Par Sudeast Info
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« Trop d’états d’âme »

Ecrit par Martial HESPEL

Stéphane Cordinier dresse le bilan de sa saison à la tête de la NM2 de l’AS Monaco. Il regrette le manque de sacrifice des joueurs pour le collectif. Il a décidé de quitter le banc de l’équipe.

Stéphane, pour la cinquième fois de la saison, Monaco a perdu à domicile contre Nîmes il y a une semaine à l’occasion de la dernière journée. Comment analyser cette dernière défaite ?

A l’image de notre saison. Nous sommes inconstants dans la performance. On est très bon en première mi-temps (6-3 ; 12-7 ; 14-10). Puis nous avons eu du mal et nos cinq dernières minutes qui sont brouillonnes. Du coup Nîmes revient à un but (15-14) à la pause. Malheureusement, malgré nos avertissements dans le vestiaire, malgré mes inquiétudes, l’équipe reste sur les mêmes bases. On est moins agressif et on met moins d’intensité en défense. On perd du rythme en montées de balles. On se met en danger et on perd de la confiance. Les joueurs sont moins en réussite. Et puis Nîmes n’est pas troisième du championnat pour rien. Les joueurs y sont de qualités et ça ne pardonne pas. Ils passent devant et nous on cède. On retombe dans nos travers habituels, on cède à la panique. Les garçons cherchent des solutions trop vite et de façon individuelle. Le groupe perd son collectif en attaque. En défense nous sommes trop esseulés sur les duels. La sanction est rapide. On perd ce match normalement (27-32). Nîmes n’a jamais lâché le rythme.

Comment expliquer des résultats moyens à domicile cette année ?

Je trouve que le bilan à la maison est plutôt positif avec notre beau parcours en Coupe de France. Pas excellent, mais pas catastrophique non plus. Mais je n’explique pas ces défaites. Par moment les joueurs sont capables de se sublimer et dans le même match tomber en dessous de tout. Tout se joue dans la tête. On a eu du mal à maintenir un degré d’intensité et de rigueur sur soixante minutes. Ça joue des tours à la maison mais aussi à l’extérieur. Le terme inconstance est le maître mot de la saison. Il faudra travailler dessous pour la saison prochaine.

L’équipe certes promue, termine cinquième de la saison, mais très loin derrière les leaders. C’est décevant avec le recrutement de joueurs comme Perronneau et Baslestrini ?

Je partais sans trop d’avis. Je n’avais aucune idée du niveau du championnat et sur le niveau de mon équipe non plus. Le groupe a compté cinq nouveaux éléments dont trois majeurs. Il fallait les intégrer et ainsi avoir un délai pour l’évaluation de mon équipe. Pour tirer le bilan, mis à part Saint-Raphaël et Nîmes qui étaient vraiment au dessus, il était possible d’aller chatouiller Chateauneuf. Sur le match retour on perd d’un but, mais on domine. On termine cinquième du championnat mais à seize points du champion et à onze points du podium. C’est beaucoup. Les points qui nous manque sont simples à trouver. Nous avons trois matchs nuls et trois défaites où on perd d’un but. Voilà. Ça fait beaucoup de points. Nous avons eu beaucoup moments où on aurait pu prendre un maximum de points. Mais on se retrouve complètement largué par rapport aux équipes de tête. Mais sur notre valeur intrinsèque, en bataillant plus et plus de sérieux, l’écart aurait été moins important.

« Je prends plus de plaisir avec les jeunes » 

Seras-tu toujours l’entraîneur la saison prochaine ?

J’arrête. C’est mon choix. On m’a proposé une prolongation mais je l’ai refusé. Je me suis rendu compte cette année que ma place était d’avantage aux côtés d’une équipe de jeunes. L’an passé j’avais les U16 de Monaco et on m’a proposé de façon un peu surprenante de prendre en charge la NM2. Je ne m’y attendais pas du tout. J’avais déjà entraîné une Pré-Nationale, mais une équipe de ce niveau c’était la première fois, ça n’a rien à voir. J’ai dis oui pour voir, découvrir. Mais c’est d’avantage du management de personne avec les seniors. Je prends plus de plaisir avec les jeunes.

Sur quoi devra travailler ton succésseur pour faire progresser l’équipe ?

Il faudra modifier quelques postes avec deux ou trois joueurs supplémentaires capables d’être plus constants et plus performants. Ca passe par une volonté de sacrifice pour l’équipe avec moins d’état d’âme sur sa propre personne. Cette année on a perdu trop de points car il y avait trop de moments où les joueurs ne formaient pas assez un collectif, mais davantage une somme d’individualités. J’espère que les joueurs auront compris ça. C’est essentiel. Le handball est un sport collectif et il faut savoir se sacrifier pour l’équipe. 

Tu restes malgré tout à Monaco ?

J’ai proposé de rester au club et d’entraîner une équipe de jeunes. J’y suis plus utile. Les jeunes sont plus à l’écoute et ont un peu plus envie d’apprendre et de se développer alors que les seniors ont parfois l’impression d’avoir terminé leur apprentissage.

(Crédit photo : Magsport06)



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