Par Sudeast Info
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« Je m’en vais avec des amis »

Ecrit par Martial Hespel

C'est une page qui se tourne au SLB. Jérémy Delgado (n°7) joueur pendant dix ans sous les couleurs blanches et bleues, puis éducateur chez les jeunes et enfin entraîneur avec les seniors, quitte le SLB, non sans une pointe d'une nostalgie bercée de précieux et tendres souvenirs.

Jérémy, comment analyses-tu ta saison en Régionale 2 avec la réserve du SLB ?


En première phase, la composition de la poule géographique pour accéder à la Poule Haute fait que nous nous sommes retrouvés avec les Baous et Vence. Deux gros morceaux. Tout en sachant que sur ce groupe de cinq, seuls les deux premiers passaient, nous savions que la partie serait serrée. Finalement, le BCB a dominé tout le monde. Pour nous, nous avions un match décisif après un bon début de saison : le retour contre Vence à domicile. On s’incline de vingt points… Même si c’est frustrant, nous avons un autre statut que les autres. Ça change beaucoup de choses, en investissement et en stabilité. On joue avec ces aléas d’équipe réserve, même si ça se passe plutôt bien. 

La suite fût positive ?


Oui. Derrière, même principe en Poule Basse, il fallait terminer dans les deux premiers pour être certain de se maintenir, ce que nous parvenons à réaliser avec une autre réserve de Nationale 3 : Menton. Au complet, ils avaient une belle équipe. On gagne les matchs qu’il faut avec de la réussite, notamment au buzzer face au CTBB et avec nos armes. Les gars ont été réceptifs et chacun a réussi ce qu’il fallait quand il le fallait. Rien n’était simple, bravo aux garçons, globalement la saison est positive.


Tu refermes un chapitre de ta vie de basketteur puisque tu vas rejoindre le BC Baous, domicilié à Saint-Jeannet…


Je quitte Saint-Laurent du Var sans pour autant tourner la page. Je m’en vais qu’avec des ami(e)s. En tant que joueur, sur mes quinze années seniors, dix ont été au SLB. J’ai eu la chance de faire partie de ce qu’on a vu de bien en senior dans ce club. J’ai joué avec la génération, David Amselem, Charly Ruiz, Mario Mendes et même Eric Longin quand il avait moins de trente ans (rires), le tout coaché par Jacky Malboeuf et je suis parti en laissant Rodrigue Monge et Thomas Nahon et d’autres avec qui j’ai passé du temps. On peut dire que j’ai traversé les époques dans ce club. J’ai même eu un passage où j’ai joué avec plusieurs amis d’enfance : Olivier Gimeno, Elliot Varella, Stephen Dose en étant coaché par mon père (Notamment en 2015, illustration ; ndlr) Plutôt cool. En tant qu’entraineur j’ai fini où je voulais, avec des seniors, ça aussi ça a été une bonne chose après être passé par quasiment toutes les catégories. 


Pourquoi as-tu choisi le BCB ?


D’un point de vue pratique c’est idéal puisque ça me rapproche de chez moi. En termes de disponibilités ça va être plus simple. Je le fais aussi parce que je sais où je mets les pieds et je pense ne pas me tromper en disant que ça va bien se passer. Je ne connais pas tout le monde mais une bonne partie et j’ai un bon ressenti. Je rejoins Éric (Longin ; ndlr) qui est finalement peut-être le gars avec lequel j’ai le plus joué à Saint-Laurent du Var : à voir avec Olivier Gimeno. Forcément, nous avons un lien particulier et c’est un club qui monte. J’ai la sensation qu’ils sont heureux que je les rejoigne, c’est réciproque. 


Tes missions ?


Je vais principalement encadrer les U17 et être aux côtés de la Pré-Nationale du mieux que je peux. Je repars sur la formation à un âge où ils doivent progresser individuellement et comprendre ce qu’ils doivent faire dans le jeu. On va travailler au mieux, ça va le faire. Pour l’équipe fanion si je peux aider je serais là, on verra sur le tas, c’est l’équipe d’Éric avec sa touche, si je peux être de bons conseils alors ça se fera naturellement. 


Que peut-on te souhaiter pour la suite ?


La suite je l’envisage avec plaisir et que tout le monde s’amuse. Une bonne ambiance dans un club qui se revendique très familial et ça se ressent de toute façon. J’ai une pensée pour tous ceux que j’ai pu côtoyer au Stade Laurentin, le Bureau, la présidente Maya, aux indispensables Anthony et Cathy Torcat, je les remercie. J’ai joué avec des frères, j’en ai aussi coaché. Dernière pensée pour notre ami Pépé, disparu en avril dernier. Le basket, c’est une famille, il avait tout compris. 



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