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« Un rouleau compresseur »

Ecrit par Martial HESPEL

Le Cavigal Nice se rapproche un peu plus du titre de Nationale 1 et donc de la montée en Pro D2. Jordan Perronneau évoque longuement la montée en puissance du groupe niçois après un succès impressionnant à Rodez.

Jordan, dans quel état d’esprit vous êtes-vous rendus à Rodez ?

On arrivant là-bas et en lisant les journaux, cela faisait les gros titres, on s’est vite rendu compte que, même si Rodez ne joue plus rien, ils voulaient absolument garder leur Amphithéâtre inviolé (Seul Montpellier est parvenu à accrocher un match nul à Rodez ; ndlr). Ils ne prenaient pas du tout ce match à la légère. Ils avaient un blessé de taille, leur pivot, un joueur majeur, mais sinon ils étaient au complet. De voir leur envie de gagner à domicile nous a du coup motivé. Enfin… Motivé on l’est forcément pour terminer champion et monter mais ça te met un coup de pression supplémentaire. Mais dans tous les cas, on est motivé à 200%. Avant ce match, on avait cinq finales à jouer, maintenant plus que quatre.

Le match va se passer parfaitement bien. Un Succès 19-33 en encaissant seulement douze buts en quarante-cinq minutes. A quoi faut-il l’attribuer ?

On l’a très bien commencé car durant la semaine, on a fait cinq séances vidéo. Tous les jours. On a vu leurs trois derniers matchs et on a revu notre match aller face à eux. Et franchement, ça paye. Souvent les joueurs et les équipes ont un jeu et des systèmes stéréotypés : c’est toujours la même chose. Alors, d’entrée de jeu, on savait ce qu’ils allaient faire à l’avance. On avait tout préparé : on les a asphyxiés. On était aussi en réussite en attaque, défensivement tout était en place et leur gardien, qui fait la pluie et le beau temps chez eux, n’en a pas touché une alors qu’il tourne entre quinze et vingt arrêts par match.

L’ambiance au fil du match ? Les joueurs, le public… En voyant l’objectif de terminer invaincu à domicile s’envoler ?

Ils n’ont pas trouvé de solution et ont vite baissé les bras en voyant qu’on contrecarrait absolument tout ce qu’ils voulaient faire offensivement. Franchement ? On les a vite dégouté, assez rapidement. C’est notre meilleur match. Des fois, on a un coup de mou, notamment en début de seconde mi-temps. Là, non. On a appuyé sur l’accélérateur tout le match et chacun a mis sa pierre à l’édifice. Ils ne sont jamais revenus et on a pris confiance au fur et à mesure. Là-bas, tu sais que tu vas devoir faire face à un public accrocheur. Mais avec dix buts d’avance à la mi-temps (Précisément un score de 8-17 ; ndlr) ils ont arrêté d’y croire rapidement, le public aussi. Quand on a parlé avec les joueurs à la fin du match, ils disaient que c’était la première fois de la saison qu’ils tombaient sur un rouleau compresseur. On savait ce qu’ils fallaient faire. L’ambiance dans la salle ? Calme. Il n’y avait plus d’entrain. Même dans les moments litigieux, où tu avais des 2′ etc… Pas de réaction.

Comment peut-on qualifier cette soirée ?

C’est notre match référence et c’est logique car nous avons un système qui est très long à se mettre en place. On est parti de zéro en début de saison. Du coup c’est normal qu’on ait mis du temps. Nous sommes à maturité maintenant. Chacun sait où il doit courir, ce qu’il doit faire et comment le faire. Peu importe l’adversaire qu’on a en face. Nous sommes notre propre adversaire. Nous sommes un collectif et ça commence à très bien tourner.

Dans le même temps, Grenoble a collé 41 buts à Martigues et ne lâchera donc rien jusqu’à la fin tout en espérant un retournement de situation…

On sait qu’ils ne lâcheront pas. Mais ils doivent se dire que nous aussi on ne lâchera pas. Nous, on a vu leur victoire et je pense que eux espéraient un faux pas de notre part à Rodez. Je pense que ça leur a mis un coup derrière la tête de voir ce +14. Maintenant, c’est eux qui ont la pression. Ils attendent un faux pas mais on est archi-motivé. On n’a pas tout donné toute l’année, les séances vidéos, les entraînements tous les jours, pour rien.

Comment le groupe gère-t-il l’agitation qui a lieu autour de lui au sujet des tractations financières et administratives pour, en cas de montée sportive, valider le cahier des charges pour la Pro D2 ?

Nous, on est à fond sur le sportif. Les dirigeants, on sait qu’ils font le boulot. Ils s’activent de fou ! On le sent. Il y a une vraie émulation autour de l’équipe. A Pasteur on le voit. Les sponsors… Ça commence à payer ! On leur fait confiance. Et eux nous font vraiment confiance sur le sportif. Nous avons une phobie, c’est justement de louper la montée alors que le club avait au final financièrement les moyens de monter ! Avec tous les gens qui sont concernés autour de nous, sportivement nous sommes devant nos responsabilités. Nous avons une priorité, le sportif, on ne veut pas ne pas monter de par notre faute. 

Prochaine échéance, la réception de Montélimar / Cruas ce samedi. On se souvient du match aller, très difficile là-bas, que vous aviez gagné 30-31. Qu’attendre de ce nouveau round ?

Montélimar, c’est dur à jouer. Jamais agréable. Une équipe très accrocheuse. On prend des coups : c’est très physique, très dur. On le sait, on va se préparer. Là-bas on gagne sur des détails. Mais ils sont moins percutant à l’extérieur. A domicile, ils sont galvanisés par leur public. Mais ça va être chaud… Mais ces derniers temps à domicile on a montré qu’on imposait notre jeu. On doit continuer ainsi. On compte également terminer la saison invaincue à domicile et envoyer un message fort à la concurrence : premier incontesté et maître chez nous.

Voilà plusieurs semaines, voire plusieurs mois, que le coach tourne toujours avec le même 12 et que vous n’avez pas de blessé, tout du moins des pépins très mineurs. Etes-vous dans la gestion à par exemple vouloir très vite creuser l’écart en début de match pour compter vos efforts en seconde mi-temps ?

Absolument pas. On a un coach qui n’est pas du tout dans la gestion, dans la retenue ou le calcule. On ne calcule pas. Notre objectif, à chaque match, c’est de créer le plus grand écart possible. C’est pour ça que parfois il y avait des moments frustrants car souvent on ratait nos deuxièmes mi-temps. On peut penser que c’était volontaire, mais pas du tout. Pour les blessures, je pense qu’il faut s’en remettre au facteur chance. En début de saison, on s’est fait plusieurs chevilles, Boubacar s’est blessé au mollet, Ruben a eu un peu plus de problèmes… Là, si on ne se blesse plus, c’est aussi de la chance : on passe entre les gouttes. On est bien suivi mais pour donner un exemple, moi si je me blesse, avec les études, je ne pourrai pas faire autant de séances de kinés que je le voudrai. On travaille au mieux avec le staff. Espérons que ça dure jusqu’au bout… 

(Crédit photo : Magsport06)



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