Par Sudeast Info
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Une page se tourne pour Florent Icard

Ecrit par Martial HESPEL

Après quatre saisons en DN3 au SC Nice, puis deux ans en DN1 à Roanne, Florent Icard a décidé d’arrêter le cyclisme de haut niveau. Une page se tourne, sans regret, mais avec nostalgie.

Le cyclisme de haut niveau, c’est terminé pour Florent Icard. Le cyclisme de compétition, pas encore. L’Azuréen, résident biotois, a décidé d’arrêter sa carrière après deux saisons à porter le maillot de la DN1 de Roanne. « Il est temps pour moi de passer à autre chose », confie le cycliste à www.magsport06.fr. A 24 ans, Icard veut assurer ses arrières pour le futur. « J’ai la tête sur les épaules. Il n’est plus possible de passer professionnel pour moi. Ainsi, continuer le vélo n’aurait pas était raisonnable pour mon avenir. Il est maintenant temps de se lancer dans la vie active. » En 2013, Icard avait réalisé une saison pleine, avec de bons résultats, notamment sur des 2.2 UCI. Mais cette saison, les jambes répondaient moins bien et cela engendrait beaucoup de difficultés au fil des mois. « Physiquement j’étais moins fort. Ça joue sur le mental. J’avais encore plus de mal à tout donner et on sait tous qu’en vélo il faut être a 200% pour être performant. C’était un cercle vicieux. »

La carrière du grimpeur a basculé le jeudi 1er août 2013. Une chute, hors compétition, a mis un coup de frein à sa vie de cycliste avec un fracture de la rotule. Avant cela, Icard sortait d’un probant Tour d’Alsace (2.2), où il avait terminé 26e du général, après avoir mal démarré l’épreuve, mais en gagnant, chaque jour, des places au classement. Sans cette fracture, Icard serait t-il professionnel aujourd’hui ? Serait-il devenu l’un des meilleurs grimpeurs du peloton amateur ? Aurait-il arrêté sa carrière ? « Ça je ne le saurai jamais. Je sais juste que cette blessure est arrivée au pire moment pour moi, j’étais en forme, j’avais encore de gros objectifs et j’étais en confiance. Je venais de franchir un nouveau palier physique. J’étais très fort psychologiquement et très motivé. » Mais ce qu’Icard sait, cela crève les yeux aussi pour les observateurs, ce sont les répercutions physiques de sa longue convalescence sur son niveau ont été énormes en 2014, une année charnière pour lui, puisque c’était sans doute sa dernière chance de taper dans l’œil d’une formation professionnelle.

« J’ai eu la chance… »

La vie du jeune homme prend un tournant. S’il n’exclu pas de revenir, en 2016, chez la DN3 du Sprinter Club de Nice Jollywear pour surtout encadrer les jeunes, le haut niveau c’est terminé. « C’est un peu comme une rupture amoureuse, mais là avec le sport de haut niveau (rires). Trêve de plaisanterie, je me dis juste que c’est une page qui se tourne. Je ne l’oublierai pas. Je n’ai pas de regret. J’aurai tenté ma chance. » Et sa chance, il l’a malgré tout saisi et bien saisi. Tous les garçons qui se lancent un jour dans le cyclisme n’ont pas forcément la chance d’atterrir en DN1. Le natif de Cagnes-sur-Mer en a parfaitement conscience. « J’ai eu la chance de connaitre le cyclisme de haut niveau, d’avoir était chouchouté par des gens passionnés, d’avoir pu me confronter aux meilleurs coureurs, d’avoir participé à des courses internationales : belles classiques et courses à étapes. J’ai côtoyé de nombreux coureurs professionnels en compétitions. Mais j’ai surtout eu la chance de pouvoir me livrer à 100% et ne faire que du vélo pendant deux années. »

S’il ne devait retenir que trois moments dans sa carrière, ce serait, tout d’abord en mai 2013, sur le Rhône-Alpes Isère Tour (2.2), épreuve prestigieuse du calendrier français, où il a pris la quatrième place du classement général. « Sans hésiter, mon souvenir le plus fort, c’est lui. Je termine devant des coureurs professionnels comme Thomas Voeckler. Je n’oublie pas ce magnifique Tour d’Alsace en juillet 2013, à bagarrer face aux professionnels. Puis en mai 2014, au Tour de Berne (1.2). Après un début de course très compliqué, un rebondissement fait que je me retrouve seul amateur, avec mon coéquipier de Roanne Jérôme Mainard, mais aussi Guillaume Martin du CC Etupes, à jouer la gagne face à cinq coureurs de IAM Cycling. C’était dur, mais magique. » Il n’oubliera pas non plus un moment particulier, en avril 2013, sur le Circuit des Ardennes (2.2). « J’ai aussi le souvenir de mon premier autographe. » Cette fois, là encore, sur une course UCI, Icard n’avait pas démérité en terminant 26e du général.

« Une expérience formidable »

Le vélo, c’est la vie. Florent Icard va ainsi utiliser et profiter de ses expériences acquises sur sa machine pour sa vie d’homme, sa vie future. « Le vélo c’est très dur physiquement et psychologiquement. Ça demande tellement de sacrifices dans la vie d’un jeune. On subit les humeurs de la météo (Pluie, neige, froid etc…). Maintenant, toutes les autres obligations de la vie me paraîtront plus faciles. J’aurai moins de mal à faire face aux difficultés de la vie. C’était une expérience formidable et tout le monde n’a pas la chance de connaitre tout cela. »

Mais le sport n’est pas encore derrière le jeune homme, loin de là. Depuis quelques semaines, il s’est lancé dans le triathlon et le trail. Il a d’ailleurs vécu sa première expérience sur le triathlon de Nice. « Je me suis vraiment amusé, ça me change totalement de l’ambiance qu’on retrouve sur les courses de vélo, c’est beaucoup plus festif et familier. Je vais avouer une chose. Je ne voulais pas m’imposer de pression sportive pour 2015 mais en fait je n’y arriverai pas, donc oui je vais continuer à explorer cette pratique et intégrer un club du coin qui me permettra de progresser en nage et en course à pied. Je réalise que j’ai toujours l’esprit de compétition donc je vais forcement me fixer de nouveaux objectifs. » Quand on aime l’effort, le sport, le dépassement de soit, on ne tourne pas la page aussi facilement. Bonne chance.

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  • CONCLUSION.

« Je remercie le CR4C Roanne pour sa confiance et de m’avoir permis de tenter ma chance alors que ces derniers mois je n’ai pas vraiment été à la hauteur. Tous mes coéquipiers jaune et bleu avec qui on trouvait toujours la force de rire même après 180 bornes de course usante sous la flotte. Puis un petit mot pour le Sprinter Club de Nice Jollywear, où j’ai passé quatre saisons, sans qui je n’aurai pas pu intégrer une DN1. Mais j’en n’ai pas encore fini avec eux. J’ai hâte de donner un peu de mon temps afin de les accompagner sur les courses pour filer un coup de main et reprendre la température de l’ambiance des courses cyclistes. »

(Crédit photo : Cyn’ Photography)



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