Lanterne rouge de PNM l’équipe de Guillaume Uner voit plus loin. Cette saison ne compte pas pour du beurre mais le club de Sophia devrait lancer un programme d’envergure.
Pour beaucoup de monde, c’est l’une des énigmes de cette saison. Comment la PNM de Sophia a t-elle basculé en un an d’une formation redoutable du milieu de tableau aspirante au top 5 à une place de lanterne rouge sans victoire et avec de lourds scores ? Nous avons demandé au nouvel entraîneur, Guillaume Uner, de jouer cartes sur table. Tout d’abord, sa venue, qui s’est faîte un peu par hasard suite au départ programmé de Philippe Giraud pour un projet d’équipe jeune féminine chez le Cavigal Nice. « J’ai discuté avec Philippe et Franck Vigliecca, l’entraîneur général. Ma venue au club ne s’arrête pas à l’équipe première. Je suis venu dans le cadre d’une nouvelle réflexion sur le club, la formation et comment avec mon vécu je pourrais donner un coup de main sur la formation des jeunes. »
Effet boule de neige ou non, 70% de la Pré-Nationale version 2015-2016 a arrêté ou est partie pour diverses raisons. Uner, arrivé hors temps des mutations, n’a pas pu faire grand chose. « Surtout je n’avais aucune envie de tomber dans de la surenchère salariale. Alors nous sommes partis d’un postulat et d’un constat assez simple au final, Pas de relève au niveau seniors et pas de jeunes pour intégrer l’équipe première. Donc il fallait et il faut toujours changer les choses. » Si le club ne s’est fait que peu d’illusions sur le sort final de l’équipe – aujourd’hui neuf défaites en neuf journées – il était hors de question de faire forfait général. « Cela nous aurait fait perdre beaucoup trop de temps dans nos projets à venir. » Du coup, en PNM, quatre garçons de l’équipe de la saison dernière sont toujours là. Antonin Durand de Vence est arrivé et trois autres non-mutés ont rejoint le groupe.
« Les blessures, les aléas des vies personnelles et professionnelles font qu’il est difficile cette année d’avoir de la stabilité dans le groupe au niveau des entraînements et surtout du jeu. Mais l’état d’esprit est bon et on se veut confiant pour l’année prochaine car nous avons déjà signé trois joueurs – hors délai cette année – et les échos sont bons pour la venue d’autres joueurs. » Pourtant, Uner ne compte pas laissé filer la saison. S’il sait que le maintien est presque impossible, il compte bien ne pas terminer sans succès. « Avec le retour des blessés il faudra encore compter sur nous jusqu’au bout, la marge est petite mais le championnat reste homogène en bas du tableau et je sais qu’au complet on peut être les poils à gratter de la deuxième partie de saison, nous avons été une fois au complet à Grasse et nous avons fait pendant trente minutes la course en tête alors pourquoi pas… »
Encore une fois, Sophia est à la croisée des chemins et c’est d’ici quelques mois et même plusieurs années que le club pourra avoir les moyens de ses ambitions. Uner évoque vouloir mettre en place une autre politique de ce qu’il constate chez les autres clubs. Son souhait est de remettre en avant la formation là où, selon lui, beaucoup de clubs ont abandonné depuis longtemps. « Nous voulons par exemple mettre en place ce que Nice fait depuis quelques années. Alors oui c’est difficile pour eux en senior mais quel autre club fait jouer régulièrement trois U20 à ce niveau de Nationale 3 ? Nous sommes encore deux ans trop tôt par rapport à ce que l’on veut faire : c’est à dire de la formation. On veut ce créneau ! Clairement nous allons lancer les grandes manœuvres d’ici peu. On en parlera et on communiquera en temps voulu mais on se veut ambitieux sur la formation des jeunes ! »
(Crédit photo : USGB)
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