Par Sudeast Info
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« Résigné non, combatif oui »

Ecrit par Martial HESPEL

Laurent Hoff, Président de l’US Cagnes-sur-Mer Volley-Ball, s’est livré longuement à notre média. A cœur ouvert, il n’élude aucun sujet. L’optimisme en ligne de conduite. 

Laurent, voilà bientôt un an que la situation sportive des amateurs du pays est quasiment à l’arrêt, le Président que tu es en colère ? Résigné ? Toujours combatif ?

Je pense que, comme beaucoup d’entre nous, je suis las des changements permanents. Nous n’avons aucune visibilité et lorsque l’on pense pouvoir s’accrocher à un discours, une conférence de presse, l’évocation d’un calendrier, dans les heures ou au mieux dans les jours qui suivent on apprend qu’en fait ça ne va pas se passer comme cela a été dit. Par définition un club ne fait pas de politique, il n’est donc pas question de juger mais de simplement constater et oui cela est usant. Résigné ? Evidemment que non, c’est effectivement très frustrant car nous avons beaucoup travaillé à l’intersaison et nous attendions septembre avec impatience. Combattif, toujours ! Mais cela reste délicat. Se battre contre qui ? Je ne suis pas docteur, je n’ai aucun argument à faire valoir pour contrecarrer les décisions qui sont prises même si elles me semblent parfois incohérentes.

Un nouveau couvre-feu avancé à 18h00 a été instauré en terres maralpines réduisant quasiment à néant le retour des jeunes que l’on a connu en décembre…

L’embellie a été de courte durée, à ce titre j’ai quand même l’impression que nous, clubs et services des sports municipaux avons été pris pour des centres aérés pour les vacances de Noël. Tant mieux nous avons pu faire faire du sport à nos membres et cela s’est merveilleusement bien passé durant les deux semaines de vacances mais ne nous trompons pas, notre objet est l’enseignement du volley-ball en vue de performer en compétition. Le fait que tout s’arrête à nouveau en raison de ce couvre-feu avancé n’en est que plus douloureux pour nous et nos jeunes.

Tu ne sembles pas convaincu de ce recul de deux heures ?

Son but est officiellement de limiter les interactions sociales. Sachant que les entreprises, les écoles, collèges et lycées restent ouverts, nous sommes donc bien d’accord que les gens vont se côtoyer toute la journée comme avant ? Sachant toujours que les bars, restaurants, salles de cinémas et de spectacles restent fermés comme depuis des mois, il est évident qu’il ne pourra pas y avoir d’interactions sociales dans ces lieux. Pour finir, les commerces fermeront à 18h00 mais seront ouverts le dimanche pour compenser la fermeture précoce : on va donc  autoriser le dimanche à 11h00 du matin ce que l’on va interdire le lundi à 18h00. Il est évident que le milieu du sport va être le plus contraint par cette nouvelle mesure, tant en club que dans la pratique individuelle du simple joggeur du bord de mer qui souhaite faire un peu d’exercice après sa journée de travail.

La situation des jeunes te préoccupe ?

Les enfants vont à l’école, au collège ou au lycée pour les plus grands, ils vivent une vie presque normale, ils ont des échanges et ont des cours d’EPS. Il est certain que cela ne remplace pas la pratique de ce qui est pour la plupart d’entre-eux une passion mais les semaines s’écoulent presque normalement.

Les étudiants ?

La situation est tout autre pour eux. Il faut savoir que les étudiants sont pour la plupart chez eux depuis début octobre, les universités sont fermées. Ils sont seuls devant leurs écrans depuis plus de deux mois et on leur interdit la pratique de leur sport. C’est un traitement parfaitement injuste et dangereux pour eux. J’entends dire que la mesure de la gravité de cette situation est bien prise en compte, que l’on sait, que l’on comprend, mais je ne vois strictement, mais alors strictement rien venir de bienveillant à leur profit.

Les adultes ?

Il en va de même. Les priver de leur passion crée un vrai trouble, un vrai désarroi. Nous avons parmi nos membres des personnels soignants qui implorent qu’on les laisse jouer au volley après leur journée de travail harassante… La voix du sport amateur est complètement inaudible dans cette crise, j’ai l’impression que ni le ministère ni les fédérations n’ont voix au chapitre. La seule réponse aujourd’hui est de nous dire que si nous avons besoin d’argent, à nous de monter un dossier. Pour des structures comme la nôtre et grâce au soutien de notre commune, le problème n’est pas là et il est bien plus préoccupant que notre situation financière.

La saison 2020-2021 a encore un sens pour toi ? Il faut y croire encore ?

Oui. J’y crois car en ce qui concerne le volley les compétitions sont censées reprendre le 20 février. Ça laisse du temps pour que la situation s’améliore. Si la période de ré-athlétisation est plus courte que prévue nous ferons avec. Nous avons laissé entrer samedi précédant Noël 55 000 personnes dans Cap 3000, en pleine seconde vague, je ne vois pas comment on pourrait interdire à 24 jeunes adultes de disputer un match à huis clos dans un gymnase de 800 m² d’une discipline sans contact ou presque ?

Comment se porte ton club financièrement ?

Notre modèle économique n’est pas menacé par la situation actuelle. Il faut être tout à fait transparent à ce sujet et ne pas profiter de la situation COVID. Un club comme le nôtre fait des économies lorsqu’il est en sommeil ou lorsque ses équipes fanions ne jouent pas. Nous faisons des économies substantielles de frais de déplacements par exemple. Nous avons cependant une érosion de licenciés par rapport à la saison dernière. Pour autant, je ne suis pas inquiet de cette baisse car nous en avons identifié son origine qui est de plus relativement logique. En effet, nombre de nos licenciés Loisirs n’ont pas renouvelé leur licence du fait de l’arrêt des activités en salle le 30 septembre dernier. Je me doute, du moins j’espère, qu’ils reviendront dès que nous aurons plus de visibilité.

La situation, à long terme, risque-t-elle d’être plus compliquée pour les partenaires privés ?

Nous sommes beaucoup plus embarrassés car nous n’arrivons pas à leur apporter la visibilité qu’ils étaient en droit d’attendre. Nous avons déjà fait un geste à leur attention, nous devions faire porter leurs couleurs par nos quatre équipes seniors allant de notre N2F à la Régionale Masculine. Nous avons demandé à notre équipementier de produire la même tenue pour l’ensemble de nos membres. De plus, nous n’en avons pas encore parlé en Comité, mais mon souhait est de reconduire grâcieusement notre partenariat pour la saison 2021-2022 quelle que soit l’issue de l’exercice en cours. Il me semble que c’est un minimum et un juste retour vers des personnes qui nous ont fait confiance.



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