N1M : Laurent Touboul ne pense qu'à rejouer

Hand
  • 05/12/2020

Peu à peu, la lumière revient pour le handball amateur, notamment dans les Alpes-Maritimes. Stoppés désormais depuis plusieurs semaines, les différents championnats devraient reprendre, si la situation sanitaire le permet, le premier week-end de février, soit le 6 du mois le plus court de l'année.

Une nouvelle que prend avec bonheur Laurent Touboul, Capitaine et joueur historique des Titans d'Antibes, évoluant pour une seconde saison en Nationale 1, qui compte une défaite et un nul au compteur. "Ma réaction est positive à 100%. On peut commencer à entrevoir la lumière au bout du tunnel et se fixer un cap et des objectifs. Même si ces arrêts ont été difficiles pour les organismes et les têtes et ont cassé notre saison et nos routines de sportifs et de compétiteurs, je reste fixé sur mes positions, quitte à ne pas penser comme la majorité du monde du handball amateur et loisir", explique t-il sur le site internet du club antibois.

Pour Touboul, il n'y pas de débat possible. Le sport amateur n'avait plus sa place pendant les mois de crise. "Au moment où on comptait les morts et les personnes en situation de réanimation chaque jour, il fallait évidemment se mettre en retrait et laisser nos envies et notre passion de côté. Nous ne sommes que des amateurs ou des pratiquants de loisir. Les professionnels ont pu, eux, à juste titre, continuer. Comme tout un chacun dans sa profession."

Pour celui qui traverse sa dernière saison en tant que joueur - 2019-2020 aurait sans doute dû être déjà son ultime, mais l'arrêt prématuré en mars dernier l'a poussé à poursuivre un an de plus pour évacuer la frustration de ne pas terminer ainsi - l'objectif est simple : mener son groupe dont il est le Capitaine vers un nouveau maintien en troisième division. "J’ai eu l’honneur d’être le Capitaine des deux dernières montées, je ne veux pas être celui d’une descente, surtout pour ma dernière saison. Cette équipe doit rester en Nationale 1 et continuer sa progression et on va le montrer sur le terrain." Alors, pour celui qui est arrivé à Antibes l'été de la montée de Pré-Nationale à Nationale 3, pas question de s'éterniser sur les débats qui agitent en ce moment même le monde sportif : le temps de préparation offert par les différentes Fédés est-il suffisant ?

Sauf changement, la FFHB a opté pour deux semaines en salle avant le retour des championnats. "Je ne me pose plus de question. On nous donne le règlement, s’il est définitif, on s’adapte et on se demande comment anticiper et gérer. On a un entraîneur, à lui de nous faire le meilleur programme, à nous de gérer nos organismes également et de bien se préparer. On veut tous jouer alors jouons. On est là pour jouer, se faire plaisir et partager ensemble sur le terrain. Les débats infinis ou chacun a son avis et dit tout et son inverse, c’est très français, mais ça ne m’intéresse pas. Relativisons, nous sommes juste une équipe parmi soixante en Nationale 1, amateurs et dans un sport confidentiel."

Une philosophie qui tranche avec bon nombre d'autres réactions notamment du monde du handball maralpin.

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