporellement parlant, ne relève d’aucune différence avec les précédents. Vingt-deux journées concentrées entre la mi-septembre et le deuxième week-end d’avril. Tout peut se passer et très vite, un joueur majeur qui se blesse et c’est tout de suite entre trois à six matchs manqués sans avoir le temps de dire ouf. « Quand ton effectif est bardé de blessures, tu rêves de week-end de repos, quand tu es tranquille de ce côté tu rêves que tout s’enchaîne pour garder le rythme et ne pas casser la dynamique. »



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