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« Sans pression, on sait tout faire »

Ecrit par Martial HESPEL

Avant sa demi-finale de Ligue B contre Orange, Mladen Kasic, l’entraîneur du Nice Volley-Ball, analyse le comportement de son équipe, Matei, le futur et les regrets…

Après son héroïque victoire à domicile face à Nancy samedi dernier, la Ligue B du Nice Volley-Ball n’est plus qu’à quelques sets d’écrire l’une des plus belles pages de son histoire en décrochant son ticket pour l’élite du volley-ball masculin français. Pour y parvenir, il faut maintenant éliminer Orange en demi-finale. Le match aller à lieu à Nice ce vendredi soir. Mercredi prochain, direction Orange pour le match retour. Si, comme face à Nancy, Nice doit jouer un match d’appui, il aura lieu à Nice le vendredi 2 mai.

Coach, notre première question est très simple. Etre mené 2 sets 1 et 22-15 dans un match à enjeu comme celui-ci face à Nancy, aviez-vous déjà connu ça dans votre carrière ?

Non. Quand on est mené 22 à 15 c’est absolument fini car 99% du match est joué. Surtout que Ciprian Matei peut avoir un très bon service mais cette année il n’a jamais réussi une série. On s’est beaucoup fâché avec lui à cause de ce secteur de jeu. Il nous sauve le match grâce à sa série dans le quatrième set et nous amène en demi-finale et vraiment, avec toutes les difficultés qu’il a eu cette saison, je ne pensais pas qu’il en était capable, mais avec cinq ou six services, on passe grâce à lui.

En terminant septième de la phase régulière, on ne s’attendait pas forcément à voir Nancy à ce niveau…

Pour moi elle est surprenante parce que ça fait trois matchs qu’elle joue bien comme ça. Dans le premier set elle a commencé en étant moins bien en réception et au service, donc on gagne assez facilement la première manche. Mais après, lorsque Nancy à mieux joué, à mieux défendre les balles et à jouer proprement, elle m’a impressionné. Il faut dire que nous, nous n’étions pas à notre niveau mais avec son jeu rapide, Nancy nous a vraiment mis en difficulté. 

Coach, comment expliquer les grandes difficultés de Nice face à Nancy à domicile en play-offs ? En deux matchs, l’équipe a perdu quatre sets, soit presque autant que lors de la totalité de la phase régulière à Palmeira…

J’ai une très bonne équipe mais qui n’accepte pas le fait que l’adversaire joue bien. C’est le seul reproche que je peux lui faire. Elle manque d’orgueil et baisse trop vite les bras. Quand un adversaire, comme l’a fait Nancy, réalise un exploit, on commence à se perdre sur le terrain, on perd des ballons faciles. Des ballons simples se retrouvent loin des lignes et toute notre belle organisation tombe à l’eau. Avant de débuter les quarts de finale, on sortait trois mois où nous avions une magnifique organisation. D’un coup, on perd tous nos moyens et techniquement on commence à faire n’importe quoi.

Dans quels état d’esprit êtes-vous après cette victoire inespérée ?

Nous sommes des morts vivants. Il faut essayer de ne pas se mettre cette pression. A Nancy on perd le premier set 25 à 13 ! Mais qu’est ce qui peut bien se passer pour marquer seulement treize points dans un set ? Tu perds 25 à 21 ou 25 à 22 d’accord… Mais là c’est impossible et pourtant c’est souvent notre cas. Il faut accepter qu’en face ça joue bien.

« On prend 3 à 0, sec, à Martigues »

Arriver en demi-finale est-ce déjà le signe d’une saison réussie ?

C’est difficile de dire que la saison est déjà réussie. En faite, lorsque nous avons débuté le recrutement, nous avons fait un pari avec un jeune passeur français. On a choisi Raphaël Corre. Et puis, on voulait garder Matei. Alors on s’était dit qu’il était possible de terminer entre la troisième et la cinquième place. Mais avec les recrutements de Mitrovic et Berrios nous avons élevé le niveau. C’était possible de faire un truc… Mais notre préparation a été très perturbée car j’ai plusieurs joueurs internationaux. Berrios est arrivé, puis est reparti, avant de revenir pour débuter la saison. Les Roumains sont arrivées tard. Nous avons eu beaucoup de difficultés. Et puis on commence la saison avec des déplacements où nos défaites sont lourdes. Finalement on termine deuxième. Alors, aujourd’hui, je commence à avoir des regrets de ne pas être monté directement. Il nous manque une seule victoire à l’extérieur (Nice a gagné tous ses matchs à domicile ; ndlr). Par exemple, on prend 3 sets à 0, sec, à Martigues. C’est ça le problème. Donc oui, malgré tout, terminer deuxième du championnat et arriver jusqu’en demi-finale, c’est un bon résultat. 

C’est l’année où jamais pour monter ?

Le problème c’est que l’année prochaine, il y a aura toujours deux montées en Ligue A mais des grosses équipes comme Narbonne et Rennes descendent et joueront donc en Ligue B. Alors ça sera très dur de monter. Et puis, avec la refonte des championnats, la zone de relégation de la Ligue B ne va plus comporter deux équipes mais quatre. Alors, si tu perds 10% de ton effectif, tu peux y être très vite. Ça sera vraiment chaud. On peut monter cette année, reste ce problème de la pression qui n’est pas bonne quand les objectifs sont trop hauts. C’est dommage. D’un certain angle la saison est réussie, mais lorsqu’on voit qu’on ne monte pas directement en Ligue A par le manque d’une seule victoire à l’extérieur, c’est très mitigé.

La clé de la victoire face à Orange ?

Il faudra être organisé. Car, sans pression, on sait tout faire, mais avec un peu de pression on oublie tout. Je ne l’accepte pas car on sait le faire… Mais dans la difficulté on perd tous nos moyens.

(Crédit photo : Magsport06)



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