Par Sudeast Info
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« On ne joue pas les faux humbles »

Ecrit par Martial HESPEL

Jean-Daniel Malatesta est un Président heureux, mais qui a les pieds sur terre. L’homme fort du Nice Basket voit son équipe en route pour déjà retrouver la Nationale 3 après avoir corrigé Monaco samedi dernier.

Jean-Daniel, samedi dernier, dans le match au sommet de PNM, Nice a corrigé Monaco sur le score de 91-67. On suppose que pour vous c’est une soirée à marquer d’une pierre blanche ?

C’était une soirée parfaite, à notre niveau. On a réussi à rester humble, la salle Brancolar était pleine : une vraie satisfaction. Les gars sont allés à la bagarre sereinement et je pense que la prolongation concédée à Golfe-Juan le week-end précédent nous a fait du bien. Nous avons un vrai bon groupe, qui a su se faire violence pour être plus fort ensuite. Monaco, c’est une grosse écurie mais nous avons opposé un sens collectif, avec un banc hyper actif, dont les blessés qui étaient là et puis Sahbi (El Mokni l’entraîneur niçois ; ndlr) a été remarquable. Ils sont bien ensemble avec une qualité de basket et je suis content de ça. De voir le groupe faire des bons trucs ensemble, à la bagarre, c’est bien. On est à notre niveau. On s’amuse. 

On sait qu’après la saison galère qu’a vécu l’équipe en Nationale 3, pas seulement sur le terrain, vous aviez à cœur de retrouver un état d’esprit…

Pendant mes vœux, j’avais expliqué aux garçons que, puisqu’il se passe tellement de choses hors de terrain en ce moment et qu’on ne veut pas être un club hors du sol, il fallait prendre compte de ça. Le groupe est intelligent et est content d’être ensemble. Réuni par la même passion. C’est une dimension supplémentaire. Alors cette soirée, de façon parfois presque inexplicable, était parfaite. Presque tous les Présidents des clubs niçois étaient là (Les six clubs qui forment le Nice Basket ; ndlr). Les jeunes du club, tout le monde avait compris l’importance du match mais en même temps, c’était joyeux et serein, sans excès. Oui… C’était vraiment chouette. Et puis, tout le monde a joué, les juniors ont joué. C’était parfait. Parfois, on ne sait pas pourquoi ça ne fonctionne pas mais là… Là, tous les dirigeants étaient présents etc… On aurait voulu que le match ne s’arrête jamais. Un bon moment de sport. Hyper intéressant pour toute l’impulsion du club. Voir les gens sortir avec le sourire, c’est vraiment bien.

On vous sent marqué et affranchi d’une mission ?

Je le répète, c’était chouette de voir les gens sourir, les dirigeants, il y avait une vraie attente et si on peut offrir un peu de plaisir aux gens pendant deux heures avec du basket, c’est sympa. Par les temps qui courent, il n’y a pas beaucoup de moments comme ça. Deux heures de parenthèses, c’est chouette. Le club a conscience de ça aussi : c’est ce qu’on veut faire avec Jean-Luc Cerutti (Directeur sportif ; ndlr). Ne pas avoir un club hors-sol. Les gamins sont sensibles à ça, c’est la génération Bataclan. On ne dramatise pas, mais il faut avoir conscience de tout ça. Vivre ensemble. Je ne veux pas faire abstraction de tout ce qui arrive. Notre seul objectif ne doit pas être uniquement de gagner un match, mais de donner le sourire à tout le monde. Avec Jean-Luc, nous étions émus de voir ça.

Le point sportif est on ne peut plus simple. Une phase aller avec onze victoires en onze matchs et un avantage de +24 face à Monaco qui comptera au match retour. Les portes d’un retour en Nationale 3 se sont ouvertes ?

Ça n’ouvre les portes de rien, simplement celles du gymnase pour repartir à l’entraînement et préparer la réception de Grasse ce samedi. Il faut avoir conscience de ça aussi. On aura un nouveau rendez-vous avec Monaco à la fin du championnat. On connaît notre niveau. Monaco ? C’est Monaco. C’est particulier, de bons basketteurs, des individualités, mais ça n’a pas marché. Pourquoi ? Je ne sais pas. On peut tordre le problème dans tous les sens, nous, tout a marché. Mais bon, on n’est pas le Real Madrid, maintenant, on se tourne vers Grasse.

Mentalement, après ce match de Monaco, qu’attendez-vous des garçons ?

Ce match va leur rester dans la tête. C’est un peu un match référence pour un joueur. Les gars sont humbles et on va s’en servir pour être plus fort. On en a déjà discuté ensemble, maintenant c’est Grasse, puis Vence etc… On ne peut pas faire comme si cette victoire face à Monaco n’existait pas, car l’écart est intéressant, mais si on perd un match avant de les rejouer, ça ne servira à rien. En faîte, peut-être que notre victoire en prolongations à Golfe-Juan était plus importante que celle de Monaco. Si nous avions perdu, ce n’aurait pas été la même chose. Mais ça va être compliqué. Il y a aura le match retour contre Golfe, on ira au HTV. La Garde ce n’est jamais simple. Carros non plus et puis Sophia aussi. Monaco peut atomiser tout le monde, nous compris au match retour, donc nous devons être attentifs.

L’euphorie que peut procurer une telle victoire et plus globalement une telle phase aller peut t’inquiéter ? 

Il y aura une euphorie, c’est normal. Mais ce groupe a le sens des réalités pour redescendre du nuage même s’il faut y rester un peu. Il faut aussi savoir savourer. Surtout dans le sport amateur. On va vite enfiler de nouveau le bleu de chauffe, mais cette victoire a seulement ouvert les portes pour s’entraîner. On a de bons gars qui s’en donnent les moyens, je ne suis pas inquiet du tout. Sahbi est là aussi : humble. Attention cela ne veut pas dire que les autres ne le sont pas, mais on sait ce qu’on doit faire. On a gagné le droit d’être à la bagarre en sachant que cette équipe de Monaco peut nous atomiser lors du match retour. Il y a de vraies qualités. Forcément, si nous avions perdu le tableau se serait noirci et on aurait joué une jolie deuxième place.

Quels sont les points communs et les différences avec la saison qui amené l’équipe à monter il y a trois ans ?

L’état d’esprit. Une ultra compétence sur le banc : Jean-Luc il y a trois ans, Sahbi aujourd’hui. Un dominant dans le coaching. En différence, le groupe est plus jeune cette année. Ça nous va. Malgré tout, il n’a pas fondamentalement changé puisque cinq joueurs sont toujours là. Nous avons eu un gros coup d’arrêt la saison dernière, mais là nous avons la tête à l’endroit. C’est plus facile de voir les choses. Le club est bien, simple, on fait les choses proprement et les soirées comme samedi sont intéressantes. Les jeunes en tribunes étaient nombreux et ils voient ainsi les jeunes jouer, beaucoup jouer, avec l’équipe première. On ne leur ment pas, les portes sont ouvertes. 

De l’humilité, mais malgré tout Jean-Daniel, vous ne pouvez pas nier que ce +24 est un vrai atout dans votre manche ?

C’est certain. On ne joue pas les faux humbles. Mais on sait aussi que Monaco peut nous exploser au match retour. La saison est encore longue, on sait aussi qu’on peut passer aux travers sur un week-end. Contre une équipe faible on peut s’en sortir, mais peut-être pas face à une formation un peu plus forte… Tout peut encore arriver. Peut-être que pour Monaco c’était ce match là et qu’ils n’auront plus de faux pas. Peut-être pas… Les blessures peuvent jouer aussi. Personne n’est protégé. On a malgré tout gagné à Golfe sans Christian Mulumba, mais il ne faudrait pas que ça se reproduise trop souvent. Pour le moment Nicolas de la Rua est blessé aussi. De son côté Monaco a deux matches en retard à jouer : un en mars et un en avril. Du coup, avant de nous jouer lors de la dernière journée, ils auront un calendrier beaucoup plus chargé que le nôtre. Tout peut arriver…

(Crédit photo : Magsport06)



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