Par Sudeast Info
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« Un coup de pied dans la fourmilière »

Ecrit par Martial HESPEL

Dix jours après son intronisation sur le banc de la N3F de Cagnes, Fabrice Blonbou se confie en longueur sur son projet pendant la trêve après la défaite contre Beauvalon.

Samedi 4 mars, avoir avoir seulement mis en place deux entraînements, Fabrice Blonbou a dirigé, depuis les tribunes car pas encore qualifié, son premier match en tant qu’entraîneur de la N3F de Cagnes-sur-Mer face à Beauvallon. Trois mois après sa démission du poste d’entraîneur de la N1F d’Antibes, il a remplacé, jeudi dernier, Raphaël Gallice.

Sa patte, il l’a déjà imposée et dresse un bilan rapide de la première rencontre avant de creuser. « En début de seconde période, on prend un 0-7. On passe de 15-15 à 15-22. Et au final on perd de… sept buts : 21-28 », explique t-il à www.magsport06.fr. Les défauts de la jeunesse reconnaît volontiers Blonbou qui, contrairement à son prédécesseur, a pris un virage radical dans la composition de son effectif ultra-jeune : 17, 18 ou encore 19 ans. « C’est l’une des erreurs du club je pense. Ne pas, plus tôt, leur faire confiance. Il y a des jeunes avec du handball, mais désordonné. Pour celles qui sont encore U18, c’est vraiment pas mal. Cagnes-sur-Mer est reconnu pour sa formation, et a depuis des années des -16 Méditerranée et des -18 France, mais ne les utilise pas assez, la transition vers les seniors n’est pas réglée. » 

Et prévoyant l’avenir, bien que l’objectif numéro soit aujourd’hui le maintien, Blonbou compte bien, contraint et forcé par un effectif qui a perdu des unités, utiliser sans attendre la jeune garde. Il n’aspirait pas à retrouver un banc de si tôt. « Je n’avais pas encore envie. La blessure avec Antibes n’est pas encore refermée etil se passait quelque chose entre Raphaël et le groupe. Je sais qu’il avait été envisagé de mettre un binôme avec Raphael qui aurait eu peut-être plus de recul, une autre vision des choses. Mais la situation était beaucoup plus grave. Raphaël a eu l’intelligence et l’humilité de dire qu’il n’avait plus la situation en main. » 

Des constats puis du travail

Et en utilisant ces mots, Blonbou arrive pour mettre un « coup de pied dans la fourmilière. Raphaël a une part de responsabilité, mais il n’est pas le seul responsable. C’est un tout : coach, joueuses et dirigeants. Dans le cas présent, Raphaël a été honnête de reconnaître ses limites dans ce contexte. Il rebondira car c’est un garçon intelligent. »  Constat simple également fait par le technicien, mais également par n’importe quel suiveur extérieur et sans remettre fondamentalement en cause le niveau de Nadège Manfiotto ou de Morgane Nierre, Cagnes-sur-Mer était encore deuxième au moment de l’arrêt, en décembre, de Sonia Bonche pour grossesse. Depuis que l’ancienne championne de France de D2F avec l’OGC Nice n’est plus là, l’USC enchaîne les défaites, les claques mêmes. « Pour l’instant je n’ai encore rien fait. Je n’ai pas eu le temps de tout révolutionner. J’ai fait simplement des constats. Et il y a du travail… Mais il ne faut pas s’inquiéter. Il faut travailler. Ce qui me rassure, c’est que les filles sont demandeuses et à l’écoute. J’ai dit aux dirigeants que ça allait bouger une fois que le loup (Lui-même ; ndlr) était dans la bergerie… »

La Nationale 2 ? Le maintien en premier lieu

Si le constat actuel n’est donc pas glorieux, comment cette équipe, quasiment à mi-championnat, a-t’elle pu se retrouver deuxième ? Blonbou évoque une formation de Bourg de Péage, leader, intouchable, invaincue, avec une moitié d’effectif de N1F qui va monter « peinard. » Pour le reste, un championnat très homogène. « En quelques matchs, avec quelques victoires, tu pouvais facilement te retrouver devant, comme derrière en quelques défaites. Et avant, il y avait Sonia. En N1F avec moi (A Antibes ; ndlr) elle pouvait faire la différence sur certains matchs. Alors en Nationale 3 n’en parlons pas. Mais je le redis, les filles se sont montrées enthousiastes envers le projet de jeu et les qualités sont là. Il y a pas mal de joueuses qui ont les qualités pour entrer dans ce que j’ai l’habitude de mettre en place. Plusieurs ont déjà tout compris notamment au niveau du travail défensif, des trajectoires etc… Déjà contre Beauvallon on a vu pas mal d’interceptions. C’est positif, mais le plus dur est à venir. » 

Blonbou, qui devra donc composer avec un effectif très jeune et court quantitativement, est là pour trois mois. La suite s’écrira sans doute selon la destinée sportive de l’équipe. « Monter dans deux ans en Nationale 2 c’est bien, mais pour ça, il faut se maintenir. »

(Crédit photo : Magsport06)



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