Grasse attend de fêter ça

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Infos pratiques : 
  • 16/04/2020

Invaincu, Grasse n'a pas survolé son championnat mais a fait preuve de caractère et de maîtrise quand il le fallait pour ne pas perdre. Ce que soit contre le VSJBHB, son grand rival le HBMMS, sans oublier Fréjus, les Grassois ont à chaque su gagner d'un but. On occultera pas non plus le nul accrocheur contre La Crau, seul match non gagné.

De retour en Nationale 3 avec ses garçons après plus de dix ans d'absence à ce niveau, le Pays de Grasse ASPTT a vécu cette montée confinée mais a hâte d'à nouveau pouvoir suer.

Le Pays de Grasse ASPTT jouera la saison prochaine en Nationale 3. Un objectif clairement affiché dans le vestiaire de Pré-Nationale l'été dernier, validé. « Compte tenu de la situation actuelle, la saison a été tronquée. Il y a comme un goût d’inachevé. Mais finalement il faut rester humble, c'était un championnat où il valait mieux ne lâcher aucun match car cela aurait pu nous jouer des tours et c'est ce que les gars ont fait à merveille en prenant tous les matchs par le bon bout. C'est une sacré performance qu'ils ont réalisé là. L'équipe était très équilibrée où les jeunes et les cadres ont su trouver leur place et adhérer au projet de l’équipe », se satisfait Philippe Maurelli, co-entraîneur de l'équipe avec Bavou Loutoufi.

Apprendre, par la réception d'un communiqué électronique, que vous montez en division supérieure, est forcément particulier. « C'est très bizarre... Il nous manque toute cette ambiance de club. Cette osmose avec Bavou, mais aussi Riad Toubi, qui nous a beaucoup aidé, les joueurs, les dirigeants, les bénévoles, les supporters qui nous suivent et les enfants. Il manque tout... » Chacun attend désormais de sortir de cette crise sanitaire et de pouvoir se retrouver afin de fêter ces beaux deux tiers de saison. « On attend de revenir à la vie normale et par conséquent se retrouver et marquer le coup. Tout nous manque, le sport, le handball, la vie sociale etc... »

Et l'avenir ? « Avec Bavou nous sommes très très fiers d’avoir pu apporter à cette équipe la capacité à se transcender et avec beaucoup d’abnégation et de travail à atteindre nos objectifs d’équipe. Pour la suite, le meilleur recrutement c’est toujours de garder ses meilleurs joueurs et dans ce groupe tout le monde a été bon donc nous allons devoir garder tout le monde. Mais il y aura des recrues car il faut toujours rajouter quelques petites touches afin de peaufiner et optimiser ce groupe. » Et Maurelli sait qu'avec les nombreuses équipes du 06 présentent entre la Pro D2 et la Nationale 2, il y a peut-être quelques touches à récupérer. « Certains joueurs sont certainement en manque de temps de jeu et pourraient avec leurs potentiels renforcer notre collectif. » 

Un effectif qui a en faite eu le temps de mûrir et de grandir un peu plus comme l'explique le Président du club Frédéric Gabert à www.magsport06.fr. « Nous n'étions déjà pas passés loin la saison dernière et cette année nous avons fait ce qu'il fallait en terme d'investissement, d'engagement et de générosité avec les joueurs et le coach. Je suis d'autant plus fier que même si une grosse partie de la saison n'a pas été jouée, ils sont invaincus ce qui légitime leur montée en Nationale 3 bien qu'il y ait de la frustration de ne pas être allé au bout car ce sont des compétiteurs. » Faute de pouvoir rencontrer les joueuses, les coachs jonglent entre coup de téléphone et visioconférence pour faire un point sur l'évolution du groupe.

« Les coach font le point avec chaque joueur pour savoir s'ils souhaitent continuer le challenge. Nous allons travailler à le renforcer sur certains postes et je pense que certaines équipes du plus haut niveau recruteront hors du département ce qui devrait nous donner des possibilités... » Il faudra aussi gérer les déplacements plus lointains car Grasse va passer d'une poule régionale à être la seule équipe du département engagée dans son futur championnat. Rien en s'improvisera mais le groupe possède déjà une réelle ossature pour se maintenir en Nationale 3 et son duo d'entraîneur en a vu d'autres sur ce soit sur le terrain ou sur le banc à des niveaux plus hauts. 

(Crédit photo : Vincent Saverino)

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