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« Un seul coup de cravache ne suffit pas »

Ecrit par Martial HESPEL

Comme en mars derniers, Antibes (Pro A) se sépare de son entraîneur. Comme en mars dernier, Julien Espinosa, qui a conduit Antibes au titre de Pro B en juin dernier, est intronisé à la place de Jean-Aimé Toupane, arrivé cet été. L’entraîneur de 29 ans n’a qu’un objectif : le maintien.

Julien Espinosa, quand avez-vous appris votre retour sur le banc des Sharks en tant qu’entraîneur numéro un ?

J’ai reçu un coup de téléphone du Président mardi matin pour m’expliquer qu’il avait choisi de prendre l’option de se séparer de Jean-Aimé Toupane et de m’introniser à sa place.

Les supporters Antibois et le monde du basket français n’ont pas forcément compris le choix du club de ne pas vous confirmer dans vos fonctions suite à votre titre de Pro B, quatre mois après avoir remplacé Alain Weisz. Quel a été le discours des dirigeants à votre égard lorsque Jean-Aimé Toupane a été choisi ?

Il était simple. Aux vues de l’environnement financier et sportif, le club voulait des garanties pour constituer son équipe. Il avait besoin de s’entourer des meilleures personnes pour assurer l’acquisition d’expérience. Il fallait valoriser une certaine routine de travail et ses habitudes. Le coach Jean-Aimé Toupane est connu pour être passionné et travailleur. Il a passé quinze saisons en tant que joueur professionnel et autant en étant que coach d’une équipe professionnelle. Le club voulait davantage se structurer de ce point de vue là et ainsi avait l’espoir d’améliorer sa structuration pour son retour en Pro A.

Une certaine frilosité également des dirigeants de ne pas vous donner le poste en Pro A aux vues de vos vingt-neuf printemps ?

Non. A un moment donné il était nécessaire pour le club de proposer aux investisseurs financiers un certain nombre d’efforts qui peuvent ressembler à des garanties. Et lorsqu’un club veut rassurer ses investisseurs il se tourne souvent vers l’expérience : c’est rassurant.

« Je voulais continuer ici »

Après votre grosse fin de saison 2012-2013, la montée en Pro A acquise sur le terrain, puis l’annonce de l’arrivée de Jean-Aimé Toupane, avez-vous eu des propositions d’autres clubs ?

Certains ce sont intéressés un peu à moi avant la fin de la saison. Mais puisque nous sommes allés au bout des play-offs, la saison s’est terminée très tard. A ce moment là, début juin, le marché des entraîneurs était fermé et chacun avait déjà son coach. Le titre de champion de France de Pro B ne m’a pas apporté plus de propositions. Et puis, très rapidement, j’ai discuté avec Antibes par rapport à son projet en Pro A. Je voulais continuer ici : c’était mon souhait de vivre cette saison à Antibes.

Comment s’est passée votre collaboration avec le coach Toupane ? Vous étiez il y a encore quarante-huit heures son assistant…

Nous avons appris à nous connaître depuis le début de la préparation. On s’est vite rendu compte que nous étions deux passionnés du basket qui aiment passer du temps à préparer les entraînements, à améliorer les détails et à tirer le maximum des joueurs. J’ai apprécié notre collaboration qui a été enrichissante. J’en tire beaucoup d’enseignements.

En Pro A, la touche Espinosa sera la même qu’en Pro B lorsque vous avez pris la succession d’Alain Weisz ?

Les efforts seront les mêmes. Le travail sera là. Le contexte est différent. Il n’y a pas une seule recette. Nous allons essayer d’appliquer sur cette équipe une exigence dans les méthodes de travail. Les résultats dépendent en partie du coach et des messages qu’il fait passer mais aussi de la capacité des joueurs à imposer, face à l’adversaire, notre style et notre volonté. L’équipe doit imposer cela. Nous disposons de caractéristiques particulières. Nous ne sommes pas surdimensionnés au niveau athlétique. On peine sur le plan physique. Alors, il faut compenser cela sur un surplus d’activité et sur la vitesse d’exécution des situations. L’objectif est là. Nous allons grappiller au fur et à mesure que les joueurs prendront leurs repères. L’activité doit être intense en attaque et en défense pour le collectif : il faut répéter les efforts. L’accumulation du travail produit des résultats. Je ne prétend à rien de plus. Lorsque j’ai repris l’équipe en Pro B, en mars dernier, rien ne s’est fait en un ou deux matchs. C’est venu plus tard et la qualité de jeu est arrivée progressivement. Il n’y a pas de baguette magique.

« L’obligation de stabiliser l’effectif »

L’effectif composé cet été a été bouleversé avec plusieurs blessures graves. Comment composer avec ces perpétuelles pertes de joueurs pour plusieurs mois et les nombreuses arrivées des pigistes médicaux ?

C’est une donnée qui demande de l’adaptation de la part du coach. On ne peut pas garder le profil collectif tel qu’il était prévu. Saer Sene et Matthew Bryan-Amaning ont des caractéristiques différentes. Matthew a ses qualités qu’il faut exploiter. C’est la même chose pour Torrell Martin par rapport à Anthony Hilliard. Partant de là, c’est à moi de trouver les solutions avec les joueurs aptes à jouer. Mais aujourd’hui nous sommes dans l’obligation de stabiliser l’effectif. On ne peut pas continuer à le changer de manière aussi soutenue et régulière. Nous devons trouver des repères et chacun doit trouver sa place.

Ça commence dès samedi avec la réception de Paris-Levallois…

Chaque match de Pro A est une opportunité de victoire à mes yeux. Oui Paris-Levallois est sur une belle lancée, après un début de saison difficile, avec quatre victoires consécutives. Cette équipe a des caractéristiques, à nous de la faire déjouer en imposant nos forces. Sera t-on suffisamment prêt ? Je ne peux pas le savoir. Mais l’objectif est de battre Paris-Levallois dès ce week-end. On ne se cache derrière rien. Il faut ramasser des points. A nous de bien travailler et de se concentrer. Nous devons mériter la victoire. C’est le plus important. Si on n’y parvient pas, il faudra se regarder dans une glace et admettre que ce n’est pas suffisant et qu’il faut en faire encore plus. Un seul coup de cravache ne suffit pas. Goutte à goutte l’eau façonne la pierre.

Quel est aujourd’hui votre état d’esprit ? Revanchard ?

Quelle revanche ? On a rien gagné et il n’y a aucune fierté ni aucune satisfaction à avoir. Devenir coach numéro un est une responsabilité : il n’y a pas de quoi être revanchard. On sera fier tous ensemble si on se maintien et si on arrive à enchaîner les victoires. Je n’ai aucune raison qui justifie la moindre félicitation. L’important est de se focaliser sur notre travail et atteindre les objectifs. 



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