Par Sudeast Info
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Les montagnes russes de Jérémy Fabio

Ecrit par Martial HESPEL

Depuis son dernier carnet de bord le 16 mai dernier, beaucoup d’événements ont jalonné la saison de Jérémy Fabio (Martigues DN2). Récit de semaines riches en émotions.

« Salut à tous,

Il y a quelques semaines je vous parlais de la période charnière de la saison avec un enchainement de rendez-vous dans l’optique d’arriver en forme pour le championnat de France à Poitiers. En effet, avant ce point fort qui peut vous sauver une saison voir une carrière, se dressaient quelques belles courses avec le Grand Prix de Montamisé (Coupe de France DN2) , le Tour de Gironde (2.2 UCI), le Championnat PACA, le Tour du Beaujolais (Elite Nationale), le Tour de Haute-Autriche (2.2 UCI) et la Ronde Vénitienne (Toutes catégories). Un beau programme pour les connaisseurs qui, mené à bien, permet d’être au top le jour J.         
    
Sauf qu’une invité surprise fit son apparition et celle là tout sportif s’en passerait bien. Malheureusement tout le monde y passe un jour ou l’autre. J’ai nommé la MALCHANCE voir la SCOUMOUNA voir carrément  « LA GUIGNOU » ! Au fil des ans et des saisons on ne peut pas dire que je sois un coureur chanceux, mais alors là, dans une période comme ça, c’est juste incroyable. Tout d’abord elle commence au Tour du Chablais (Elite Nationale) le 11 mai avec un axe de pédalier qui casse. Ensuite à Montamisé où dans les derniers tours ma chaine se vrille. Puis sur le Tour de Gironde un dos d’âne pris à vive allure m’a causé une entorse du genou. Bref toutes ces courses se sont soldées par un abandon et une frustration énorme. Cette entorse, à une semaine du championnat PACA, me laisse dans l’incertitude quant aux chances de pouvoir défendre ce titre.

Après quelques jours de repos j’ai tout de même pu prendre le départ. Malgré cette période de repos forcé et la douleur présente, l’envie et la volonté étaient là mais surtout les sensations. Très vite la bonne échappée prend forme et sur ce parcours fortement vallonné le fait de se retrouver en sous-nombre face aux Aixois n’était pas un problème. Alors ça y est la guignou me délaisse enfin ? Serait-ce enfin le retour du printemps me concernant ? Eh bien non. Lors d’une prise de consigne à la hauteur de la voiture de mon directeur sportif, en un quart de seconde, je me retrouve au sol. Certainement la faute à une chaussée dégradée qui fait dévier la voiture de sa trajectoire et me heurta. Bilan, tout le coté gauche, celui du genou endommagé, en version pizza, alors à toutes les sauces. Cannibale à la hanche avec option hématomes, marguerite à la cuisse, reine aux cotes et bien d’autres encore. Ainsi que le genou et la cheville bien entamés aussi (rires). Fatalité, à ce moment là, le championnat de France semble une illusion…

Sauf que Mentalita Nissarda oblige, on ne lâche pas l’affaire comme ça et dans l’ambulance je ne pensais qu’à une chose : retrouver la forme à temps pour être au rendez-vous à Poitiers. Ceci passe par le Tour du Beaujolais la semaine suivante. Deux jours de béquilles plus tard je remonte sur le vélo dans cette optique pour des sorties d’une heure le matin et l’après-midi en version rééducation. Le jeudi 12 juin je réussi à convaincre mon directeur sportif de prendre le départ. Donc c’est juste dans le but de finir que le samedi je me présente sur la ligne. Journée difficile mais bénéfique car le lendemain, sur l’étape du matin, je lève les bras, une chose à ne rien y comprendre. Certainement diminué physiquement j’ai compensé en courant juste pour vaincre, des béquilles à la victoire en une semaine, la magie du sport certainement.

La suite c’est le Tour de Haute-Autriche, avec la encore un sacrés plateaux : Ettix, la réserve de Giant Shimano, Leopard Trek, Team Idea et bien d’autres belles équipes. Trois jours de course au programme : 180, 150 et 140 kilomètres sur des parcours vallonnées. Le premier jour les équipes de sprinters ont oeuvré pour convenir d’un sprint massif. Ils y sont arrivées mais leur plan a failli être déjoué (rires). En effet en profitant d’une accalmie, je suis sorti seul à six kilomètres de l’arrivée pour me faire reprendre sous la flamme rouge. Un beau coup de Trafalgar vu le plateau, dommage. Puis place aux deux autres étapes en tentant des choses en vain, voir en explosant littéralement en vol le dernier jour mais tout cela dans le but de faire des efforts en vue de l’échéance qui se rapproche.

Enfin nous y voila à cette fameuse semaine, avec les deux grands rendez vous, le championnat de France bien entendu et le championnat du monde (rires). Le mercredi avait lieu la course du club, la Ronde Vénitienne. Pour la deuxième fois je la remporte en partant de loin, une bonne soirée qui met en confiance personnellement et qui sert de vitrine pour le club vis à vis des sponsors locaux et de la municipalité.

Traditionnellement la championnat de France amateur en ligne se déroule le samedi après-midi. Cette année c’était le matin à 8h45 ! On remerciera la Fédé au passage, pour l’horaire aux allures de cyclosportive, le parcours à cheval entre un cyclo-cross et un critérium ainsi que leur super règlement qui favorise les DN1, comme si le cyclisme amateur se résumait à elles seules. En effet les clubs de DN1 ont le droit d’aligner sept coureurs au départ. Le reste c’est pour les Comités, enfin le reste on va dire les miettes : une place pour la Côte d’Azur, une pour la Provence, quatre pour Rhône-Alpes, trois pour Midi-Pyrénées etc… Des miettes. Tout ça combiné à un parcours peu usant où posséder des équipiers et un avantage.

Quand on connait le nombre de coureurs de qualités et au tempérament offensif qui restent à la maison ce jour là, on peut imaginer qu’une révision du règlement ne ferait pas de mal pour assister à des championnats plus enthousiasmants. Tout ça pour dire que ce championnat était un peu fade, heureusement deux coureurs ont réussi à s’extraire dans les derniers kilomètres en évitant de peu un sprint massif pour jouer le titre.

Mais à titre personnel la satisfaction était quand même là. Les jambes étaient bonnes pour le jour J, en vain mais c’est le sport. J’ai réussi mon pari de me remettre à temps, en essayant de prendre des risques sans être certain de ce maudit genou. Et comme quoi dans le sport, comme dans la vie, il faut essayer de rester fort, on peut passer par toutes les émotions en peu de temps. Durant cette mauvaise période j’ai remporté deux courses soit autant que depuis le début de saison pour porter le total à quatre. Même si ce n’est pas beaucoup pour certains, c’est mon record sur une saison (rires). Maintenant place au rôle de tonton. Ma sœur qui vit aux USA est rentrée pour quelques jours avec ses petits. Avant de courir au Tour du Pays-Roannais j’en profite un peu. La suite ça sera la Côte d’Or et le Challenge d’Or en juillet.

Allez merci et baietta à ceux qui suivent,

A la prochaine. »

(Crédit photo : Cyn Photography)



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