Par Sudeast Info
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Les Laurentins ont leur destin en main

Ecrit par Martial Hespel

Sixième du championnat, le SLB surprend cette saison en Nationale 3 après plusieurs années de galère. Les équipiers de Thibaud Arrieta abordent des semaines capitales.

Satané Covid ! Ce virus a le pouvoir de décaler des rencontres, quand il ne le faut pas, au grand dam du Stade Laurentin Basket.

Auteur d’une saison héroïque, compte tenu du contexte qu’on ne présente plus, la Nationale 3 de Philippe Agostini a vu son déplacement à Meyzieu être décalé d’une semaine. Manque de chance, la Nationale 1 du club local ne jouait pas le même soir. Une défaite 93-82 contre un groupe solide, renforcé par deux éléments, dont Damien Nséké Ebelé, un jeune espoir, très en vue, qui a survolé à lui seul la rencontre : 39 points et 11 rebonds. « Jamais ces joueurs-là n’auraient été alignés face à nous si nous avions joué à la date initiale. C’est comme ça… », explique, fataliste, Thibaud Arrieta, 25 ans. « Ça change la physionomie du match évidemment parce que ce sont deux joueurs qui performent en Nationale 1 et claquent à eux deux les deux tiers de points de Meyzieu. »


Passé ce décor défavorable, le Laurentin n’en oublie pas le courage du groupe qui s’est bien défendu. « On a pas été ridicule mais on a souffert en défense notamment sur ces deux joueurs qu’on a eu du mal à contenir et qui ont fait des différences. Dragan (Alecu, pivot du SLB : ndlr) fait un très gros boulot et nous fait beaucoup de bien sur le Poste 5. » L’éternel géant soutient le groupe comme il le peut depuis la blessure de Lorris Wathelet en début de saison. Chacun dépanne là où il peut, même si ce n’est pas forcément le poste de prédilection adéquat. De plus, avant Meyzieu, Julian Servolle a ressenti une pointe au mollet et n’a pu jouer, limitant ainsi considérablement les rotations. « On est monté là-haut pour faire un résultat. C’est frustrant mais il faut vite passer à autre chose. Des semaines très importantes nous attendent. »


Calé à la sixième place du championnat, Saint-Laurent du Var, est à un tournant de sa saison. Pour commencer, dès samedi, avec la réception de Menton (5e) ! Un derby haletant symbolique pour Philippe Agostini, qui sort de huit saisons passées sur le banc du MBC. Menton s’était imposé à l’aller, 70-65. Une semaine plus tard, un déplacement à Lorgues. Avant-dernière du championnat, l’équipe Varoise va jouer l’une des dernières cartes pour son maintien. Le SLB se doit d’enfoncer un adversaire direct. Enfin, le 12 février, la réception d’une formation de Cagnes-sur-Mer (8e), qui a changé d’entraîneur il y a six semaines et déçoit cette année. 


Deux objectifs. En premier lieu, continuer d’être si efficace à domicile. Seuls les deux leaders du championnat, qui survolent les débats, Saint-Priest de Chambéry, sont parvenus à prendre André Carton à leurs mains, sans pour autant ridiculiser les locaux. En revanche, hormis un succès, certes capital face à Cran-Pringy, le SLB a toutes les peines du monde à prendre des points hors de ses bases. « Je n’explique pas ces difficultés à l’extérieur. Peut-être un petit supplément d’âme à domicile devant notre public. Et puis, que ce soit le coach et le groupe, on était tous sur la même longueur d’onde en début de saison pour dire que si on voulait réussir une belle saison il fallait être intraitable à domicile et engranger le plus de victoires possible. On sait qu’avec un long déplacement dans les jambes ce n’est pas toujours facile de mettre autant d’intensité qu’à domicile, malgré tout ce n’est pas une excuse. »


La série qui se présente est donc d’une importance capitale. Elle coïncide avec l’hiver, la fatigue qui s’accumule, le Covid, les blessures etc… « On a du mal à être au complet à l’entraînement. Mais nous sommes évidemment fiers de notre première partie de saison. Pour autant, la saison est encore longue et nous restons concentrés pour cette phase retour. On a encore quelques matchs à aller chercher et le groupe reste soudé et appliqué. Philippe disait en début de saison qu’il voulait que Saint-Laurent soit le poil à gratter du championnat et c’est ce qu’on va tenter de faire jusqu’à la dernière journée », conclu le meneur de 180cm, formé à Antibes. Sans complexe d’infériorité, malgré ses difficultés, le groupe, qui réalise jusque là un parcours exemplaire, croit dur comme fer en ses chances de se maintenir et aborde chaque rencontre avec la ferme intention de gagner. 



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