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« Notre saison commence en janvier »

Ecrit par Martial HESPEL

Promu cette saison en Nationale 2 mais sans agrément de Centre de Formation, Éric Rouer, entraîneur de l’AS Cannes, se prépare, depuis longtemps à jouer les play-downs. Le défi ne fait que commencer.

Éric, avant d’aborder les matchs, comment s’est passée la reprise de l’entraînement début janvier ?

Nous avons fait un gros break durant les vacances de Noël. La plupart des joueurs sont partis rejoindre leur famille sur d’autres régions, certains ont pris des vacances très loin de Cannes et la mairie nous a fermé le gymnase toute une semaine. Du coup ce break imposé a fait du bien à tout le monde. La reprise a été très studieuse, plus difficile pour certains que d’autres mais nous avons réussi à nous présenter face à Marseille dès le 10 janvier dans de bonnes conditions. On s’incline 3 sets à 2, 16-18 au tie-break en manquant deux balles de match.

Puis, dimanche, un déplacement à forts enjeux à Cagnes-sur-Mer où Cannes gagne 3 sets à 1. Eux pouvaient encore croire aux play-offs en cas de victoire et, si vous vous retrouviez en play-downs tous les deux, le résultat était capital car les points des confrontations directes sont conservés…

En effet nous savions que ce match pouvait être important pour notre lutte au maintien. Eux c’était plus compliqué à aborder, il avait un standing à conserver. Comme pour le match de Marseille la semaine dernière – en faîte depuis octobre / novembre où les victoires se faisaient rares – j’avais demandé aux joueurs de jouer pour préparer les matches de 2016. Oui, pour nous la saison débute maintenant. C’était l’idée de mon discours en début de match.

Hormis un coup de moins bien dans le troisième set, tout s’est très bien passé visiblement…

Le match s’est passé comme n’importe quel entraineur souhaiterait qu’il se passe. Beaucoup d’application et de détermination face à une équipe en plein doute. A l’aller ils n’avaient déjà pas très bien joué contre nous mais avaient réussi à nous battre 3-0. Là c’est différent. Nous avons réussi à maintenir notre régularité et notre fond de jeu. A l’entame du troisième set, Cagnes a débuté avec orgueil et réussite, nous avons fait la course derrière sans pour autant se prendre la tête. Et logiquement nous avons pu reprendre l’avantage lors du dernier set.

Ton équipe a encore deux déplacements à faire. La dernière journée à Monaco, où il n’y aura pas le moindre enjeu sportif, mais surtout, ce dimanche, à Toulon, que tu vas retrouver en play-downs. Comme les points seront conservés, il est impératif de prendre trois points ?

Oh oui ces trois points-là vont être très compliqués à Toulon face à une équipe qui va tout faire pour aller chercher une première victoire face à une équipe à sa portée et en plus à Toulon. Le scénario de prendre trois points à Cagnes et d’en perdre à Toulon est une possibilité. La pression sera sur nos épaules. Mais c’est aussi pour cela que l’on joue au volley-ball.

Ton groupe a pas mal changé durant l’été, avec plusieurs jeunes, comment a-t-il progressé ?

Malgré la difficulté de s’entrainer avec la défaite du week-end (Cannes a perdu 10 matches sur 12 ; ndlr), le groupe a réussi à rester solidaire et travailleur. Mon discours était toujours le même : c’est à partir de c’est en janvier qu’il faudra performer. J’ai l’impression que le groupe l’a compris. Le noyau dur s’est entrainé régulièrement quatre fois par semaine et j’ai enfin pu récupérer un de mes réceptionneurs / attaquants blessé toute la période de septembre à novembre. J’ai malheureusement perdu sur blessure mon passeur Nathan Tardioli : les croisés lors de l’entrainement avant Marseille. Mes deux passeurs étaient très proches et avaient eu tous les deux du temps de jeu, c’est donc avec Matthis Rodolfo que nous jouerons jusqu’à la fin de l’année. En cas de problème je ferai appel au passeur de la Pré-Nationale, Vezzani Benjamin, joueur cadet pensionnaire du Pôle Espoirs à Cannes.

Il y a 95% de chance pour que Puygouzon / Castelnau Levis, Saint-Etienne, le CFC de Narbonne et Saint-Egrève soient en play-downs avec Toulon, Cannes et Cagnes-sur-Mer. La huitième place se joue entre Nice, Montpellier et Sète. Tu as déjà jetté un coup d’œil à tout cela ? Qu’en penses-tu ?

Oui bien sûr que je jette un œil sur la poule avec laquelle on croise. Même si je n’ai pas encore vu d’image, ce sont des équipes qui ont l’habitude de jouer les plays-donws et qui se sauvent chaque année… Nous ce sera notre première expérience et avec des déplacements plus conséquents. Ce sont les quatre derniers qui descendent. Autant dire que la tâche sera très très dure en fonction des points récoltés face aux équipes en play-downs lors de la première phase : équipes que l’on ne rejouera pas (D’où l’importance de prendre trois points à Toulon ; ndlr). Nous verrons bien d’ici quelques semaines quelle sera notre place avant même d’avoir débuté les play-downs.

Sur un plan plus psychologique, tu es passé en quelques mois d’une magnifique saison à cumuler les victoires en Nationale 3 à une saison très difficile et un enchaînement de défaites en Nationale 2. Comment gérer cela auprès du groupe ?

Les joueurs n’ont pas été affectés plus que ça puisque ils sont très lucides sur la qualité des adversaires et sur la différence de niveau qu’il peut y avoir. C’était juste rageant pour eux d’être si proches de certaines équipes et de laisser partir les sets sur nos propres erreurs. N’oublions pas que dans cette poule, n’étant plus CFC, nous sommes une réserve sans l’être et nous jouons contre des CFC avec leurs stagiaires (Montpellier, Sète et Nice ; ndlr) et les autres équipes sont des équipes « une » dont certaines se donnent les moyens avec des joueurs défrayés et donc d’un certain niveau comme largement celui de la Nationale 2.

(Crédit photo : Lfrphotos 2015 par Manu)



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