« On n'a pas respecté nos efforts »

Basket
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  • 15/05/2020

Leader de Régionale 2 au goal-average sur le NBAO, l'équipe de Villeneuve-Loubet sait déjà qu'elle montera en Pré-Nationale suite à la décision de Sanary de ne pas poursuivre en Nationale 3.

Auteur de trois quarts de saison excellents le NBAO filait vers une montée en Pré-Nationale. Mais la FFBB en a décidé autrement. Le Poste 4 Jean Cardonnet veut croire en un miracle.

Deuxième de la Poule Est de Régionale 2 derrière Villeneuve-Loubet, le NBAO, pour monter en Pré-Nationale, est dans l'attente d'un éventuel repêchage, comme l'a connu l'ESVL il y a quelques jours. Selon les règlements de début de saison, l'équipe niçoise du coach Moussa Badiane, qui n'a perdu qu'un seul match, contre Villeneuve-Loubet justement, aurait dû monter mais la saison blanche, sans montée ni descente, décrétée par la FFBB a plombé cet objectif. « C'est absurde. Une décision politique. On ne se mouille pas en prenant ce genre de sentence », lance en colère Jean Cardonnet à www.magsport06.fr. Et dire que le match retour entre les deux gros du championnat aurait dû se jouer le 21 mars.

« La saison a été en grande partie réalisée : les efforts, les dépenses, les déplacements, les blessures, les sacrifices etc... Comme beaucoup, j'ai un boulot très prenant donc mes entraînements et mes matchs, je les ai pris sur mon temps de repos avec ma famille et mes deux enfants. Ce n'est pas respecter tous ces efforts. J'estime que la FFHB a pris une bonne décision avec des montées et des descentes. » Le Poste 4 n'en démord pas et attend de savoir si le sort de son équipe est définitif ou non. « Si Villeneuve-Loubet peut monter grâce à un désistement, celui de Sanary, nous devons pour notre part encore attendre, alors que nous avons exactement le même bilan de quinze victoires pour une seule défaite. Il y avait un exempt cette saison en Pré-Nationale, est-ce une place à prendre ? On entend également parler d'un désistement d'une équipe en bas de tableau de ce championnat, donc nous patientons et croisons les doigts. »

Celui qui a roulé sa bosse pendant plus de vingt ans au niveau Régionale au sein du département, entre Antibes, Mandelieu, Vence ou encore Grasse, a l'expérience des bonnes et moins bonnes saisons. Et celle là aurait selon lui complètement méritée une promotion. « C'est vraiment frustrant car on a vécu une super année. Ça ferait trop cliché de dire une bande de potes car finalement, nous ne nous voyons pas tant que ça en dehors du basket. En revanche, sur le terrain, il y a une vraie cohésion de groupe. Chaque joueur accepte son rôle, connait ses forces et ses faiblesses et apporte sa contribution. On se connait, comme les joueurs des Baous, depuis cinq ou six saisons. Ça facilite les choses. » Alors, patience. 

La situation du confinement écoulée, où les Niçois n'ont pû tuer l'attente en jouant ni en se retrouvant, décuple un esprit de revanche même si la déception est toujours présente. « Ça reste du sport. Le temps fera son affaire. On a tous des fourmis dans les jambes. Nous allons enfin pouvoir sortir mais le sport collectif, ce n'est pas pour maintenant. Il faudra continuer de s'entretenir et de se préparer chacun de son côté. Et on repartira avec un esprit revanchard, de prouver à tout le monde qu'on mérite cette montée. C'est difficile de rester en haut du classement, tout le monde veut ta peau, te faire tomber. Là il faudra le faire plusieurs années de suite, et si on y arrive, ce sera vraiment mérité. » 

Mais le futur quadragénaire ne sait pas encore s'il sera toujours de la partie. Tout laisse à penser que oui, mais il tient à préciser qu'il n'est pas le seul décisionnaire. «  L'envie y est à 200%. Physiquement, je me sens très bien. Il m'en reste sous la semelle. Et j'adore ce groupe. C'est sûrement ce qui me manque le plus actuellement, de l'extérieur. Mais comme évoqué, je vais avoir 40 ans,  j'ai une vie professionnelle très prenante avec beaucoup de déplacements à venir entre Montpellier, Lyon ou encore Paris. Il faut que ça colle avec ma vie de famille et professionnelle. Mais si je repars pour une nouvelle saison, ça sera avec la même envie qu'un gamin qui vient d'avoir son premier ballon de basket et qui file au stade. Ou qu'un quadra qui vient de mater « The Last Dance » sur Netflix. Mes coéquipiers vont encore pouvoir profiter de mon sale caractère. Des chanceux ! »

(Crédit photo : Prenateam)

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