N2F : Ghio, une colère qui devra trouver écho

Hand
  • 30/09/2020

Sans se trouver d'excuse, Laurent Ghio, entraîneur de la N2F d'Antibes, a pointé du doigt les défaillances de son groupe lors de la défaite inaugurale contre la réserve de Cannes-Mandelieu. Alors que l'équipe une du club de Luc Pradeleix a vu son match reporter, la réserve a été renforcée mais le coach antibois écarte cette hypothèse pour expliquer ce revers sur le score final de 25 à 33.

"Voir des joueuses descendre, cela fait partie du jeu. On peut toujours être déçu que ça tombe sur soi, le règlement l'autorise. Bien entendu que si ça avait pu tomber sur l'équipe d'à côté, ça nous aurait arrangé. Cannes a un objectif de maintien avec sa réserve et prendre trois points est important pour eux. Ils ont un projet à faire aboutir. Je tiens à dire que sur le chiffre de huit renforts qui a circulé, une seule est une réelle titulaire de la D2F. Les autres sont des joueuses de rotation. Cannes ne nous a pas non plus envoyé les contrats pros. L'écart de huit buts ne se justifie pas", explique t-il sans détour sur le site internet officiel du club.

Pour lui, c'est le mental de son groupe qui a flanché. "On a fait jeu égal pendant vingt minutes et ensuite ça s'est décousu et il ne faut en aucun cas mettre ça uniquement sur le fait que notre adversaire a eu des renforts. On aurait pu faire valoir un meilleur visage. Il y a eu une faillite collective. Les filles sont sorties du cadre et il n'y a plus eu d'initiative collective. On a laissé, nous même, de la place à Cannes et avec sa maturité il ne lui en fallait pas plus pour nous mettre le compte. Je ne peux pas accepter un tel état d'esprit. Perdre, c'est une chose, mais abandonner le collectif, s'en est une autre. Si les filles n'ont pas envie de rester dans le moule, elles sortiront, soit en allant en réserve, soit en étant pas prise tout simplement. Si on participe tous, j'aimerai que tout le monde aille dans le même sens. L'année dernière j'étais beaucoup dans le participatif en donnant du temps de jeu à tout le monde quand c'était possible, dans un but aussi d'éviter le plus possible les blessures. Là, si je dois miser sur dix filles, on le fera. Que ça serve de leçon. Rien n'est acquis. Il faut changer cet état d'esprit."

Pour le moment, la FFHB n'a en rien indiqué un report du déplacement à Ajaccio du week-end à venir alors que Antibes se voit priver de gymnase. Des conditions de préparation sans doute en extérieur au Fort Carré bien particulières mais ce qu'attendra surtout l'entraîneur c'est un tout autre état d'esprit. "Avec ce que j'ai vu contre Cannes, je ne pouvais pas espérer meilleur déplacement pour que les filles me montrent tout autre chose. Là bas, il ne faudra pas se relâcher ne serait-ce que cinq minutes. On devra trouver les solutions ensemble pour revenir avec un résultat positif." Si rien ne change, le coup d'envoi sera donné à 15h00 ce dimanche. Mais dans une gestion au jour le jour, rien ne semble définitif. Attendues au tournant par leur entraîneur, les joueuses n'en seront pas pour autant envoyées à l'abatoire, Laurent Ghio expliquant son inquiétude vis à vis de l'organisme de ses joueuses si les matchs continuent à se tenir et que les gymnases restent fermés aux seniors. L'intégrité de son groupe avant tout...

(Crédit photo : René Vinci)

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