Par Sudeast Info
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« Je n’ai plus peur de personne »

Ecrit par Martial HESPEL

Galvanisée par son retour dans le top 20 mondial, la Niçoise Alizé Cornet, de passage à l’ISP Academy de Sophia Antipolis, pour s’entraîner aux côtés de Bastien Fazincani, responsable du Team Pro Féminin, revient pour www.magsport06.fr sur une saison 2014 riche en satisfactions. 

Alizé, quel est l’objectif de cette période passée sur tes terres ?
C’est la fin de mes vacances. Je reprends doucement. C’est une semaine de transition avant d’aller disputer des matchs par équipe en Inde puis, à partir du 1er décembre, de démarrer ma préparation foncière à Paris. Depuis que j’ai dix ans je viens m’entraîner ici quand je suis dans le sud. J’ai eu ma licence ici dans ma jeunesse. C’est comme ma maison. J’ai mes repères. Je reprends mes marques car je n’avais pas touché une raquette depuis deux semaines. Logiquement, même à cette période, on peut jouer à l’extérieur sur la Côte d’Azur. Malheureusement je tombe sur une mauvaise météo.

En janvier, tu remportes la Hopman Cup à Perth. Un élément très important dans ta réussite en 2014 ?
Un début de saison idéal pour moi. C’était ma première victoire dans cette épreuve par équipe mixte, avec Jo-Wilfried Tsonga. Elle m’a procuré beaucoup d’émotions. J’ai joué tout suite face à des filles très fortes comme Radwanska, Medina Garrigues, Stephens et Kvitova. C’était du très haut niveau. Cela m’a lancé d’une très bonne manière pour toute la saison. J’y participe à nouveau dans un mois et demi avec Jo pour défendre notre titre.

« Je le mérite »

Retrouver le top 20 doit être une satisfaction doit être immense ?
Oui. Etre 21e ou 19e peut sembler anodin, mais pour moi c’est tellement différent. J’étais depuis plusieurs mois bloquée entre la 21e et la 24e place et grâce, notamment, à ma bonne tournée asiatique de septembre, j’ai intégré le top 20. C’était mon objectif. Mission accomplie. Je le mérite. Je travaille dur pour y arriver, ma progression est constante. Cette année, j’ai gagné le titre à Katowice en Pologne, atteint la finale à Guangzhou en Chine et à Dubaï ou encore joué en deuxième semaine à Wimbledon. 

La place de 19e mondiale n’est qu’une étape à ce retour au premier plan ?
Je veux intégrer le top 15, puis retrouver mon meilleur classement, onzième, qui date de 2009. Et puis il y a le top 10. Mais c’est très difficile d’y parvenir. Pour cela, il faut gagner plus de matchs en Grand Chelem et peut-être moins jouer de petits tournois et davantage cibler et me concentrer sur les grosses échéances. Mes trois victoires sur Serena Williams, la meilleure joueuse du monde, m’ont ouvert les yeux. J’ai aussi battu Radwanska ou Halep, deux autres joueuses du top 10. Je n’ai plus peur de personne. J’ai le niveau, il ne me manque que de la régularité. J’ai regardé les matchs du Masters de Singapour. Le niveau est très bon, mais je me dis que je peux aussi avoir ce niveau pour jouer à ce stade là. Mais pour faire partie des huit meilleures, il me faut plus de constance.

Justement pour maîtriser cette constance, il faut maîtriser un tennis féminin qui a changé ?
Le niveau de jeu des filles du top 50 est incroyable. C’est tellement homogène. Je pense qu’il ne faut pas parler d’un manque de hiérarchie, avec les filles du top 10 qui n’assument par leur statut, comme en Grand Chelem par exemple. C’est simplement que tout le monde joue bien. Alors la pression est encore plus grande pour les meilleures. Si le niveau de jeu est moyen, aujourd’hui ça ne passe plus. Alors qu’il y a dix ans on était certain de retrouver le top 10 en quart de finale les doigts dans le nez. Maintenant il y a des surprises, les jeunes arrivent. Un vrai changement de génération. 

« J’aime ces émotions par équipe »

En parlant de nouvelle génération, l’équipe de France de Fed Cup a gagné cette année son barrage pour retrouver, en 2015, le Groupe Mondial, la première division. Cela aussi fait partie de la réussite de cette saison…
C’est forcément intéressant, un objectif supplémentaire. Mais notre premier tour contre l’Italie ne sera pas facile du tout. En même temps, en première division, il n’y a que huit nations. Donc forcément c’est dur. C’est vrai que je ne peux pas baser ma saison là dessus, mais c’est exitant d’y participer, aller loin. Les garçons, avec leur finale à jouer face à la Suisse en Coupe Davis, nous donnent envie. Il y a un véritable esprit de groupe. Même si Kristina Mladenovic et Caroline Garcia sont jeunes, elles font maintenant parties de l’équipe depuis un moment. Nous avons trouvé notre rythme. J’aime ces émotions pas équipe.

Nice et la Côte d’Azur restent des éléments indispensables dans la progression tennistique ?
Oh oui ! Après chaque tournée je suis obligé de venir ici, chez moi, avant de remonter sur Paris, où je m’entraîne. J’ai ma maison, ma famille, mon copain etc… C’est nécessaire. Le tennis m’a permis de voyager dans le monde entier, mais je ne trouve aucun paysage aussi magnifique qu’ici. Je suis très attachée à mes racines.

(Crédit photo : ISP Academy)



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