Par Sudeast Info
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« Je sais être fainéant »

Ecrit par Martial HESPEL

Avec six finales et un titre en simple (Future) en 2013, mais aussi sept titres en double également en Future, le Monégasque Benjamin Balleret est de retour avec l’Australie en vue…
 
Après tes deux semaines en Géorgie, qu’as-tu fais depuis ton retour à Monaco dimanche soir ?
Journées off lundi et mardi. Je me suis occupé de tout ce qui est extérieur au tennis : la maison, les papiers etc… Quand on a du temps comme ça il faut en profiter. Le temps de quelques soins, de récupération et le premier entraînement a eu lieu, plutôt tranquillement, mercredi matin. C’est seulement jeudi que nous avons repris les séances intenses.

La semaine dernière, tu as remporté ton premier titre en simple lors du Future n°2 de Telavi après six défaites en finale… Déçu de gagner enfin un tournoi en 2013 sur abandon ?
C’est vrai que, lors de l’abandon d’Androic (3-0 pour Balleret le premier set ndlr), je n’ai pas eu cette sensation de pression qui retombe. Il n’y a pas eu de balle de match et puis il y avait peu de spectateurs. C’est tout un environnement qui fait qu’il n’y a pas cette intensité que tu peux ressentir lors d’une finale « normale ». Malgré tout, le but était de gagner le tournoi et peu importe la manière c’est fait. Malgré tout c’est la satisfaction qui prévôt.

Car dans l’absolu, outre les titres, tu cours surtout après les points ATP ?
Oui et il y a un monde entre arriver en finale et gagner la finale. Même si je suis toujours content d’arriver en finale, le fait de gagner le tournoi fait que tu rentres chez toi invaincu, sans avoir perdu, tu es bien, tu es léger, tu ne te ressasses pas tel ou tel point. Lors de ma première finale en Géorgie, j’ai fait des mauvais choix, surtout dans le troisième set.

Avant ton titre, tu avais perdu pas moins de six finales. Tu commençais à gamberger ?
Pas vraiment… Si on mauvais dit que je rentrerais de Pologne avec trois finales en trois tournois j’aurais signé tout de suite. Je suis rentré de Monaco content de mes tournois avec l’envie de continuer. Il n’y avait pas de blocage car je n’ai pas fait de mauvais matchs en finale. Tu joues à chaque fois contre le meilleur joueur du tournoi. Deux ou trois fois je suis passé tout près.

« J’aime bosser dur mais… »
 
Les finales du n°1 et du n°2 de Telavi en Géorgie étaient les mêmes en simple et double…
En double c’était la logique. Romain et moi étions tête de série n°1 et les Polonais n°2. C’était la meilleure équipe que nous avons joué durant cette tournée géorgienne. On prend à chaque fois le dessus au premier set, ils prennent un coup au moral et le deuxième set se passe bien. Tant mieux pour nous. On les connaît bien. Kocyla et Koniusz jouent souvent ensemble en double : une belle opposition. Pour ce qui est du simple, je ne connaissais pas Androic avant ces deux semaines. C’est vraiment un mec super sympa. On s’est un peu charrié durant le deuxième tournoi. Quand on se croisait il y a avait toujours un mot pour l’autre. Il n’était pas trop déçu de son abandon lors de la deuxième finale. On s’est partagé les deux titres.

Lors la demi-finale d’Androic contre Romain Arneodo, as-tu senti que le Croate était prenable physiquement ?
Non car contre Romain il était à 100%. Mais avant de jouer son quart de finale, il s’est entrainé à côté de nous et m’avait parlé de ses soucis au dos. Il traînait ça depuis trois jours et arrivé au dernier match, c’était trop dur.

Pourquoi c’est cette saison, à 30 ans, que tu retrouves le niveau que tu as connu en 2006 notamment ?
Je suis revenu dans la structure de Guillaume Couillard et Thomas Oger à Monaco. Ça m’a fait beaucoup de bien. Pendant deux ou trois ans j’étais un peu seul avec l’apport de coach particulier sur certaines périodes. Je travaille avec Guillaume et Thomas qui m’aident beaucoup. Je suis quelqu’un qui aime bosser dur, mais il faut tout de même me pousser de temps en temps. Je sais être fainéant mais arrivé sur le court je suis motivé. Et puis j’ai appris à prendre soin de mon corps, en n’hésitant pas par exemple à prendre trente minutes de plus à l’entraînement pour des étirement etc… Et puis je suis aussi là pour montrer le bon exemple à Romain (21 ans), qui est très pro lui aussi.

Ta vie privée a également changé ?
Je vais être papa au mois de février. Ma campagne est, quand elle le peut, en tournoi avec moi. Elle connait le tennis et n’hésite pas à me recadrer de temps à autre si je n’ai pas la bonne attitude. Ça m’aide beaucoup. Mon retour est dû à un tout. Mentalement je suis plus léger. Je me focalise sur le tennis. Et puis cette saison j’ai décidé de jouer le double à fond. Avant ce n’était pas ma priorité. Lorsque je perdais d’entrée en simple, je préférais rentrer à la maison plutôt qu’aller au bout en double. Et ce n’est pas une question d’argent. Pour un tournoi en double, avec un titre tu gagnes 450 dollars, que tu partages, lorsque tu as une nuit d’hôtel de 80 dollars tu ne gagnes pas grand chose.

« Mon dos va beaucoup mieux »
 
Tu es provisoirement 349e mondial en simple alors que tu étais 636e en janvier dernier. Tu pensais en être là aujourd’hui ?
On y croit toujours. Sur certains matchs ou durant des entraînements tu sens que tu es très bon, peut-être même meilleur que lorsque j’étais 206e à mon top classement en 2006. Je suis maintenant régulier et je pense pouvoir aller plus haut encore.

Les problèmes de dos sont derrière toi ?
Ils ont commencé en début de saison après les matchs de Coupe Davis et avant le Masters 1000 de Monte-Carlo. J’ai été géné jusqu’au juin, notamment au Future de Grasse. Maintenant ça va beaucoup mieux. Je suis très bien. Je remercie Eric Hernandez (BFS Training) notre préparateur physique pour son super travail.

Vas-tu terminer ta saison exclusivement en Future ou vas-tu t’inscrire à quelques Challengers ?
Je vais finir en Future. Pour deux raisons. Aujourd’hui je suis placé vers la 300e place à l’ATP. Ce rang ne m’offre pas toujours la possibilité d’entrer directement dans le tableau final d’un Challenger sans passer pas les qualifications. Et puis, comme je n’ai aucun point à défendre jusqu’en janvier 2014, la totalité des points que je vais engranger vont me faire grimper au classement, tout cela dans le but d’être dans le top 250 pour participer aux qualifications de l’Open d’Australie. Je dois accumuler des points.

« J’aurais beau gagner des Futures… »
 
Lundi tu vas intégrer, assez largement le top 300 en double. Tu as gagné sept tournois cette saison et tu es invaincu depuis 16 matchs dans la spécialité. Tu penses à intégrer le top 100 ?
Tout dépend de ce que ça va donner en Challenger. Car au bout d’un moment, j’aurais beau gagner des Futures, 15 points gagnés ne me feront plus avancer que de dix places au lieu des cinquante que je gagne par semaine depuis deux mois. Un titre en Challenger c’est minimum 80 points et ça change tout. Donc tout déprendra de mon rendement au niveau supérieur.

Monaco attend l’aval de l’ITF pour que Romain puisse jouer en Coupe Davis pour la Principauté. Vous avez gagné quatre Futures en double cette saison ensemble. Balleret/Arneodo sera la paire de Monaco ?
Dans un future lointain je pense oui. Mais Guillaume Couillard et Thomas Oger n’ont pas dit leurs derniers mots. J’ai mes habitudes avec Guillaume et lui joue bien avec Thomas. On verra aussi au niveau de la forme du moment.

Suite du programme ?
Entraînement la semaine prochaine et on part avec Romain en Arménie à partir du 30 septembre pour jouer deux Futures 15.000$.



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