Par Sudeast Info
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« Nous aussi on débute… »

Ecrit par Martial HESPEL

Moins de deux ans après avoir créé son mini centre de formation, l’UC Monaco avance à son rythme entre haut et bas. Le directeur sportif Guido Possetto balaye l’actualité.

Guido, du 12 au 19 juillet dernier, cinq coureurs de l’UCM ont disputé le Tour du Val d’Aoste (2.2 U23 UCI). A l’arrivée, un seul homme, Andrea Cismondi. Quelle analyse ?

Mykyta Zubenko a eu un problème lors de la dernière étape. Sans cela, il aurait terminé lui aussi. Pour les autres, que ce soit Victor Langellotti ou Lucas Gehin, je savais que ça serait un peu dur. Ils n’avaient pas beaucoup de bases d’entraînement. Ils venaient de terminer l’école une semaine avant. Nous étions là surtout pour l’expérience et voir ce qu’est une course de ce niveau. Nous avons eu la chance d’être invité. C’est une belle expérience et nous allons, dans le futur, pouvoir travailler dessus. C’était une vraie épreuve pour grimpeur avec 14000 mètres de dénivelé positif en six jours. On va s’en servir pour bien terminer la saison et c’est important. Ça va quand même nous être utile. 

Cismondi termine donc 49e du général sur 69 garçons à l’arrivée…

Il était, lui, par contre bien préparé pour le Val d’Aoste. Il a eu un coup de moins bien sur la première étape en ligne. Il a perdu un peu de temps alors que c’etait le jour le moins compliqué. Je ne sais pas si c’était le stress ou s’il n’avait pas encore récupéré de son coup de chaleur de la Turbie le dimanche précèdent. Du coup il a perdu du temps au général. Après, jour après jour, il allait mieux et ça c’est positif. Lors de la dernière étape, il est avec le groupe du maillot jaune jusqu’à cinq kilomètres du sommet. Il sort donc bien de ce tour. Il récupère bien : c’est positif. Zubenko a eu un gros enchaînement de courses avec notre programme et celui avec l’équipe nationale d’Ukraine. Il était donc un peu sur la réserve (Au soir de l’avant dernière étape, il était 81e sur 89 du classement général ; ndlr).

La suite s’est vite enchaînée…

Dimanche dernier on a participé au Grand-Prix de Cabannes (2e 3e, J). Lucas termine cinquième et Victor quinzième. Samedi (Demain ; ndlr) on dispute une classique en Italie, Citta Di Felino (Elite, U23). Elle est longue de 160 kilomètres. La première partie est plate. Puis, dans le circuit final il y a une grosse bosse au milieu. Un bon test pour ceux qui sortent du Val d’Aoste (Gehin, Langellotti, Cismondi, Zubenko et Mammoliti ; ndlr). C’est aussi l’occasion pour Draperi de poursuivre son retour à la compétiton (Lundi il a terminé 10e d’une Elite Nationale, le GP de lignac ; ndlr). Il n’a pas couru lors des trois premières semaines de juillet. Il a coupé un peu en raison de la fatigue. On va voir ce que ça va donner. 

Le mois d’août s’annonce chargé…

Derrière on va courir les épreuves de la Côte d’Azur comme le Grand-Prix de Bras lundi, puis le Grand-Prix de la Motte le 9 août. Derrière nous sommes invités sur une 1.2 UCI en Italie. On verra aussi si Lucas et Victor sont sélectionnés pour le championnat de France Espoir. Bien que Monegasque, nous avons un accord avec la FFC pour y participer avec Victor. Ensuite ce sera les 4 Jours des As du 27 au 30 août. Entre temps, on y a travaillé cette semaine, Lucas va participer en Estonie aux championnats d’Europe du contre-la-montre le 7 août et sur route le 9 août. On s’est rendu sur la piste de la Bocca pour travailler la position notamment et effectuer des réglages sur son vélo de chrono. 

Que peut-on attendre de lui sur ce double événement ?

Le CLM fait 31 kilomètres. Aussi long, c’est un peu une découverte pour lui. On y va justement pour qu’il se forme à ce genre d’épreuve. Ce n’est pas un spécialiste, mais il aime ça et a envie de le faire. Et il le faut car ça lui sera toujours utile pour de futures courses à étapes avec un contre-la-montre. On ne vise pas de résultat en particulier, surtout au niveau du CLM, car plus de trente kilomètres c’est compliqué, mais il a envie d’essayer donc pour l’accompagner on met en place des séances pour travailler. 

Le parcours de l’effort solitaire empreinte t-il celui de la course en ligne ?

En partie oui sauf que sur le circuit sur route il y a un mur assez raide. Le parcours est valonné mais pas trop dur. Ça s’annonce rapide. Pour la course en ligne on verra un peu où il en est au fil de la course. C’est toujours compliqué quand on est seul. Surtout sur les courses en circuit comme ça. Mais il commence à être bien. Dernièrement on a effectué un petit stage en altitude et ça commence à venir. Au Val d’Aoste il a manqué un peu de base d’entraînement pour être plus solide mais je pense que ça ira quand même en Estonie. 

Victor, pour Monaco, est le seul coureur du club à pouvoir y participer ?

Le seul qui aurait pu l’envisager c’est Zubenko. Sauf que le nombre de places est limitée. Le contexte économique difficile fait que sa nation ne peut pas sélectionner autant de coureurs que prévu. Du coup il ne peut pas faire les championnats d’Europe. Pour ce qui est des championnats du monde, il y a cette fois les règles qualificatives avec les points UCI par nation. Et l’Ukraine fait partie entre guillemets des petites nations. Donc c’est un peu compliqué. Nous, on se bat aussi pour qu’un jour Victor puisse y aller. Mais avec les règlements actuels, comme il est seul, il n’aura jamais la possibilité d’y participer. Même des nations comme le Luxembourg ou le Portugal rencontrent des problèmes. Il y a des nations qui ont un gros potentiel, mais avec le règlement d’aujourd’hui on favorise les grandes nations. On pourrait participer au contre-le-montre, mais pour y aller il faut vraiment être un spécialiste. Car si c’est juste histoire de faire le déplacement ce n’est pas le but. Surtout que cette année c’est aux Etats-Unis.

Nous sommes au milieu de l’été, as-tu un premier bilan à tirer de cette année 2015 ?

Je ne préfère pas faire de bilan maintenant car la saison n’est pas terminée. On peut malgré tout dire qu’il y a eu un gros début de Matteo Draperi qui a réalisé un gros enchaînement de performances. Du coup, les autres l’entouraient au mieux. Mais Matteo a eu un coup de moins bien. Il a alors levé le pied et cela s’est conjuguée aux examens des autres italiens, de Lucas et de Victor. Tout s’enchaîne très vite et chacun a du calmer le jeu. Là, avec le Val d’Aoste et le mois qui arrive, on espère justement relancer une bonne dynamique pour bien terminer la saison. Pour ce qui est des jeunes italiens et des suédois, il y a du bon et du moins bon. On va mettre tout cela à plat. Nous aussi on découvre. On vient de commencer notre projet. On découvre des complexités que nous n’avions pas forcément prévu. Mais je peux être satisfait de notre activité et d’avoir couru un peu partout, grâce notamment à des invitations sur de grandes courses. Pour ce qui est des résultats, ce n’est pas facile d’en obtenir lorsqu’on roule avec des DN1. Nous ne sommes pas encore à ce niveau là, mais le fait d’y travailler va nous amener aux objectifs que l’on recherche.

(Crédit photo : Magsport06)



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