Par Sudeast Info
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« Je me battais dans le vide »

Ecrit par Martial HESPEL

Aujourd’hui 815e mondial à l’ATP, Florent Diep sort d’une année très compliquée. Conscient de ce qui cloche, il s’avance très motivé vers des jours meilleurs, il s’en sent capable.

A ceux qui pensent qu’un joueur de tennis est « un fils de bourgeois » qui traverse le monde pour voir du pays et en même temps engranger de lingots d’or en tapant dans une balle jaune, qu’ils aillent en toucher deux mots à Florent Diep. Souvenez-vous de cette histoire hallucinante de fin mai où il a dû se battre contre les éléments. Le Français, pensionnaire du centre d’entraînement de la Fédération Monégasque de Tennis, a vécu une année 2015 galère. 

En janvier, il va se bruler les ailes et subir. Il va prendre part à quatre 10.000$ en Floride. Les Futures américains ont cette particularité de demander de gagner non pas deux, non pas trois, mais bien quatre tours en qualification pour intégrer le tableau principal. Il va y parvenir à chaque fois, enchaînant les matchs, cumulant la fatigue, pour finalement passer une seule fois le premier tour. Au final, une vingtaine de matchs pour un petit point… Le joueurs de 24 ans va ainsi cumuler huit défaites consécutives en ne gagnant que deux petits sets sur ces matchs. « Ma première partie de saison a été dur mentalement parce que j’ai perdu complètement confiance, je me battais dans le vide. Je n’allais pas dans le bon sens et c’est un cercle vicieux. Plus ça dure et plus c’est difficile d’en sortir », confie-t-il avec pudeur à www.magsport06.fr. Un début d’année qu’il qualifie même de « catastrophique ». Très, trop, souvent seul en tournoi durant la période qui a suivi la Floride, il s’est retrouvé livré sans issue. « Les choses ont fait que je n’ai pas pu partir énormément accompagné entre janvier et août ce qui a fait que c’était encore plus dur de trouver les solutions seul. »

Les choses vont tourner fin août en Belgique. A ce moment-là, alors qu’il avait terminé l’année 2014 à la 757e place mondiale, il est 960e ! Mais à Ostend, son coach, Guillaume Couillard, va le rejoindre. Il atteint cette semaine là les quarts de finale. Dans la foulée, il atteint la finale du championnat de France 2e Série. Une très belle performance qui prouve que le garçon n’est pas à sa place lorsqu’il flirte avec le Top 1000. « J’ai eu le chance que Guillaume puisse m’accompagner en août une semaine en Belgique puis au Critérium et ça m’a énormément aidé. En quelques jours j’ai senti une différence incroyable avec quelques conseils simples mais qui ont remis mon jeu en place et sa présence a fait un bien fou mentalement. » Il va plus tard bien terminer l’année avec une demie et un quart en Tunisie. Des résultats qui lui permettent aujourd’hui d’être remonté à une plus convenable 815e place mondiale. Un autre point qui va lui permettre de garder la tête hors de l’eau, c’est le double. Dans cette spécialité, Diep va cumuler trois titres sur des 10.000$, deux finales et six demi-finales. « Le double a été important pour moi : surtout pour jouer des matchs. Comme certaines semaines je ne gagnais pas beaucoup de matchs en simple ça me permettait de rester dans la compétition par l’intermédiaire du double. Ensuite c’est sûr que ça aide notamment pour le retour, le service et la volée. » Soulevez quelques trophées, bien que modestes, permet de conserver un minimum de confiance pour, un jour, relever la tête.

Pour l’année à venir, Diep sait quoi corriger. Sa préparation se passe très bien selon ses propres termes autour de l’ossature du groupe Coupe Davis de Monaco : Balleret, Arneodo, mais aussi Catarina et Nys. « On est un groupe de cinq joueurs soudés mais aussi avec l’ensemble des coaches. C’est un plaisir de pouvoir faire une préparation dans ces conditions. » Il faut également souligner, ce n’est pas à négliger, que le temps presque estivale qui court sur la Côte d’Azur et Monaco en ce mois de décembre, permet à chacun de pouvoir bien travailler chaque jour sur le court. « Les points importants de mon jeu auquel je dois penser sont de faire le jeu avec mon coup droit sans « sur-grater » la balle, une prise de balle tôt en revers pour perdre un minimum de terrain, aller vers l’avant dès que possible mais surtout me concentrer sur le positif de ce que je fais pendant un match. » Ce grand gaillard de 191 cm reprend la compétition à partir du lundi 11 janvier à Hammamet, en Tunisie, où il disputera deux ou trois 10.000$ sur terre battue. Il sera tête de série sur le premier tournoi.

Pendant les cinq premiers mois de l’année, il n’a que deux petits points à défendre. Autrement dit, si lors du tout premier tournoi, il atteint les quarts de finale c’est déjà bouclé pour ensuite grimper à chaque victoire. « L’avantage, entre guillemets, de ne pas avoir bien joué l’année dernière, est que je n’ai pas beaucoup de points à défendre donc je veux en prendre un maximum le plus rapidement possible mais je ne veux pas me focaliser là-dessus. Je dois me concentrer sur mon jeu et ce que j’ai à faire pour bien jouer et les résultats viendront. »



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