Par Sudeast Info
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« On se doit de rester positif »

Ecrit par Martial HESPEL

Benjamin Ricard, Poste 4 historique du Cannet-Rocheville, en Nationale 2, dévoile la façon dont lui et ses équipIers ont décidé de traverser cette saison si particulière. Il livre aussi son sentiment sur le vaccin.

Saura t-on un jour – avant la saison 2021-2022 – si le Cannet Côte d’Azur Basket peut jouer autre chose que le maintien en Nationale 2 ?

L’équipe du Président Yves Crespin a connu un sérieux lifting durant l’été. Plusieurs départs de joueurs, et non des moindres, Alexis Racine qui est partie en Nationale 1, Joseph Gallas ou encore Peter Maggio eux en Nationale 3 respectivement à Saint-Laurent du Var et à Cagnes-sur-Mer, sans oublier l’arrêt de carrière de Maxime Zianveni qui s’est installé sur le banc de l’équipe fanion du club en lieu et place de Vincent Chetail. Thibault Agostini n’a lui également pas continué. Il a fallu reconstruire, avec des garçons de divers horizons mais avec une ligne de conduite, un rajeunissement considérable. L’équipe se voulant devenir une sorte de tremplin, de plaque tournante du basket amateur du sud-est, pour des joueurs voulant faire leurs preuves avec l’envie de se faire remarquer. C’est en tout cas la philosophie dévoilée en juillet dernier par le Président Crespin dans nos colonnes

Malheureusement, le début de saison fut bien difficile sur un plan comptable. Le groupe n’a eu le temps que de jouer trois matchs en septembre, pour trois défaites, dont deux à domicile, avant l’arrêt de la saison. L’ultime revers a d’ailleurs été concédé face au HTV, nouvellement entraîné par… Vincent Chetail. Depuis, comme pour le reste du sport amateur maralpin, la situation est délicate, bien que de plus en plus claire : la saison blanche ne fait presque plus aucun doute. Il y a quelques jours, la FFBB a à nouveau repoussé la reprise des championnats suite aux dernières annonces du Premier Ministre Jean Castex alors que, par exemple, la Fédération avait mis en place un nouveau calendrier en Nationale 2, où le CCAB aurait dû reprendre à Feurs le 30 janvier.

Pour franchir au mieux cette situation opaque, les Cannetans, de part aussi un statut de semi-professionnel dans un championnat qui a gagné en niveau, reste dans une optique de reprise. « Même si avec le couvre-feu le quotidien s’est compliqué, le coach et le Président se veulent positifs pour une reprise et nous demandent de rester focus : d’être prêt à reprendre à tout moment », explique l’ailier Benjamin Ricard à www.magsport06.fr. « On y va étape par étape. On a un calendrier et tant qu’un match n’est pas reporté, on fait en sorte d’être prêt au mieux. C’est le meilleur moyen pour passer cette période avec le moins de dégâts possible. Bien entendu qu’il faudra faire, en tant voulu, un travail physique au moment de reprendre, mais l’objectif est de gagner un maximum de temps en réalisant un réel entretien et en mangeant de la façon la plus saine possible. »

Pour cela, Fabian Unovis, préparateur physique du groupe, a mis en place un programme à suivre pour chaque joueur, selon les spécificités des postes, sans forcément nécessiter beaucoup de matériel. L’objectif de chacun est, mentalement, de rester dans le coup, même si plus le temps passe, plus cela devient difficile. En attendant, les Maralpins sont attentifs aux nouvelles réglementations et n’ont qu’une obsession : ne pas se retrouver hors de forme. « Nous ne sommes pas bêtes, on se doute bien que ça sera compliqué de rejouer cette saison, mais on se doit de rester positif, focus, c’est une philosophie à tenir. Bien entendu que les différents stop en go sont difficiles à gérer, un jour on peut être en salle, un autre non, le lendemain on peut s’entraîner tard en extérieur et la semaine suivante on est en couvre-feu. Il est capital dans ces conditions de ne pas se laisser aller. »

Pour ce Californien d’origine, qui joue depuis neuf ans à Principiano, la sortie de crise porte un étendard légitime : le vaccin. Et pourtant, cet admirateur de Kobe Bryant n’était pas aussi catégorique il y a quelques semaines encore. Pour celui qui n’a pu se rendre sur ses terres natales depuis décembre 2019, il faut malgré tout bien différencier deux situations.

« Au tout début, j’étais contre. Ce vaccin est arrivé très, peut-être trop, rapidement, on manque de recul. Malgré tout, je me ferai vacciner. Je porte une responsabilité. Alors, si, par exemple, une compagnie aérienne venait à rendre un vaccin obligatoire pour prendre ses vols, cela ne me choquerait pas. En revanche, si la question se pose pour pratiquer un sport collectif, je ne sais pas. Nous ne sommes pas dans un âge à risque ayant quasiment tous moins de 40 voire même 35 ans. Je ne pense pas que ça soit nécessaire. Mais, ma conviction est qu’il faudra arriver à une majorité de la population vaccinée pour pouvoir retrouver un jour un vie normale : sport, cinéma, restaurant etc… Bien qu’étant contre au début, je pense aujourd’hui que c’est la seule façon d’y arriver, tout un respectant complètement ceux qui ne le veulent pas. »

(Crédit photo : Miko Missana)



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