N2F : A Antibes, Laurent Ghio réfléchit à l'avenir

Hand
  • 20/01/2021

Sur le site internet de l'Olympique Antibes Juan-les-Pins Handball, Laurent Ghio, entraîneur de la N2F, s'est exprimé sur l'actualité de son groupe et commence petit à petit à se projeter vers la prochaine édition. 

Laurent, quelle est aujourd'hui ta situation avec l'équipe féminine d'Antibes ?

J'entraîne à Saint-Claude la Nationale 2 mais mon employeur est le club de Vence. Comme chaque club, il est aujourd'hui contraint de faire avec l'interdiction des seniors et des mineurs d'être en salle et du couvre-feu de 18h00. Du coup, mes mercredis et mes week-ends sont chargés. Il m’est impossible, pour le moment, d’être disponible pour les filles. C'est l'un des effets collatéraux qu'un entraîneur peut connaître au milieu de cette crise. Ainsi, il est compliqué de se retrouver le samedi au Fort Carré pour une séance, comme la Nationale 1 peut le faire de son côté.

Quelle relation entretiennent les filles ?

Chacun et chacune continue malgré de discuter sur les réseaux sociaux. Les différents anniversaires et souhaits de meilleurs vœux de la nouvelle année étant de bonnes occasions d’entretenir la flamme. Hormis ça c’est bien entendu compliqué puisqu’on ne peut pas se voir et que nous n’avons aucune visibilité sur l’avenir. La situation est déjà assez bancale pour les mineurs, alors pour les seniors… Je pense que pour cette saison les espérances d’une reprise commencent petit à petit à se consumer.

Tu es déjà dans l'optique de préparer la saison prochaine ?

Là aussi, ça n’a rien d’évident. Dès qu’une éventuelle saison blanche sera promulguée – ou pas – les tractations, dans tous les clubs, vont aller très vite. Chacun va vouloir enrôler sans tarder les filles qui ciblent au mieux les postes et les profils recherchés. Hors, que ce soit pour leur travail ou leurs études, chaque fille du département est plus ou moins en suspens sur son avenir. Et je ne parle pas des choix de vie personnel. Beaucoup d’incertitudes. Et puis tous les entraîneurs vont devoir dessiner des contours de groupe alors que, pour ceux qui ont beaucoup recruté en 2020, les nouvelles n'ont quasiment pas pu jouer. 

Ce qui est ton cas forcément ?

Je suis plutôt serein sur ce point là. Que ce soit Lucie Huerta, pour qui c’était un retour au club et donc que j’avais déjà eu ou encore Kellya Zulemaro que j’ai pu voir jouer un an à Cagnes-sur-Mer, je n’ai pas d’inquiétude. Pour ce qui est d’Amélie Pinet, que je connaissais beaucoup moins, elle m’a fait une très bonne impression durant le début de saison. Je ne suis pas inquiet. Je me veux aussi rassurant concernant les plus jeunes, celles qui sortent où qui vont sortir de U17. De toute façon, celles qui seront là en août, seront assurément solides et très motivées vis-à-vis de la crise que nous traversons. Pour certaines, notamment les plus anciennes, il faudra se montrer convainquant. Être à leur écoute. Connaître leur motivation à repartir si la situation sanitaire ne nous offre pas plus de certitude d’ici l’été prochain.

Le temps commence à entamer les motivations ?

Le mental est mis à rude épreuve. S’entretenir physiquement ? Oui mais pourquoi faire ? Repartir pour une saison supplémentaire ? Oui, mais avec quelles certitudes ? C’est difficile. Si on nous avait dit, le championnat reprend le 1er mars et vous reprenez la salle le 1er février, on se serait adapté. Quatre semaines aurait été un délai très court, mais nous aurions pu anticiper et nous préparer. Là, on ne sait rien. Le sport et l’entretien relèvent du caractère de chacune. Certaines sont des sportives au quotidien. D’autres le font par obligation handballistique, mais pas forcément pour le plaisir. Surtout sans but. Il faut aussi une carotte mentale pour avancer.

(Crédit photo : René Vinci)

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