Par Sudeast Info
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Nice n’a pas raté l’avion

Ecrit par Martial HESPEL

Les Aigles de Nice réalisent une saison exceptionnelle. Leaders de Division 1, les Niçois deviennent, au même titre que Bordeaux et Mulhouse, favoris pour la montée en Ligue Magnus. L’entraîneur Stan Sutor savoure.

Stan, samedi, l’équipe a enchaîné une septième victoire consécutive en s’imposant à Jean-Bouin 3 à 1 contre Cholet, mais ce fut difficile…

On a joué une équipe de Cholet bien en place. C’est une belle formation malgré ses résultats en dents de scie. Elle a tout de même battu Brest, équipe de Ligue Magnus, en coupe de France, elle a également gagné contre Bordeaux et Mulhouse en championnat. Une belle équipe, avec du beau jeu. Nous, nous n’étions pas bien en jambes. Après le match de Dunkerque, nous avons pris des vacances. A ce niveau, ça ne pardonne plus. Il faut s’entraîner régulièrement sinon les petits détails se dérèglent vite. Nous étions souvent deuxièmes sur les palets. On se cherchait.

Comment trouvez-vous l’ouverture ?

On est mené 1 à 0 jusqu’à la 45e minute. Notre gardien a été très bon et a réalisé un super match. En ce moment, on gagne aussi les matchs grâce à lui. Le gardien de Cholet a été très bon aussi. Voilà pourquoi le score est très serré. On marque à la 47e en power-play. On marque pas mal de buts cette année en supériorité numérique. On débloque souvent les situations ainsi. Puis après, on marque en contre. On a bien joué lors du troisième tiers temps, mais il nous en a fallu deux pour se retrouver suite aux dix jours sans entraînement. 

Comment s’est organisé votre préparation pour ce match ?

On s’est entraîné le mardi très tard à 23 heures, puis le mercredi midi et le jeudi on ne s’est pas entraîné. Mais les garçons sont tous revenus de l’étranger, juste avant Noël, pour s’entraîner. Ils ont fait l’effort. Aucun ne triche. Personne n’a trouvé d’excuse du type j’ai raté l’avion etc… Les mecs avaient envie d’être là, même la veille de Noël. On vit bien ensemble. 

« Je travaille match après match »

Juste avant de débuter cette série de sept succès, l’équipe a joué à Tours, a mené 3 à 0 avant de perdre 6 à 5. C’est aussi grâce à cette alerte que Nice est aujourd’hui leader ?

En tant qu’entraîneur, c’est parfois bien de pouvoir mettre les points sur les i lorsqu’il y a une contre-performance. Il n’en faut pas trop car ensuite le doute s’installe, mais de temps en temps, on peut mettre deux ou trois choses au point. A Tours, avec Pascal Margerit, on a beaucoup insisté sur le fait de ne pas sous estimer cette équipe. On a mené, trop facilement, 3 à 0. Je le répète, on avait prévenu l’équipe. Il ne faut sous estimer personne. Chaque semaine il faut bosser à fond. Travailler sur soit même. Se remettre en question et gagner en régularité. Depuis, on va chercher les victoires. Je n’aime pas trop qu’on parle de série. Je travaille match après match. On va cravacher pour être le plus haut possible avant les play-offs.

Aujourd’hui leader, l’équipe en est à dix victoires sur les onze dernières journées… En début de saison, le staff et le Président Jean-François Ropart, avaient annoncé comme objectif, minimum, les demi-finales des play-offs, mais il y a mieux à faire avec ce groupe ?

Certainement. On marche très bien et on est devant. Tout est loin d’être parfait. Des joueurs doivent bosser. Bordeaux et Mulhouse vont aussi vendre chèrement leur peau. Une belle saison. Si on peut le faire… Pour le moment on est bien depuis le début de saison malgré quelques contres performances. Mulhouse est selon moi l’équipe la plus complète avec un banc large. Chez eux, même des gars qui ne jouent pas, ont un très bon niveau. Même avec des blessés cette équipe est toujours au point. Nous, si on a un ou deux blessés, on est tout de suite plus en difficulté et ça devient un peu plus compliqué.

Samedi, Nice se déplace à Bordeaux, troisième. Vous aviez perdu à la maison fin septembre 3 à 1. Avec cette formidable série, vous avez presque fait l’essentiel pour terminer la saison régulière dans le top 4, vous allez vous déplacer sans pression ?

C’est un match de gala pour nous. Ça sera très difficile, mais on va le savourer. A Bordeaux, il y a toujours beaucoup de monde qui vient assister aux rencontres. C’est toujours très bien organisé. Ça sera un bon match à jouer : que du bonheur et du plaisir. Il y a un enjeux dans le jeu. On vient en leader et eux sont les favoris n°1 du championnat.

« Skrecko n’a pas réalisé la saison qu’il fallait »

Jusqu’au 10 février, vous allez jouer sept matchs…

On adore ça. On aime pas les coupures. On aime que ça s’enchaîne, la routine des entraînements, que tout soit paramétré, qu’on garde la condition physique, qu’on travaille les déplacements, les tactiques. S’arrêter quelques jours ça perturbe et ce n’est jamais facile. On est content de jouer plus régulièrement. 

Stan, pourquoi cette année ça fonctionne aussi bien ?

Même les années précédentes, on avait le principal et une belle équipe qui tournait bien. Mais l’année dernière, le gardien qu’on avait recruté, Lukas Skrecko, n’a pas réalisé la saison qu’il faillait. On ne jouait donc pas de la même façon. C’est surtout ça. Je suis persuadé que l’année dernière, avec Vojtech Sedlacek, on aurait fait une toute autre saison. Aujourd’hui, on en est à dix victoires sur les onze derniers matchs. C’est vraiment bon. On ne va pas se priver. Mais il ne faut pas s’endormir.

Le 6 décembre dernier, la patinoire était pleine, Nice a écrasé Anglet (5-1) à l’époque leader, sous les yeux du maire Christian Estrosi…

Ça fait vraiment plaisir. Quand je vois les élus venir, on est très content, cela prouve qu’on est en train de réussir. Cela intéresse les personnalités. Nous sommes sur le bon chemin. Il y a six ans, lorsque je suis arrivé, nous étions mal en point. Ce n’était pas évident mais on a réussi à bâtir quel que chose de bien. Il y a eu Christian Estrosi qui est venu, mais bien d’autres personnes. Lors du dernier match, le 27 décembre, je pensais que l’affluence serait moindre par rapport à ce qu’on a connu cette année. Et bien non : 1100 spectateurs. Cela montre que nous sommes dans le vrai. Ça fait plaisir. On a encore plein de choses à faire et si jamais on pouvait avoir une patinoire plus grande, chacun y trouvera son compte.

(Crédit photo : Magsport06)



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