Par Sudeast Info
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« J’espère avoir un rôle de leader »

Ecrit par Martial HESPEL

A 31 ans, Arnaud Petitjean, qui évolue au poste de pivot et voyant une rude concurrence se présenter à Antibes en Nationale 2, a décidé de rejoindre Villeneuve-Loubet en Nationale 3. Il s’explique.

Arnaud, tu as donc annoncé à ta Présidente Françoise Petrov et à Laurent Baudet, le 28 juillet, ta décision de quitter Antibes pour rejoindre Villeneuve-Loubet. Pour quelles raisons ?

La raison principale est de retrouver du temps de jeu et du plaisir sur le terrain et je sais très bien qu’à Antibes avec l’arrive de Sébastien Garain ça allait être compliqué. Je n’avais déjà pas beaucoup de temps de jeu notamment en attaque l’année dernière en étant deuxième pivot. Alors troisième… De plus le fait que l’équipe réserve soit redescendue en ETM a également pesé dans ma décision. J’espère avoir un rôle de leader dans ma nouvelle équipe. Je sais très bien que si j’étais resté à Antibes je n’aurai eu que des miettes.

A quand remonte ta réflexion de partir ? On sait que tu avais dis à Laurent que tu serais de la partie avec Antibes…

La saison 2016-2017 n’était pas encore terminé et nous avions déjà eu un rendez-vous avec Laurent où il m’a fait comprendre que je pouvais avoir ma place dans l’équipe malgré l’arrivée de Sébastien Garain et qu’il comptait sur moi pour apporter de la variété en attaque et mes qualité de défenseur. Et puis, fin mai, aucun club ne m’a contacté. Il faut dire que c’était tôt et pas encore la bonne période. J’avais donc décidé de rester à Antibes et de donner mon accord à Laurent. Avec quand même un sentiment mitigé… Et puis pendant les vacances j’ai pas mal réfléchi. J’ai discuté avec mes coéquipiers ou ex-coéquipiers. Et courant juillet j’ai été contacté par Villeneuve-Loubet par l’intermédiaire de son entraîneur Sylvain Frésu. 

Certains pourraient te reprocher d’annoncer ton départ à tes dirigeants à peine trois jours avant la reprise. Tu en as conscience ?

Evidemment que j’y est pensé. Quand Sylvain Frésu m’a proposé de le rencontrer, j’ai tout de suite prévenu Laurent Baudet que j’allais le voir. Forcement j’étais un peu mal à l’aise vis à vis de la situation après avoir donné mon accord un mois auparavant. J’ai essayé de faire les choses le plus correctement possible en m’expliquant avec Laurent et mes anciens coéquipiers. Je pense qu’ils ont tous compris mon choix et que personne ne m’en voudra. 

Que retiens-tu de tes quatre années à Antibes ? Tu as tout connu, la désillusion de la montée loupée, puis la montée et la saison énorme en Nationale 3 et puis le maintien en Nationale 2. Une grande aventure qui t’a marqué ? 

Je suis arrivé à Antibes avec beaucoup d’ambitions et malheureusement comme je le détaille plus bas, j’ai été rapidement stoppé par une maladie qui m’a suivi pendant trois ans. En quatre ans nous sommes passés par tous les états… Mon plus beau souvenir reste l’année de la montée. On réalise une saison énorme avec un super groupe et une belle bande de copains… Mon moment le plus dur est – un an auparavant – la défaite au barrage avec en plus la frustration d’être resté dans la tribune alors que le barrage avait lieu à Vesoul : ma ville natale.

Qu’est-ce qui te passe par la tête au moment de penser à Gilles Sanchez, ton entraîneur pendant quatre ans à Saint-Claude ?

J’ai passé quatre ans aux côtés Gilles avec des hauts et des bas. Il y a eu des moments durs parfois. J’ai eu les boules notamment au barrage à Vesoul. Mais ça fait partie du sport. J’ai rebondi. Je me suis battu sans jamais lâcher. Quand il a su que j’avais signé à Villeneuve-Loubet il m’a directement écrit pour me féliciter et me dire que je faisais un bon choix. Je lui souhaite pleins de bonnes choses pour la suite.

Les copains à Antibes ?

J’ai tissé des liens avec de nombreux joueurs. C’est aussi pour ça que c’était dur de quitter le club. Cette année ils ont les moyens de faire une super saison et je vais suivre les résultats de près et si je peux j’irai voir certains matchs. 

Le projet du VLHB ? Qu’aspire t-on du côté de Granelle ? Les deux dernières équipes qui sont montées en N2M sont des voisins…

J’arrive à Villeneuve-Loubet avec beaucoup d’ambitions. Je connais déjà certains joueurs notamment Arnaud (Gorgerin ; ndlr) avec qui j’ai joué au Cavigal Nice. C’est un groupe jeune – je crois que je rentre directement sur le podium des anciens – et je veux y apporter mon expérience et aider l’équipe. On a pas parlé d’objectif mais la saison dernière ils ne sont pas passés loin de la place de barragiste. Cette année la poule est très homogène et ça promet ! Il est trop tôt pour parler de montée… On va déjà bien se préparer et réussir le début de saison pour le reste on verra.

Enfin, un dernier mot sur ta transformation physique et tes quatorze kilos de perdus. Est-ce pour le handball ou plus particulièrement pour ta vie d’homme de tous les jours de mettre en place tout ça au moment de la trentaine ?

Non ce n’est pas la crise de la trentaine (rires). Quand je suis arrivé à Antibes il y a quatre ans je suis rapidement tombé malade. J’ai été diminué pendant très longtemps. Le traitement pour cette maladie ne permet pas de guérir et après quelques mois je me sentais mieux mais j’étais très loin d’être à 100%. En juin 2016 j’ai rencontré une naturopathe qui m’a aidé et conseillé au niveau de mon alimentation notamment. J’ai fait beaucoup de concessions – viande, gluten, lactose, alcool etc… – et le résultat est intervenu très rapidement. Ça s’est tout de suite senti lors de la préparation physique puis sur le terrain. J’ai au final eu plus de temps de jeu en une saison de N2M qu’en trois années en N3M. Aujourd’hui grâce à ce régime alimentaire j’ai récupéré 100% de mes capacités et je me sent prêts à en découdre pour cette nouvelle saison.

(Crédit photo : Magsport06)



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