N3M : Grasse ne va rien laisser au hasard

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  • 19/11/2020

Un seul et unique match de championnat disputé le 26 septembre dernier en Corse, à Corte précisément, pour un match nul 26-26 après avoir été mené 9-3. Voici le maigre bilan de Grasse, promu en Nationale 3, conséquence de l'arrêt de la saison par la suite. Une situation qui commence à peser et qui s'ajoute à la frustration de la saison 2019-2020 même si pour Grasse, leader de Pré-Nationale en mars dernier, la montée a permis d'atténuer la déception de voir la saison être stoppée définitivement.

"C'est très frustrant car nous, entraîneurs, sommes des hommes de terrains, des hommes de salles et là on nous coupe notre passion, notre plaisir", explique Philippe Maurelli à www.magsport06.fr. L'ancien coach de Villeneuve-Loubet entraîne, comme l'année dernière, entraîne l'équipe fanion du PGHB en duo avec Bavou Loutoufi. "Nous avons, ensemble, durant le mois d'octobre, tenté de garder les gars à être prêts au cas où nous devrions enchaîner une seconde reprise. Il fallait maintenir le rythme." Le staff a donc réussi à mettre en place deux à trois séances par semaine en extérieur et des regroupements vidéo pour faire le point. "Sincèrement, on tenait bien ce rythme et puis le confinement a été mis en place."

Maurelli et ses associés ont dû ainsi remettre en place la stratégie du mois de mars. Loutoufi a repris son costume de préparateur physique sur les réseaux sociaux à base de renforcement musculaire. La communication entre les joueurs et les dirigeants a été renforcée pour conserver le lien. "Les gars patientent et tentent de prendre le bon côté des choses. C’est plutôt rassurant même si ça reste très frustrant pour des compétiteurs."

En homme d'expérience, Maurelli sait que le FFHB devra trouver le juste milieu entre ne pas perdre trop de temps pour assurer un maximum de matchs et en même temps, ne pas aller trop vite pour conserver l'intégrité physique des joueurs au beau fixe. "La reprise ne sera pas facile et même sera longue afin de protéger les gars psychologiquement, physiologiquement et physiquement. Il va falloir trouver des adaptations de pratique pendant au moins six à huit semaines avant de pouvoir reprendre une activité avec un programme basique en semaine fait d'entraînements et de match. Ceux qui ne le feront pas prendront énormément de risques avec leurs pratiquants et leurs santés. Avec Bavou, nous avons décidé de faire valoir une reprise tout en douceur et préserver l’équilibre physique et psychologique de cette équipe pour cette saison."

Sauf que voilà, il faudra prendre en compte un autre impondérable : la reprise devrait avoir lieu au beau milieu de l'hiver. Notamment à Grasse, en légère altitude, qui ne bénéficie pas de la douceur du littoral. "Avec Bavou, nous en avons parfaitement conscience. Mais on doit s’adapter et plus vite on récupérera les pratiques en salle et plus vite on pourra sécuriser les joueurs. Maintenir une activité physique en plein air le soir avec l’humidité environnante ne va pas être facile mais est tout au moins déterminante pour la santé et l’équilibre de cette reprise. Il faut trouver un modèle de pratique différent de ceux que l’on prônait jusqu’à maintenant. Il faudra veiller à une reprise sur le plan cardiovasculaire et même demander aux joueurs de passer un électrocardiogramme qui sécuriserait tout le monde." Rien ne sera laissé au hasard.

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