N3M : Tant bien que mal, Recoura fait le point

Basket
  • 09/03/2021

Le confinement du week-end n'a pas révolutionné le quotidien de la N3M de Cagnes-sur-Mer. "Ça ne change pas grand chose. Nous n'avons, quoi qu'il en soit, plus accès aux salles depuis presque six mois", déplore Jimmy Recoura, auprès de www.magsport06.fr, joueur de l'USC. Le staff propose des séances de type CrossFit au groupe, libre à chacun de les faire selon ses possibilités. "En semaine, en pleine journée ce n'est pas évident, on bosse tous, ou certains sont en cours donc ce n'est pas possible de rassembler tout le monde sachant qu’on doit être à la maison à 18h. Chacun se prend en main de son côté, on prend tous notre mal en patience en espérant qu'on puisse tous se retrouver sur les parquets rapidement."

Le manque de visibilité s'intensifie du côté de la FFBB. Si les Fédés de rugby et de handball ont déjà décidé de tout stopper pour les amateurs en annulant toute montée et descente, deux Fédés majeurs, le basket et le volley-ball, tardent à se prononcer définitivement même si des bruits de couloirs insistent sur une décision définitive d'ici dix jours. "Il ne faut pas se voiler la fac. Ce n’est qu’une histoire de temps. Les dernières décisions gouvernementales ne vont pas dans le sens d'une reprise du sport, loin de là. On ne sait déjà pas quand est-ce qu’on sera libre de mettre le nez dehors à 18h01, alors je pense qu’on est bien loin de pouvoir fouler de nouveau les parquets. Le sport est tellement peu considéré en France que ce n'est pas demain qu’on pourra y retourner. Il faudra probablement encore attendre un moment après la levée du couvre-feu pour retourner en salle."

De plus, pour Jimmy Recoura, il devient bien trop compliqué de croire à une fin de championnat cohérente. Si, dans la Poule A de Nationale 3, deux équipes ont déjà joué cinq fois, trois autres n'ont disputé que deux petites rencontres. "Si on nous laisse un mois de préparation, on va très vite arriver au mois de mai. Pour faire un calendrier correct il faudrait au moins que certaines équipes jouent neuf matchs pour faire onze, synonyme de phase aller. C'est quasiment impossible." 

Et l'avenir, la saison prochaine ? Si jamais les restrictions géographiques ciblées continuent, sera t-ils difficile de trouver de la cohérence entre des équipes d'un même championnat séparées jusqu'à 400 voire 500 kilomètres ? "Je vais laisser faire la Fédé pour se pencher sur le sujet. Ça va surtout dépendre des restrictions que le gouvernement imposera. J’espère simplement qu’on pourra vite retrouver une vie normale, faire du sport librement, avec du monde dans les salles, ou même juste faire du sport dans des salles tout simplement. Même s'il faudra encore d'adapter, j'espère aussi qu'il n'y aura pas de disparité suivant les régions comme ce fût le cas en octobre où, par exemple, nous sommes allés jouer à Tain-Tournon en s'entrainant dans le noir et sous la pluie pendant qu'eux n'avaient aucune contrainte. L'équité, si cela vient à se reproduire, ne pourra pas être établie."

(Crédit photo : Juliette Benard)

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