Par Sudeast Info
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Nos 5 idées pour sortir du chaos

Ecrit par Martial HESPEL

Les différentes saisons étant arrêtées jusqu’à nouvel ordre, il est temps, déjà, de se pencher sur les possibilités de reprise ou non. Voici cinq idées. La bonne y est peut-être… ou pas.

1. C’est une solution qui parait peu réaliste mais qui devra être étudiée si jamais l’épidémie venait à perturber dans les mois à venir. Le gèle des classements actuels. Oui. Mais non. Des situations disparates ne peuvent permettre une action généralisée. On s’explique. Vous avez des championnats, notamment en Nationale 3 de basket, où il ne reste qu’à peine quatre journées à disputer. Des sorts sont déjà actés comme la descente de Saint-Laurent en PNM où la quasi officialisation de la montée de Monaco en N2M. Sauf que justement, en Pré-Nationale Masculine, il reste près du double de matchs à disputer avec donc de grosses incertitudes. Et puis, que faire des championnats avec un nombre d’équipes engagées impair ? Ainsi des équipes ont joué un match de moins que d’autres, inégal donc en cas de gèle des classements. Oui mais, encore un fois, si jamais la situation de crise vient à perdurer… Est-ce aussi simple que le virus trépassera à l’arrivée du printemps et des chaleurs ? Des voix s’élèvent déjà pour signifier qu’au milieu de cette crise sanitaire, si un Président venait à faire front en cas d’une décision qui ne va pas dans le sens de ses objectifs, il s’agirait d’un comportement irresponsable tant cette propagation du virus nous dépasse tous. Oui, mais un Président, bénévole ou non, qui ne compte pas ses heures pour son club et qui a monté un grand projet, aurait aussi le droit d’afficher une frustration. Ce dernier serait autant victime que son voisin.

2. On attend… On attend et si la situation vient à se calmer d’ici mai ou juin, on termine comme on peut. On se retrousse les manches et chacun, en discutant entre adultes raisonnables, essaye de caler un maximum de matchs, dans la limite du possible, sur un l’aspe de temps de trois à quatre semaines pour terminer avant juillet. Compliqué, mais jouable. Mais encore un fois, des championnats, sont très loin d’être terminés. A l’heure actuelle, la N2F de volley-ball doit encore voir neuf (!) journées se jouer. Et puis d’autres complications pourraient apparaître. La quasi-totalité des clubs ont annoncé que les entraînements étaient suspendus. D’ailleurs, des villes, comme Antibes, ferment purement et simplement leurs installations. On se retrouverait donc avec des équipes à court de forme sauf si les joueuses et les joueurs parviennent à s’entretenir chacun de son côté mais encore une fois, si le système scolaire voit ses portes fermées sur du long terme, il n’est pas forcément évident de dégager du temps pour les parents et on risquerait d’assister à une cascade de blessures si les corps enchaînent plusieurs matchs tout en étant sur une pente physique descendante. Et puis, un coach aurait il le droit de se trouver lésé si un de ses joueurs majeurs, pour X raison, est absent du département pendant une semaine où son équipe jouerait trois fois pour combler rapidement un calendrier incomplet ? Assurément oui. Mais devrait t-il se plier au règlement sans rechigner ? L’humain est en droit d’afficher une frustration.

3. On gèle les classements actuels et pour décider des montés et des descentes, un système de play-offs et de play-downs est mis en place. Mais avec qui ? Prenons un exemple, si, dans les règlements, les trois derniers d’un championnat doivent descendre, peut-on mettre un play-down à quatre pour terminer la saison ? Oui dans l’absolu, mais si celui qui était premier non relégable venait à descendre, l’équité sportive sera t-elle respectée ? Nous penchons pour un oui car à quatre journées de la fin de saison – ou plus – personne ne peut affirmer que le premier non relégable n’aurait pas été dans la charrette au final. Quoi qu’il en soit, si les Fédérations, Ligues et Comités mettent en place ce système, il en vient à chacun d’accepter ces règles exceptionnelles dans ce contexte si particulier. Mais une formation, lanterne rouge, qui n’aurait gagné que un ou deux matchs durant la saison régulière, peut-elle partir avec le même nombre d’unités qu’une équipe qui, bien que relégable, en aurait gagné cinq ou six. Assurément non. La démonstration serait la même pour un play-off. Il faudrait alors trouver un système d’attribution de points au début de la phase finale pour respecter une certaine logique sportive. C’est une solution plutôt réalisable. Que ce soit en juin où en août, des équipes de jeunes effectuent des tournois de qualifications sur une journée où un week-end.

4. Une année blanche. Cette saison 2019-2020 disparaîtra des annales. Prenons l’exemple où la situation venait à durer plusieurs mois ou bien quelle empire gravement  – l’Italie vient de franchir le cap des 1300 décès – et qu’aucune des trois propositions évoquées ci-dessus ne trouve son public. Alors chaque Fédération, chaque Ligue et chaque Comité repartirait en septembre 2020 comme elle a débuté septembre 2019. Franchement ? Nous même en écrivant ces lignes, nous n’y croyons pas vraiment. Mais cette situation est tellement inédite et son ampleur finale étant complètement inconnue, il ne faut exclure aucune possibilité. Il s’agira ensuite de compléter des règlements notamment au niveau des mutations. Une équipe en grande difficulté, si on considère que l’exercice 2019-2020 n’a entre guillemets pas existé, peut-elle recruter à foison pour combler ses manques ? De la même façon, un garçon qui aurait brillé en Nationale 2 permettant en partie à son équipe d’être leader, devra t-il repartir avec son équipe initiale, ou peut-il partir comme bon lui semble vers une division supérieure s’il a des propositions ? Reprendre tous les championnats à zéro, pourquoi pas, mais avec quels effectifs ? On se posera aussi la question de la gestion des catégories de jeunes avec les enfants qui eux auront tous pris un an. Prenons l’exemple aussi de la gestion de la disparition, annoncée il y a un an, des U18 France en handball. Incertitude. 

5. Enfin une solution commence à germer. Le système du ricochet. On s’explique. Il s’agirait de faire monter les équipes de deuxième division qui devaient monter mais sans descente de première division. Le championnat Elite se verrait ainsi greffé deux ou trois équipes. Par exemple, la Ligue A Masculine de volley-ball passerait de 14 à 16 équipes. Ainsi, les équipes de troisième division pourraient monter en deuxième et ainsi de suite… Un calendrier en première division très chargé donc mais qui pourrait, exceptionnellement, être allégé avec une suppression pour une seule et unique saison des coupes. Il y aurait donc des concessions à faire pour les clubs professionnels mais qui pourraient être inévitable car, quoi qu’il advienne lors de nos quatre propositions précédentes, il y aura inévitablement des problèmes concernant les montées et les descentes. Hors, sauf si des impondérables nous échappent, le fait d’augmenter le nombre d’équipes en première division devrait dégager par ricochet tous les soucis de composition des futurs championnats. Si cette formule est vite adoptée, elle permettra rapidement de caler les calendriers et donc les préparations des différentes équipes ainsi que les périodes de mutation. Cette solution aurait aussi le mérite le plus vite possible de connaître l’identité des équipes qui évolueraient dans telle division et donc de planifier le découpage géographique des poules. On arrête tout maintenant et on organise la reprise en septembre pour plus de clarté au lieu de partir dans des fins de championnats ou des play-offs / play-downs qui, à tout moment par une recrudescence du virus, peuvent à nouveau être stoppés.

Nous ne sommes personne. Simplement des suiveurs et amoureux de vos championnats. Vous venez de lire une ébauche d’idées avec sans doute beaucoup de failles mais dans tous les cas, dès lundi prochain, il en vient sans doute à la responsabilité des Fédérations, Ligues et Comités de se réunir au plus vite pour anticiper. Que le plus vite possible, une solution soit établie pour un cas A, B, C ou D selon les prochaines dispositions gouvernementales et l’évolution de la situation. Plus nous attendrons les consignes pour agir, plus le timing sera juste. Plus les hypothèses sont étudiées à la loupe en amont, plus des dates ou des gymnases pourront être réquisitionnés pour mettre en place diverses formules. Les acteurs, eux aussi, pourront prendre du mieux possible leurs dispositions pour que l’équité soit respectée. En résumé, vous nous manquez déjà.



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