Par Sudeast Info
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Le nouveau virage d’Alexis Carlier

Ecrit par Martial HESPEL

Espoir du cyclisme, Alexis Carlier, 20 ans, vient de vivre une saison galère. Malgré tout, la DN2 de Martigues croit en lui. La vainqueur du Tour PACA Junior 2012 veut réussir à se relancer. 

Plus aucun plan sur la comète. Terminé les planifications à long terme. Alexis Carlier reprend tout de zéro. Ou presque. Nouveau maillot, nouveau cadre de vie, nouvelle vie. Après deux saisons en DN3 avec le SC de Nice Jollywear, le voici membre de Martigues, un échelon plus haut, en DN2. « Mon souhait principal était de repartir à zéro pour l’année 2015, que ce soit sur le plan du vélo ou dans la vie en général », explique t-il www.magsport06.fr. Installer à Montpellier, il découvre une nouvelle vie, d’adulte. « Le but est de trouver une certaine autonomie. Je n’aime pas qu’on soit tout le temps sur mon dos, cela m’énerve et m’empêche de travailler. » Lourdement atteint mentalement par des soucis privés, dont la tragique disparition de son ami et équipier Théo Conte en février dernier, Carlier a changé de braquet pendant plusieurs mois. 

« Je n’ai pas honte d’en parler maintenant, j’ai pris du recul et je vais mieux, c’est certain. Si j’ai arrêté le vélo en juin dernier c’est parce que je souffrais d’une dépression. Ca peut paraître du blabla pour certains, toujours est-il que j’aurais préféré avoir une bête fracture osseuse. La dépression ça vous ronge, ça vous rempli la tête d’idées noires, ça fait très mal psychologiquement et l’abandon fait partie intégrante de votre schéma comportemental (…) Lorsque qu’en pleine course, vous ne pensez qu’à ce qui a pu vous arriver dans la vie et que vous ne prenez plus aucun plaisir, alors il faut savoir dire stop et se soigner. C’est comme une simple tendinite. On se repose, on guérit et on revient petit à petit. Ici c’est le même schéma, mais c’est plus long et les décisions sont plus difficiles à prendre. » Tout cela a également entraîné des problèmes aux genoux persistants.

« Merci au SC de Nice Jollywear »

Arrivé au Sprinter Club de Nice Jollywear alors qu’il était encore Junior, il vient d’y disputer ses deux premières saisons Espoir. « Celle de 2013 s’est bien passée, malgré une fin de saison difficile et une certaine irrégularité, j’ai engrangé trois victoires et plusieurs places d’honneur. Je ne me prenais pas trop la tête au niveau des entraînements et je mangeais n’importe comment (rires). C’est une saison dont je garderai un bon souvenir et j’en remercie le Sprinter et son staff : Olivier, Joseph, Jacky etc… Merci pour ces deux années formatrices. Sans oublier mon père bien sûr, mais aussi ma famille et ma petite amie qui m’ont soutenu dans les moments difficiles et qui continueront à me soutenir. Et enfin je remercie Théo qui a été présent pour moi jusqu’au bout, pour tout. »

Son retour dans les pelotons se fera donc avec le maillot martégal. Un maillot que portait la saison dernière un autre azuréen, Jérémy Fabio et le moins que l’on puisse dire, c’est que Carlier aurait aimé vivre les briefings avec son ainé et bénéficier de ses conseils en course. « Je suis content car c’est une équipe réputée qui a su faire ses preuves, de très bons coureurs ont porté son maillot comme Anthony Maldonado (Aujourd’hui professionnel chez BigMat Auber 93 ; ndlr) ou encore Jérémy Fabio… J’aurais d’ailleurs bien aimé être son équipier pour la prochaine saison. C’est un formidable coursier, bourré de puissance ! C’est toujours formateur et encourageant d’avoir un leader comme ça et je suis un peu déçu qu’il ait pris sa retraite. »

« Prendre un nouveau départ »

« J’arrive à Martigues car j’ai un besoin de changer d’air et de rencontrer de nouvelles personnes, de prendre un nouveau départ. » D’ailleurs, Carlier est très reconnaissant envers Hristo Zaykov, le directeur sportif de Martigues, car, même si les contacts ont débuté il y a un an, avec la saison, quasi-blanche, que vient de traverser le Grassois, il n’était pas écrit qu’un dirigeant franchisse le pas. A Martigues, visiblement, on croit au potentiel du jeune espoir. « La saison 2014 a été et de loin la plus mauvaise de toute ma jeune carrière : première fois depuis que j’ai commencé le vélo que je ne gagne pas une course durant la saison. Et pourtant je n’avais jamais atteint un tel niveau ! Un nouvel entraîneur très compétent – titulaire d’un DEA en Sport et Performances – qui m’a fait découvrir le haut niveau de la préparation tant sur le plan entrainement et diététique : sujet pour lequel j’ai d’ailleurs développé une petite passion. J’avais franchi un réel cap, mes données à l’entrainement en attestaient et je comptais continuer à m’améliorer. Mais la vie et ses aléas en ont voulu autrement… »

« J’avais peu d’espoirs qu’on me laisse la porte ouverte au haut-niveau. J’espère pouvoir honorer leur choix risqué – entre guillemets – de m’avoir engagé en le prouvant sur le vélo. Le calendrier a l’air particulièrement enthousiasmant et les compétitions seront sûrement de belles expériences et aventures dont j’espère faire partie. » Mais pour ce qui est des ambitions, après ce qu’il vient de connaître, Carlier préfère aviser plus tard. « Je ne veux plus rien préméditer, je veux faire de mon mieux et c’est tout. Retrouver mon mental de coursier d’antan et aller jusqu’au bout de mes capacités, ni plus ni moins. »

(Crédit photos : Cyn’ Photography)



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