Ben Mergui n'aura pas de limite

Basket
Infos pratiques : 
  • 15/05/2020

Aux dernières nouvelles, aucune joueuse de la feu saison 2019-2020 ne devrait quitter le groupe. Des ailières sont espérées en refort pour créer un large effectif de quatorze joueuses.

Suite au départ de Sébastien Coanus pour Cagnes-sur-Mer, Geoffrey Ben Mergui a été intronisé sur le banc de la PNF du SLB. Il se confie sans filtre sur ses ambitions et sa méthode.

Equipe moteur du secteur féminin du Stade Laurent Basket, la Pré-Nationale possède un nouvel entraîneur en la personne de Geoffrey Ben Mergui qui, après une pause de quelques années dans le monde senior, retrouve un champion qu'il affectionne. Ambitieux, il sait que tout est possible et que d'une saison à une autre les surprises peuvent être grandes. « Ce poste est une aubaine pour moi. » Geoffrey Ben Mergui, 35 ans, d'une voix claire et enjouée, ne peut cacher un enthousiasme prononcé à retrouver un banc sur le secteur féminin senior, qui plus est dans un championnat Pré-Nationale qui ne possède que très peu de secrets pour lui. Même si sa dernière expérience dans cette poule remonte à quatre ans en arrière avec le Cavigal Nice, il a cumulé trois clubs et six ans sur des bancs en tant que coach n°1 ou adjoint en PNF.

« Pour des raisons familiales, j'ai dû faire une parenthèse de quelques années avec les seniors. J'ai aussi un emploi à côté qui me prend beaucoup de temps mais pour conserver un pied dans ma passion, j'ai coaché deux saisons les minimes et les cadettes dans mon club de cœur : l'Eveil de Nice », explique t-il. « Deux très belles années. Mais lorsqu'on m'a proposé ce poste, si j'ai pris quelques instants de réflexion, car rien ne s'improvise, je n'ai pas tardé à répondre positivement. » Une suite logique. Il y a un an, le poste d'entraîneur des U18 PACA lui avait déjà été proposé mais une organisation familiale déjà bien rodée ne lui a pas permis de répondre positivement.

Le projet alléchant pour cette équipe, préconisé par la Présidente Maya Cachemire, l'a également grandement incité à rejoindre ces rangs. « Lorsque l'ancien coach a pris la tête de l'équipe, le but du club était de monter en Nationale 3 d'ici trois saisons. Deux ans plus tard, j'arrive sur le banc... » CQFD. Ambitieux tout en ayant les pieds sur terre. Voici ce qui caractérise les espérances de Ben Mergui. « J'ai un discours de compétiteur. Si on peut terminer premier, on ira. J'aime la gagne. Mais je ne dicterai pas d'objectif précis aux filles. On prendra match après match. Mon groupe est jeune, dynamique et à fort potentiel. Tout ce que j'aime. Mais j'ai conscience que lorsqu'un nouveau coach arrive, tout ne peut pas fonctionner merveilleusement bien du premier coup. Donc, on essayera de terminer le plus haut possible et nous verrons. Ce que je peux dire, c'est que j'aime le discours de l'équipe dirigeante et on me donne les moyens d'y arriver. »

Mais fort d'une expérience riche avec le CTBB Nice il y a cinq ans, dans ce même championnat, Geoffrey Ben Mergui ne veut tirer aucune conclusion sur les résultats de la saison 2019-2020. « Bien entendu que sur le papier les équipes qui ont terminé devant nous sont normalement supérieures. Et donc ? Je vais partir du principe qu'au mieux on ferra peut-être troisième ? Non ! J'ai l'expérience d'une montée sportive en Nationale 3 (Financièrement le CTBB Nice n'a pu assumer cette promotion : ndlr) où j'ai repris une équipe qui avait terminé sixième et sans modification au sein du groupe. On s'est qualifié pour les play-offs et malgré cinq blessures, on est monté ! Je sais que, notamment chez les filles, tout est possible. On ne peut prétendre de rien de définitif d'une saison à une autre. C'est avec de la rigueur, de l'engagement et de la détermination qu'on soulèvera des montagnes. »

Le coach sait le défi qui l'attend. Cinquième du championnat au moment de l'arrêt de la saison, le SLB n'a gagné aucun match face aux quatre équipes de tête. Il faudra franchir un réel cap. Mais pour y parvenir, le coach a pris le soin de poser une première pierre. « J'ai appelé les filles une à une. J'ai été très clair. Avec la rude période que nous vivons, elles n'auront pas d'autre choix, pour effectuer une belle saison, tout du moins de mettre toutes les choses de leur côté, de reprendre une préparation physique intensive dès le 1er juillet pour être déjà prêtes en août lors de la reprise collective. Durant la première séance, au premier coup d’œil lors des premiers tests, je verrai celles qui n'auront pas respecté le pacte. » 

Le coach n'ira pas par quatre chemins : celles qui arriveront hors de forme seront écartées du groupe et devront refaire leurs preuves pour y retrouver une place. «  Il ne faut pas tout gâcher. Le groupe a une belle marge de progression devant lui, nous pouvons faire de grandes choses, mais pour y parvenir, il faudra bien se préparer. »

(Crédit photo : Anthony Varlet)

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