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« j’ai cru halluciner plus d’une fois »

Ecrit par Martial HESPEL

Après deux saisons passées en Nationale 2 à Monaco, Jordan Perronneau, demi-centre, rejoint le Cavigal Nice en Nationale 1. Sans détour, il nous explique ce choix.

Jordan, lorsque tu es arrivé sur le Côte d’Azur il y a deux ans, c’était en priorité pour trois années d’études en école de journalisme et nous te voyons à l’époque terminer, entre guillemets, tranquillement ta carrière à Monaco en Nationale 2. Pourtant, la saison prochaine, tu joueras à Pasteur, pour le Cavigal… 

Mon projet initial était surtout d’obtenir mon diplôme et de devenir journaliste. Ça voulait dire rester trois ans sur la Côte d’Azur. Sur le papier mon contrat avec Monaco courait sur trois ans mais une remise à plat était prévue aux deux tiers depuis le début. Résultats, ambiance, compatibilité avec les études, il y avait trop d’inconnues pour que l’on parte sur trois ans fermes. L’intérêt du Cavigal s’est présenté très vite au milieu de tout ça et il a été un nouveau paramètre important à prendre en compte. Une fois que j’ai décidé de continuer le handball, mon choix a été très difficile car je me sentais très bien à Monaco.

Tu quittes le club et pourtant tu nous avais déjà confié être vraiment en phase avec Xavier Mangematin qui entraîne l’équipe depuis l’été dernier…

J’ai passé une excellente année avec Xavier. C’est un très bon entraineur qui fait de supers séances et si j’ai vraiment repris le goût du handball cette année c’est aussi grâce à lui. C’est une des raisons pour lequel le choix a été difficile mais d’autres paramètres entraient en compte.

Et puis, cette saison à Monaco semble plus aboutie que la précédente. Quatrième avec un gros finish…

Si on regarde le classement bien sûr que c’est pas mal. Mais le problème c’est qu’avec notre début de saison raté, nous avons très tôt été sortis de la course à la montée. Pour un club ambitieux avec des joueurs compétiteurs ça a été très frustrant. Heureusement l’ambiance, la cohésion de cette équipe et notre belle fin de saison ont atténué tout ça mais au final on termine quand même loin des leaders.

Alors que, pour le moment, Monaco ne semble pas avoir les moyens de monter en Nationale 1, as-tu été rattrapé par l’envie de retrouver le haut niveau, toi qui a déjà connu la Pro D2 ?

De nombreuses choses m’ont poussé à ce choix. Me rapprocher de l’école et arrêter les aller-retours, re-signer un contrat professionnel, monter d’une division et découvrir la Nationale 1 etc… Mais c’est vrai que le projet du club de Nice et l’idée de peut-être rejouer en Pro D2 a vraiment pesé. Il ne me reste plus beaucoup d’années de handball devant moi et j’avoue que je veux les passer au plus haut niveau possible.

Quel a été le discours du Président Tanguy Mouchot et du nouvel entraîneur, Eduardo Fernandez Roura ?

Ils n’ont pas eu énormément de travail de persuasion à faire. J’habite à Nice et j’ai quelques très bons amis dans le club donc j’étais bien placé pour savoir ce qu’il s’y passait. C’est une valeur sûr de la Nationale 1, un club à qui il manque peu de choses depuis deux ou trois ans pour franchir un magnifique palier. La nomination d’Edu, sa volonté de me voir venir et la vision qu’il a du projet a vraiment fini par me convaincre. En plus il ramène quelques bons compatriotes dans ses bagages, je pense que l’on devrait avoir une belle équipe.

Tu parles donc de retrouver la deuxième division. Pourtant, à ton arrivée ici il y a deux ans, tu semblais déçu par l’environnement qu’offre l’anti-chambre de la LNH. Ton sentiment a évolué ?

À l’époque où j’ai quitté Istres pour rejoindre Monaco, je ne prenais plus de plaisir à jouer au handball. La faute aux blessures, aux défaites, à la relégation en Pro D2 et à la LNH qui s’éloignait définitivement pour moi. Pour beaucoup de joueurs qui sortent de centres de formation de LNH, qui ont touché du doigt ou vécu ce rêve un temps, c’est très dur de se retrouver en Pro D2. La reconnaissance, le style de jeu, l’arbitrage… tout est différent. Il faut être extrêmement passionné pour s’y éclater ou avoir quelque chose dans sa vie permettant de jouer l’esprit tranquille. A l’heure actuelle, je n’ai plus été blessé depuis trois ans et demi, j’ai retrouvé le plaisir de jouer et j’ai un avenir de journaliste qui m’enthousiasme. C’est une chance inouïe de pouvoir faire du handball son métier et sans énorme pression. Alors pourquoi ne pas continuer ?

Quels souvenirs vont te laisser ces deux saisons à Monaco où tu as été le Capitaine ?

Je retiens que la cohésion d’équipe a eu un peu de mal à se mettre en place mais que la deuxième partie de cette saison a été particulièrement joviale et festive. De vraies amitiés se sont créées, des gens se sont révélés, des couples se sont séparés (sourire). Tout ça a fait un bon cocktail et nous avons passé de supers moments. Je garderais de très bons contacts avec tout le monde et je peux même dire que je me suis fait de vrais amis. En parlant d’ami, je retiens bien sûr de ces deux saisons mon association avec Samuel Balestrini. Il était mon meilleur ami en venant et il l’est d’autant plus maintenant. Je ne remercierais jamais assez le club de nous avoir permis de rejouer ensemble.

Et la Nationale 2 dans tout ça ?

J’avais certainement sous estimé le niveau de jeu qui y est très bon et surtout très homogène. Par contre j’avais sur estimé le niveau des arbitres et la sportivité de certaines équipes. Franchement j’ai cru halluciner plus d’une fois. Si les choses qui se passent en Nationale 2 avaient lieu sur les terrains de LNH, il y aurait des scandales tous les week-ends. Bref… Beaucoup de choses ne vont pas du tout me manquer.

Visiblement, tu vas garder Monaco dans ton cœur. Que souhaites-tu à ce club ?

Tout simplement le meilleur. La montée prendra plus de temps que prévu mais j’espère qu’elle arrivera. Je suis désolé de ne pas avoir pu aider à l’obtenir et ça restera une déception personnelle. Merci au club de m’avoir fait confiance, j’espère avoir donné assez pour ne pas laisser de rancœur derrière moi. Moi en tout cas je n’en ai aucune pour le club qui m’a redonné goût à ce sport.

Tu arrives au moment où le Cavigal tourne une page de son histoire avec les départs de nombreuses figures emblématiques (Mirtillo, Nedovic, Perrin, Balland-Roche etc…). Un challenge pas comme les autres ?

J’ai énormément de respect pour ces gens qui partent et qui ont écrit l’histoire de ce club. C’est une page qui se tourne mais je le vois comme un renouveau. Je suis triste qu’Arnaud Lamaaza-Parry (Ce dernier quitte le Cavigal pour Saran ; ndlr) quitte l’équipe. Sans lui ni Benjamin Dumas (Dont l’avenir à Monaco est encore flou pour raisons professionnelles ; ndlr) les soirées ne seront plus pareilles. Plus sérieusement, au moment de choisir ma destination j’ai compris que quelque chose d’important se passait au Cavi. J’ai voulu faire partie de l’aventure et j’ai hâte de voir ce que ça va donner…

(Crédit photo : Magsport06)



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