PRF : Grasse et Bonelli veulent s'accrocher

Basket
  • 14/11/2020

Officiant cette saison dans la Poule B de Pré-Régionale, l'équipe féminine de Grasse et son nouvel entraîneur Jérémie Bonelli n'ont d'autres choix que de patienter tout en gardant un maximum de motivation pour la suite, depuis l'arrêt total des championnats et le début du confinement. Un seul match joué pour une défaite à domicile face aux Baous fin septembre 51 à 59.

"Au moment de la fermeture des salles, nous sommes retournés à Perdigon", confie l'entraîneur à www.magsport06.fr. "Au début, on commençait sur du travail sur piste en fond et des fractionnés, mais très vite j'ai dû réinventer les entraînements car tenir plusieurs semaines ainsi ça n'aurait pas été possible." Du coup, les basketteuses se sont mises au football, au rugby encore à l'ultimate frisbee. "Au début il y avait une ambiance d'incompréhension et d'inquiétude pour la suite, qui fut suivi par la colère de voir certains continuer à pratiquer leur sport en fonction de leurs âges ou de leurs environnements alors que elles devaient s'entraîner au stade avec 80 personnes autour d'elles qu'elles ne connaissaient pas sans aucune restriction, alors qu'elles auraient pu être en sécurité dans leur salle, à pratiquer leur sport sous les mesures d'hygiènes mises en place par le club."

Malgré le couvre-feu, Grasse a conservé un rythme de deux séances par semaine avec un moral et une ambiance au beau fixe malgré le contexte. "La dernière semaine, avant le confinement, j'avais réussi à trouver un accord avec un club voisin pour obtenir des créneaux en terrains extérieurs éclairés. Ça a fait du bien de retoucher la balle, de retrouver des sensations. Puis le confinement a tout stoppé." Dans le manque de visibilité, mais avec aussi l'assurance du sérieux de ses filles, Bonelli n'a pas donné de programme précis à suivre pour ses joueuses en période de confinement. Simplement de garder un minimum d'activité physique. "Mais, pour celles qui le souhaitent, je suis disponible pour donner un programme. Chacune doit gérer cette période à sa manière. Certaines ressentent le besoin de bouger, d'autres de s'isoler, d'autres de garder un lien social etc... Mais il sera de toute façon nécessaire d'organiser une préparation de retour à l'activité et j'espère que le calendrier nous le permettra..."

La frustration n'en est pas moins grande avec ce nouveau projet mis en stand-by. "Ca a demandé énormément d'engagements, de temps, de préparation et d'attente pour au final subir cette crise sanitaire à l'aube du championnat... En plus, cette année, l'équipe avait une action qu'elle souhaitait entreprendre et qui malheureusement est mise sur pause. La frustration est bien là, mais aussi de la colère et de l'incompréhension. Je pense que c'est le lot de chacun." Bonelli n'espère qu'une chose désormais, que l'après confinement sera géré de façon différente en cohésion avec l'ensemble des acteurs du basket et du sport en général "pour qu'on protège notre liberté d'exercer l'activité que l'on aime en toute sécurité, mais surtout d'une manière continue." S'il a une crainte sur le retour d'une joueuse qu'il n'a plus vu depuis quelques temps mais qu'il espère retrouver avec motivation, Bonelli n'a aucune inquiétude sur la motivation de ses filles qui ne seront pas gagné par la lassitude.

Gardons le contact