N3M : Aucune illusion pour Obrador et Cannes

Volley
  • 04/03/2021

Entraîneur de la Nationale 3 Masculine de l'AS Cannes, qui n'a disputé qu'un match en septembre - défaite en quatre manches à domicile contre Aubagne - Marc Obrador livre son analyse sur la situation actuelle.

Marc, depuis le début de saison, il est très difficile d'avoir de la cohérence, surtout pour ton groupe...

C'est plus que du jonglage. C'est de l'adaptation permanente et continue avec un flot d'annonces contradictoires. Avec un groupe composé de dix joueurs mineurs sur douze on a pensé pouvoir passer aux travers des gouttes mais finalement on a dû se résoudre à stopper nous aussi les entraînements club. Tous les joueurs n'ont pas le même statut. Il y a les joueurs majeurs qui eux ont dû arrêter tout de suite, puis les mineurs et enfin les joueurs inscrits au Pôle qui eux continuent de s'entraîner dans les structures fédérales. 

Toute une organisation...

Heureusement pour notre club il y a des salariés qui ont pu gérer ça mieux que je ne l'aurai fait. Il est difficile pour un entraîneur non salarié d'accorder autant de temps en journée pour organiser, communiquer et faire des entraînements dans des horaires inhabituels. Le club a mis en place depuis le premier confinement un lien internet fait par notre préparateur physique et chaque joueur est libre d'aller piocher dedans. Moi, je travaille le mercredi, donc depuis que nous sommes en confinement le week-end, il m'est impossible de voir les garçons ou d'organiser quoi que ce soit. 

Une reprise fin mars en salle pour le retour du championnat le 18 avril comme l'espère la FFVB ?

Personnellement je ne me fais aucune illusion. Le durcissement du confinement dans notre département en est la preuve. Nous ne retrouverons pas d'activité normale sans une annonce globale et totale de retour à la vie normale. Après chaque Fédé essaye de survivre en pensant que l'espoir permettra de limiter la fuite des licenciés. Mais je préfère que mes joueurs aillent faire d'autres sports d'extérieurs le temps que cela passe plutôt que de leur proposer une activité qui finalement ne satisfait personne. Laissons les gens faire ce qu'ils ont envie de faire. Et puis le jour où tout sera terminé nous remettrons tout en marche grâce à des salariés et des bénévoles dévoués. N'oublions pas que toute pratique de sport n'est et ne sera que pour le plaisir et la satisfaction personnelle.

Un dernier mot ?

Le seul vrai regret pour mon sport c'est que le développement du beach n'est pas à la hauteur de la crise. Si nous avions à disposition des structures beach convenables nous aurions pu garder une pratique beaucoup plus régulière et satisfaisante pour l'ensemble de nos licenciés. Le volley 3x3 ou 4x4 de plage est très complémentaire de la pratique traditionnelle en salle.

(Crédit photo : Déborah Lafalize)

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