Par Sudeast Info
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Le Sprinter règne sans partage en Corse

Ecrit par Martial HESPEL

Les 30, 31 mai et 1er juin, s’est déroulé le Tour de Corse cycliste. Ambitieux, la DN3 Sprinter Club de Nice Jollywear en ressort avec des résultats au-delà de ses espérances. 

Le week-end dernier, la DN3 du Sprinter Club de Nice Jollywear, avait amené l’artillerie lourde sur le Tour de Corse avec Christophe Rosé, Pascal Bousquet, Jérémy Ortiz, Vincent Graczyk et les Espoirs Quentin Vanoverschelde et Thomas Navarro. Trois journées de courses réservés au 2e, 3e catégorie et PASS Open. Objectif ? Prouver que le Sprinter est l’un des piliers des clubs du sud de la France. Contrat rempli ? Et comment.

Pascal Bousquet remporte le classement général final, dans le même temps que Vanoverschelde, mais l’ainé prend le dessus grâce à de meilleures places sur les étapes. Navarro va terminer septième à 22″. Vanoverschelde remporte la troisième et dernière étape après un raide solitaire de plus de 70 kilomètres, Navarro termine deuxième ce même jour. Nice gagne bien entendu le classement général par équipe, Bousquet aussi termine meilleur grimpeur. « C’est incroyable », réagit pour www.magsport06.fr Pascal Bousquet. « On a fait une très belle course d’équipe avec force, intelligence et solidarité. C’était mon objectif depuis ma reprise : quatre mois de travail en pensant a cette course. »

Pourtant, tout n’avait pas très bien commencé le premier jour. Nice se fait piéger, seul Ortiz se retrouve dans le bon coup et permet aux Sudistes d’avoir un garçon bien placé au général. Le peloton termine à 30 secondes et limite la casse. « Ce Tour n’a pas trop bien commencé le vendredi puisqu’on se fait avoir bêtement sur l’étape la plus simple », explique Navarro. C’est ainsi que pour éviter un entérrement de première classe dès le premier jour, Nice a du participer à la poursuite derrière les échappés et donc derrière Ortiz.

Le deuxième jour, en milieu d’étape, réaction de Nice avec un raide solitaire de Pascal Bousquet. Il va passer en tête des quatre côtes de la journée et donc endosser le maillot de meilleur grimpeur. « Avec Pascal et Quentin nous étions tous les trois les plus forts sauf que le dernier col était vraiment loin de l’arrivée – 60 kilomètres – et du coup on se fait revoir un peu après. Puis Pascal est parti et on a fait la course d’équipe derrière. Je fais troisième de l’étape en réglant le groupe de contre », détail Navarro. Finalement c’est Jordan Delevoye (Comité Départemental du Var) qui remporte l’étape. Bousquet est à une seconde, Navarro à 24″ et Vanoverschelde à 27″. Au général, quatre coureurs se tiennent dans la même seconde, involontairement, mais intelligemment en embuscade, Bousquet se trouve à une seconde. Ortiz abandonne. Une partie du Tour aurait pu se jouer dans le final de l’étape. « Une erreur du motard ouvreur nous a fait prendre une mauvaise direction à deux kilomètres de l’arrivée à Delevoye et moi même. On perd entre 20 et 30 secondes », explique Bousquet.

Une troisième étape d’anthologie 

Certain de sa force, Nice va déclarer la guerre au reste du peloton. « On avait prévu de faire la guerre aux autres pour renverser le Tour et on a parfaitement réussi », se réjouit Navarro.

Pascal Bousquet détaille cette formidable journée de dimanche pour le cyclisme niçois : « Apres mon raide de la deuxième étape j’étais très marqué par les autres à cause de mon maillot à pois et de ma place au général. Quentin et Thomas étaient en embuscade. On avait prévu qu’ils tentent quelque chose de loin. Après plusieurs tentatives Quentin part seul. Les leaders temporisent. Le maillot jaune (Baptiste Bouchet de Vaulx-en-Velin ; ndlr) fait rouler ses coéquipiers mais ils perdent du temps. Au sommet du dernier col Quentin a plus de deux minutes d’avance. Tous les coéquipier du maillot jaune se sont sacrifiés. Bouchet est seul et se lance dans la descente trempée, sous l’orage, comme pour jouer sa dernière carte. A l’avant Quentin se crispe. Le groupe maillot jaune explose et fond sur lui. A 15 kilomètres de l’arrivée, une minute d’avance. Thomas et moi restons dans les roues en embuscade. A cinq kilomètres l’écart n’est plus que de trente secondes et Quentin n’est plus que pour trois secondes leader virtuel au général. Les quatre leaders du général perdent leur belle entente en pensant à leur intérêt personnel. La victoire finale redevient possible. Thomas attaque. Je contre à mon tour, je reviens sur lui : l’écart est fait. On se relaie à fond avec Jérémy Privat (Mixte Auvergne Midi-Pyrénées) qui a sauté dans nos roues. On sait qu’on fait un truc dingue. Quentin ne sera pas rejoint et on plie le général. Au sprint Thomas assure le doublé de l’étape. Les quatre garçons qui se tenaient dans la même seconde ne sont jamais revenus, ils étaient cuits aprés avoir roulé tout le final à fond. »

Pour Vanoverschelde, à qui il aura donc manqué une seconde dans le final de son raide solidaire pour remporter le général, l’émotion était intense à l’arrivée : « Je suis très heureux de ma victoire mais surtout de celle de l’équipe. J’ai rarement vu un groue aussi soudé, on a pas arrêté d’attaquer chacun notre tour et au final ça a payé. Une fois la ligne d’arrivée franchie je n’arrivais pas à m’imaginer l’épopée que je venais de faire. La veille Joseph Sabeja (Masseur du Sprinter Club de Nice ; ndlr) m’a dit une phrase qui m’a marqué, comme quoi j’étais capable de réaliser une longue échappée seul et d’aller jusqu’au bout. C’est ce que j’ai essayé de reproduire et ça m’a réussi ainsi qu’à l’équipe. »

Du côté de Thomas Navarro, qui depuis deux ans enchaîne les Top 5 d’étapes en Corse sans en claquer une, le bilan possède deux visages. « Je suis content des jambes mais pas du résultat. Je voulais gagner une étape et faire mieux que septième du général. Certes je suis ne suis qu’à onze secondes du podium mais bon… Après c’est à titre personnel car je suis super content pour l’équipe, le staff et les coureurs : c’est vraiment bien ce qu’on a fait. » 

« On a passé un super week-end. Christophe, Vincent et Jérémy ont beaucoup travaillé pour arriver à ce résultat. Merci à l’encadrement présent avec nous : Charly Di Grégorio, Joseph Sabeja et le père de Jérémy Ortiz », conclu Bousquet.

(Source photo : Sprinter Club de Nice)



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