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« Nous voulons une montée sportive »

Ecrit par Martial HESPEL

Dimanche, Monaco va recevoir Béziers à l’occasion d’une rencontre peut-être décisive pour la monter en Elite Nationale. Ulivieri et sa N2F aspire à se retirer de la pression.

Christophe, dimanche dernier, ta Nationale 2 s’est imposée, visiblement, assez tranquillement à Montpellier à l’occasion de la troisième journée des play-offs, que retenir de ce nouveau 3-0 ?

C’était un déplacement face à la deuxième meilleure équipe de l’autre championnat (Poule A, Monaco évoluant dans la Poule B lors de la première phase ; ndlr) qui n’avait perdu qu’un seul match chez elle. C’est une équipe homogène techniquement et morphologiquement avec une passeuse qui aime jouer rapide. De notre côté le plan de jeu avait pour volonté de limiter la crise de temps au bloc pour nos centrales et de demander une compensation à notre poste 6 en faisant l’essuie glace sur la zone arrière. Nous avons fait un match solide et fait preuve d’une certaine régularité, ce qui nous avait fait défaut lors du match à Mauguio (Victoire de Monaco en cinq sets le 25 février ; ndlr). Mais ce 3-0 à Montpellier reste néanmoins sévère au vue de certaines de nos difficultés sur ce match.

Invaincu lors de la première phase, tu viens de gagner tes trois premiers matchs en play-offs face aux équipes de la Poule A. Que penses-tu du niveau de cette seconde phase ?

Difficile de donner un avis… Nous n’avons pas rencontré plus fort que Saint-Laurent. Nous avons juste rencontré des équipes complètement libérées de la pression des play-downs. J’aurai pensé que Venelles aurait donné plus de mal à Béziers… Je pense aussi que les coachs préparent la saison prochaine. Une seule chose ne change pas, l’impressionnante série de Béziers qui continue son chemin en raflant les trois points à chaque fois.

Au delà des victoires, es-tu satisfait du niveau de ton groupe ?

Au vue de nos prestations, nous montons en puissance après un début compliqué à Mauguio. Les filles se prêtent au jeu du jeu du chat et de la souri avec Béziers, le tout sans pression inutile. L’avantage durant la saison est que nous avons connu des moments difficiles, voir des défaites en coupe de France, l’équipe est toujours restée unie et revenue plus forte par la remise en question des individualités. Dans la tête elles sont prêtes.

Arrive maintenant le match que tout le monde attend, face à Béziers, l’autre formation invaincue, la seule équipe qui peut t’empêcher de monter. Mais ce groupe est une réserve de la Ligue A et beaucoup de choses se disent sur les capacités sportives mais surtout financières du club à avoir une Ligue A et une Élite Nationale. Qu’en penses-tu ?

Des bruits circulent. L’équipe veut monter pour ne pas perdre les jeunes qui ont le potentiel de jouer en Élite et pas encore pour la Ligue A. Mais on entend que le budget ne sera pas forcément au rendez-vous car il est compliqué d’avoir deux effectifs complets pour deux équipes de ce niveau sans compter que les matchs sont le samedi soir pour les deux. En fait cela ne me préoccupe pas. Il s’agit des problèmes de Béziers, pas les nôtres. Une seule équipe monte et c’est l’équipe qui terminera première qui se verra proposer la montée. Aujourd’hui, avec notre deuxième place, nous ne montons pas et pour autant nous ne comptons pas sur une montée administrative mais bien sportive. Pour cela, il faudra battre Béziers par deux fois et gagner les trois autres matchs restants.

Et ce match dimanche au Moneghetti ? Il sera l’un des principal révélateur de la capacité de l’équipe à atteindre son objectif, la montée ?

Je crois que les autres équipes du championnat attendent toutes cette opposition. Et pour avoir sondé les coachs, ils se positionnent sur une victoire de Béziers. En fait ce qui m’importe c’est de croire en mon équipe, de faire en sorte que nous soyons préparés à une grosse bataille mentale et technique. Béziers a été plus régulière que nous, donc je pars du principe que nous sommes moins complètes qu’elles. A nous de renverser cette hypothèse en réalisant un match plein qui pourrait nous permettre de recoller ou de passer devant d’un point de vue comptable.

Et toi en tant qu’entraîneur qui a retrouvé le banc huit ans après tes derniers coaching, comment abordes-tu ce grand rendez-vous ?

De manière sereine. Tout d’abord parce que j’ai confiance en mon équipe. Je sais de quoi les filles sont capables et que par expérience la meilleure façon de rentrer dans une semaine décisive est de dédramatiser le rendez-vous du week-end, de limiter l’effet de surprise en préparant l’équipe à prendre ses responsabilités face à des joueuses talentueuses et expérimentées malgré leur jeune âge. Pour résumer ma pensé de la semaine, je citerai Ayrton Senna : « Idéalement, nous sommes ce que nous pensons, dans la réalité, nous sommes ce que nous accomplissons. »

(Crédit photo : AS Monaco Volley-Ball)



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