Par Sudeast Info
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Antibes, pourquoi ça décolle ?

Ecrit par Martial Hespel

Deux victoires et ça repart. Des résultats positifs confirment la montée en puissance de la N2F d'Antibes. Si rien n'est acquis, le chemin est le bon.

Après des débuts légitimement difficiles, liés à un calendrier compliqué, un groupe remodelé – rajeunit à outrance – le départ de cadres d’expériences, une infirmerie un tantinet garnie un nouvel entraîneur et une salle Saint-Claude seulement disponible à la mi-septembre, Antibes relève la tête. Sans oublier Anissa Soto, de retour de grossesse, qui a manqué les quatre premiers matchs et est de retour pour les deux derniers succès. Maë Ambit, en délicatesse avec son épaule, n’est toujours pas disponible. Quant à Manon Giusta, dont une nouvelle opération à cette même articulation l’attend début novembre, est loin d’être à 100% et a préféré rendre service, tant que possible, à la réserve en Pré-Nationale, même si elle a fait une récente apparition en N2F.


Et puis, une nouvelle gardienne, Stéphanie Defoin, presque sortie de nul part au bon sens du temps qui, après une carrière de joueuse de champ, a décidé à 40 ans de relever le défi de la cage antiboise – dépourvu de candidate – au grand bonheur de chacune et de chacun. Plus de dix ans après une dernière apparition sur un terrain. Au-delà d’un niveau sportif en constante progression – « Je ne peux que progresser » – comme s’amuse-t-elle à le souligner, Stéphanie Defoin fait l’unanimité sur le plan humain, dans un effectif qui compte bon nombre de joueuses entre 15 et 20 ans. 


« Je me sens plus à l’aise. J’essaie de partager mon expérience passée en tant que joueuse en communicant sur le terrain, à l’entraînement comme un match. Dans les cages, j’essaie ni plus ni moins de toujours de faire du mieux que je peux. C’est difficile et frustrant car je pense avoir une bonne lecture de trajectoire mais la technique n’étant pas là, j’ai souvent une demie seconde de retard. Ou bien, le geste manque de précision. J’encaisse encore des ballons faciles. Quand je manque de lucidité, c’est pire. Les minutes sont longues… Mais je suis toujours aussi investie et passionnée. Je vais à l’entraînement avec entrain et j’arrive à me faire plaisir sur le terrain. Je ne peux que progresser et les victoires aident », a-t-elle analysé sur le site internet officiel du club antibois.


Ainsi, dans une Poule très homogène les Antiboises, avec un bilan à l’équilibre de trois victoires pour trois défaites, peuvent monter sur le podium dans dix jours en cas de résultat positif face aux voisines varoises de Puget-sur-Argens. « Le groupe progresse c’est évident. Ces deux derniers matchs nous permettent d’ancrer quelques points de repères. C’est très encourageant car la marge de progression est énorme mais nous devons nous donner les moyens d’y arriver en travaillant. C’est difficile pour un groupe si jeune de rester confiante et patiente mais ces deux dernières victoires sont là pour nous le rappeler et doivent nous inciter à continuer dans cette direction. »


Mais la gardienne ne manque pas de constater que l’ensemble reste fragile. Antibes a gagné ses trois matchs face aux trois derniers du championnat. Aucun sens négatif à cette remarque. Du concret, une réalité. La venue de Val d’Argens sera assurément un tournant. Si Antibes s’impose, face à l’actuel quatrième du championnat – à seulement deux points du leader – sera un signal réel envoyé au reste du championnat. En attendant, il faut garder les pieds sur terre. 


« Pour l’instant c’est très fragile, je ne dirais pas que le bateau semble bien en place. De plus, je ne parlerai pas spécialement de la moyenne d’âge du groupe mais plutôt en référence à la nouveauté du groupe. L’alchimie va se faire avec le temps, mais déjà, malgré l’hétérogénéité du groupe, au moment où le match commence nous sommes toutes sur la même longueur d’onde. Ça peut paraître idiot mais c’était le premier cap à passer et cela nous a pris deux mois. Une sorte de premier déclic mais qui derrière va entraîner une progression et une cohésion encore plus forte. Quand on ne maîtrise pas son handball, il faut être maître de ses intentions. Le handball viendra après et – espérons le – le plus tôt possible. » 


Trois matchs à jouer – dont deux à domicile – lors de ce mois de novembre avant la trêve qui prendra fin le 8 janvier 2022. « Ces victoires nous font beaucoup de bien sûr le plan comptable, mais aussi et surtout mental ! Il est évident que nous allons devoir nous améliorer en finition. En discipline tactique aussi. Nous ne pouvons pas sortir du projet collectif, car les filles sont trop jeunes pour improviser. La réussite d’une action se joue au centimètre près dans les placements, timings et la qualité technique des passes. Et, quand on a quatre filles au Pôle, qui ne s’entraînent pas avec le reste d’équipe, c’est assez difficile de les intégrer aux postes clefs. Mais, nous travaillerons jour après jour pour progresser ensemble. Et, à tous les niveaux », conclu Davor Brkljacic, l’entraîneur.



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