Une saison à bonifier pour le BTP

Hand
Infos pratiques : 
  • 25/03/2020

L'info en plus : William Mekil, arrière gauche et demi-centre au BTP Nice, vient de terminer sa douzième saison aux Eucalyptus. Son avenir  il l'évoque pour notre média ? « Je ne suis pas décisionnaire du fait qu'on veuille me garder ou non. Mais je n'ai aucune raison d'arrêter. Mes projets professionnels ne me font pas quitter Nice. Je n'ai donc aucune raison de quitter cette équipe. »

La FFHB a statué. Les championnats sont arrêtés. Place au bilan donc pour la N2M du Bâtiment Nice. Une saison étrange où les Niçois sont restés en deçà de leur réel niveau dans un championnat très homogène.

« Un goût d'inachevé ». Voilà le sentiment exprimé auprès de www.magsport06.fr par Jean-Baptiste Gervais, l'entraîneur de la N2M du BTP Nice. Lui, les prises de décisions de la FFHB, il les attendait en étant ni concerné par une montée, ni par une relégation. Quoi que pour la descente, la marge de manœuvre n'était pas si élevée, notamment en raison des derniers matchs nuls contre Guilherand Granges et Aix après avoir mené 25-18 lors du premier match et même 13-5 lors du second. 

C'est donc à la huitième place où resteront les Niçois certes dans un championnat ultra-homogène – on reparlera d'ailleurs dans un prochain papier du haut de tableau – mais loin du podium espéré. « Nos ambitions étaient de faire mieux que la saison dernière (5e ; ndlr). On a mal débuté c'est vrai. Après on commençait à avoir des résultats plus stables et un jeu mieux maîtrisé. J'aurais bien voulu voir cette deuxième partie de saison en sachant que nous sommes pas trop mal dans ces périodes là. Qu'en bien même, à la vue des deux derniers matchs, on reste encore instable dans la gestion des émotions. On devra être plus rigoureux dans cette préparation là la saison prochaine. Quand on aura réglé ça, honnêtement, j'assume mon propos, pas grand monde de la poule pourrait nous battre. Mais nous ne sommes pas dans ce cas de figure. »

Le technicien, secondé depuis ans maintenant par Nicolas Perrin, approuve malgré tout la décision d'arrêter la saison maintenant. « On a aucune idée de quand on pourrait reprendre si cette éventualité vient à se présenter. Donc franchement ça aurait été presque impossible de reprendre en prenant en compte une période assez large pour mettre en place une préparation cohérente. Après chaque trêve estivale c'est déjà compliqué. Alors après un confinement de plusieurs semaines je n'imagine même pas. » Le coach concède du coup qu'il a hâte de retrouver ses garçons pour la préparation à venir et que celle-ci pourrait intervenir plus tôt. « On va voir avec les contraintes des joueurs comme la reprise du travail etc... Nous avons envie de reprendre le plus tôt possible et de manière très ludique et aéré. Il faut maintenant prendre le temps d'organiser tout ça. » 

Il insiste sur ce point du temps suspendu. « On est en confinement et on a su le 24 mars que la saison était terminée. Chacun doit alors optimiser ce temps pour réfléchir sur tout un tas de points sur lesquels on manque de temps sur une saison normale. On réfléchit. Etre innovant dans notre approche. Analyser la formation des jeunes joueurs. Accompagner sur la performance, penser à la reconversion des historiques, la conservation des valeurs, le recrutement etc... » En parlant de ce dernier point, « JBG » espère conserver un maximum de ses quinze joueurs actuels mais recherche aussi « deux joueurs de bon rang ». Les postes ? Une tombe ce coach. 

Mais recruter ne sera pas simple. Si la montée de Grasse en Nationale 3 se confirme, on se retrouverait donc avec six clubs du départements entre la Nationale 1 et la 3. Deux en troisième division (Antibes et la montée Villeneuve-Loubet qui est à confirmer), trois en Nationale 2 (Monaco, BTP Nice et la montée à confirmer de la réserve du Cavigal Nice) et donc potentiellement Grasse en cinquième division. « Sur un si petit périmètre c'est beaucoup. On va avoir de la concurrence et il faudra voir comment chacun s'en sort financièrement. Inquiet ? Non. Mais ça va nous obliger en plus à réfléchir dans ce contexte très concurrentiel avec une économie fragile. » 

Qui ressortira le moins abîmé de cette situation inédite ? Le BTP a pour lui sa formation et son passif important à ce niveau et surtout l'expérience de cadres historiques. Des joueurs à l'âge avancé qui vont d'ailleurs, peut-être, se poser la question de la continuité de leur carrière au moment où le championnat ne reprendra que dans quasiment six mois. Bien que l'impatience et la passion prendront peut-être le dessus sur les courbatures. Pour les Niçois, il faudra impérativement gommer les erreurs de cette feu saison 2019-2020 pour mieux appréhender la rentrée des classes.

(Crédit photo : Virginie Duranton)

Gardons le contact