Par Sudeast Info
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Basket : Vence s’est fait peur
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Alors que son entraîneur annonce vouloir continuer le travail la saison prochaine, Grasse va tenter de sauver sa saison en passant en play-offs de N3F.
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L’an zéro du rugby niçois

Ecrit par Martial HESPEL

La Fédérale 3 du Stade Niçois, leader de son championnat, reprend la compétition ce week-end. L’occasion de faire un point global sur le club azuréen avec le Président Tony Catoni.

Le rugby niçois est sur la pente ascendante. Un an et demi après la disparition du Rugby Nice Côte d’Azur, suivi de la naissance du Stade Niçois, le club du Président Tony Catoni est leader, à mi-saison, de la Poule 10 de Fédérale 3 (classement), avec l’ambition affichée de monter en Fédérale 2. « Tout cela se prépare consciencieusement. J’ai lu dans un journal local un des anciens du club qui disait qu’on serait en Pro D2 dans quatre ans. Nous n’en sommes pas du tout là. Il faut d’abord se donner la capacité d’y penser. Il faut construire et élaborer un concept de Pro D2. Il faut rester humble. Si on monte en Fédérale 2, on cherchera, la première année, le maintien, avant de penser à monter en Fédérale 1 dans la foulée. Il faut tout construire de la manière la plus solide possible avec des hommes vigilants et aguerris à tous les postes qui existent au club. » 

Alors, l’homme fort du Stade Niçois prône la vigilance : « On a vu, il n’y a encore pas si longtemps, une équipe naître. Depuis août dernier nous avons pris modestement et humblement tous les matchs comme une épreuve à franchir. Avec le staff, on explique jour après jour au groupe que chaque match a son enjeu et qu’il faut respecter tout le monde. Le match nul à Berre et la défaite à Aubagne nous ont laissé les pieds sur terre. »

« Faire venir entre mille et deux milles supporters »

Pour parvenir à ses fins, Tony Catoni a décidé d’instaurer, au sein du club, plusieurs commissions avec des personnes « qui travaillent réellement. Nous ne sommes, pour le moment, qu’en Fédérale 3, mais on communique beaucoup par l’intermédiaire de plusieurs supports. Notre objectif est de faire savoir au pus grand nombre que le rugby à Nice s’offre un renouveau. » Il faut en effet faire venir du monde au stade des Arboras. « Pour le moment c’est trop peu : six cents de moyenne. C’est aussi de notre responsabilité. Après, il faut le comprendre, du rugby en Fédérale 3 ça n’enchante pas forcément les foules. Mais nous allons essayer de structurer tout ça. Nous sommes consciants que sans supporters, c’est difficile d’arriver au haut niveau et donc de faire venir les sponsors. Je pense que rapidement on peut faire venir entre mille et deux milles supporters au stade. »

Aujourd’hui, le Stade Niçois compte plus de 650 licenciés. « C’est énorme, mais compte tenu de la population niçoise, on peut légitiment espérer le double. Pour cela, nous allons déplacer une école de rugby sur d’autres structures comme à Villefranche ou Beaulieu-sur-Mer et proposer ainsi d’autres écoles que celle des Arboras. » Un projet ambitieux pour ratisser un maximum de talents et structurer, sur le long terme, le club : « Monter d’une division ça se digère et pas seulement au niveau sportif. On connaît des équipes qui, dès leur arrivée en Fédérale 2, ont structuré une équipe pour la Fédérale 1. Sauf que les clubs n’étaient pas forcément prêts sur le plan humain, administratif, financier : à tous les niveaux. »

« Nous avons refusé des joueurs car l’humain ne suivait pas »

« Le club est heureux de ce qu’il vit. On ressent une véritable joie de vivre collective. » Cet été, au sein de la Fédérale 3, pas moins de quinze joueurs ont été recrutés : « Bien sur, avec notre objectif de Fédérale 2, nous avons pris en compte le niveau sportif des garçons mais aussi, et nous y avons été très attentifs, les qualités humaines des hommes. Plusieurs joueurs de qualité sont venus spontanément se proposer pour jouer chez nous mais nous les avons refusé car l’humain ne suivait pas. Aujourd’hui, grâce à nos choix, l’ambiance est du tonnerre. Nous avons la chance de bâtir un club tout neuf. L’été 2012 est l’équivalent de l’an zéro pour le rugby niçois : sans conflit. »

Mais pour grandir, Tony Catoni sait que le seul Stade Niçois doit s’entourer de ses voisins et créer ainsi une vraie émulation au sein des Alpes-Maritimes. « Lorsqu’on regarde en arrière, il y a deux ans, lors de la disparition du Rugby Nice Côte d’Azur, c’est le jour et la nuit. Nous avons reconstruit le Stade Niçois avec l’ambition de proposer aux autres clubs du département de travailler ensemble : Saint-Laurent, Grasse, Monaco, Mandelieu, Menton ou encore Antibes. On doit développer tous les niveaux : cadets, juniors etc… On découvre des choses exceptionnelles : nous avons tous la même volonté qui est de progresser ensemble. »

« Un projet professionnel à la hauteur de la cinquième ville de France »

L’année 2014, qui doit avoir pour point d’orgue en mai prochain le ticket pour l’accession en Fédérale 2, va débuter ce dimanche aux Arboras contre le CO Berre. A mi-saison (classement), Nice est leader et Berre quatrième. L’objectif des Niçois est de rester premiers pour jouer contre le quatrième de la Poule 9 lors du premier tour des play-offs. « Après un départ en demi-teinte, les Berrois ont bénéficié du retour de certains cadres pour remonter au classement, jusqu’à s’affirmer plus que jamais comme un prétendant à la qualification aux play-offs. C’est sur une série de deux victoires, dont une acquise à Aubagne (2e) lors de la dernière journée, que le CO Berre se déplace à Nice en espérant gagner », explique le staff du club Niçois dans un communiqué. 

Le coup d’envoi de la rencontre sera donné ce dimanche à 15 heures, entouré de nombreuses festivités : DJ en tribune, stand de socca, une formule midi 100% niçoise, structures gonflables ou encore plateaux des U7, U9 et U11. « Si demain il doit y avoir un projet d’un club professionnel à Nice, il sera celui de la cinquième ville de France », explique Catoni. La journée de dimanche, autour du match de Berre, représente les prémices de cette montée en puissance.



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