PNM : Rodrigues se dit très inquiet

Basket
  • 10/02/2021

Seulement deux petits matchs en septembre, l'un gagné contre Grasse, l'autre perdu face au NBAO. C'est le bilan, qui devrait en rester là, pour le Basket Azur Club de Jonnhy Rodrigues en Pré-Nationale Masculine.

Celui qui a pris les commandes de ce groupe l'été dernier, n'a pas vraiment eu le temps de monter en puissance avec son effectif et d'en tirer le maximum. L'arrêté préfectoral interdisant aux seniors de pénétrer dans leur salle est tombé début octobre, puis le premier le couvre-feu et le deuxième confinement. Le coach, lui, pour traverser au mieux cette période qui s'éternise, a opté pour la confiance envers ses joueurs. "En octobre et novembre j'ai envoyé des programmes à mes garçons, notamment ceux de Thomas Laurent qui ciblait l'entretien individuel. C'était très intéressant. Mais je ne suis pas le type de coach à fliquer ses joueurs pour savoir s'ils suivent le mouvement ou non. Moi, c'est la confiance. Mais attention, il ne faut pas la rompre."  

Au moment où la saison a été suspendue il y a plusieurs mois maintenant, l'entraîneur optait pour deux solutions. Il fallait, selon lui, décréter saison blanche et annuler les montées et les descentes s'il n'était pas possible de reprendre. En cas de reprise éventuelle, le mieux serait d'étaler le championnat jusqu'en juin voir même juillet. Pour lui, tout miser sur une unique phase aller puis des play-offs ou play-downs ne serait pas représentatif. "Même si on a peu joué, on a tout de suite vu des grandes différences de niveau. Et si une équipe se retrouve à jouer beaucoup de matchs à l'extérieur ou à domicile face à tel ou tel adversaire, ça risque de brouiller les pistes."

Mais tous ces raisonnements se sont malheureusement étiolés. Comme à chacun, lorsqu'en novembre le BAC a vu la date de reprise du 20 janvier avancée par les autorités pour une reprise du championnat trois semaines plus tard, une certaine dynamique a pu être remise en route : envolée aujourd'hui. De plus, le couvre-feu de 18h00 a réduit presque à néant les possibilités de s'entretenir collectivement. 

Mais plus important que tout, Jonnhy Rodrigues, au-delà du championnat pur, attend le retour du sport à la normale et une sortie de cette crise. "Je travaille dans le domaine hospitalier, plus précisément la psychiatrie et je peux vous assurer qu'on commence doucement à glisser vers une longue et dangereuse descente qui entraîne beaucoup de dépression. Un carnage se profile", previent-il auprès de www.magsport06.fr.

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