Par Sudeast Info
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Ironman Nice 2013 : du bonheur à la tristesse

Ecrit par Martial HESPEL

Le bruit des vagues et uniquement cela. Pendant une minute, alors que Frederiek van Lierde (1er), Bart Aernouts (2e) et Clemente Alonso (3e), sont sur le podium et que les concurrents arrivent les un après les autres, le temps se fige. En hommage à un athlète décédé durant l’épreuve cycliste suite à une lourde chute, la Promenade des Anglais va se taire. Pendant une minute, aucun concurrent ne va se présenter sur la dernière ligne droite d’arrivée. Un hasard pour vous ? Un signe du destin pour le monde sportif. Plus tôt dans la journée, un Britannique de 30 ans a perdu le contrôle de sa machine à la hauteur de Tourrettes-sur-Loup vers 9h30. Un traumatisme crânien et un arrêt cardio-respiratoire lui ont été fatal. Alors, à l’arrivée, si le public était en masse pour ovationner chaque concurrent, la musique d’ambiance était nettement en retrait et les messages au micro sont répétés dans plusieurs langues (français, anglais, allemand et espagnol) pour rappeler à chacun le drame qui s’est produit dans la matinée.

 

« Je pense recommencer »

 

Pour les concurrents toujours en lice, la fin de course à été très éprouvante. Si le ciel était couvert jusqu’à 13 heures, laissant place à une certaine fraîcheur, le soleil s’est réveillé en début d’après-midi et le mercure a grimpé en flèche. Cela n’a pas empêché la Belgique de placer trois hommes dans les quatre premiers. Avec un chrono de 8h10′, Frederiek van Lierde explose de plus de douze minutes le précédent record de l’épreuve. Plus loin, mais dans les sportifs plus que confirmés, avec un temps de 9h26′, arrive le pensionnaire du Caen Triathlon, Ludovic Lemaréchal. A 30 ans c’est son premier ironman et sans doute pas le dernier. « C’était un objectif pour mes 30 ans et je ne devais pas y retourner. Finalement je pense recommencer. J’ai déjà fait du vélo et de la course à pied en compétition, mais l’ironman c’est autre chose », et il s’est même surpris, « je pensais être aux alentours de 10h30′. Finalement j’ai mis trente minutes de moins que prévu en cyclisme et vingt minutes de moins en course à pied. Mon chrono de 1h15′ en natation est moyen mais je ne suis pas du tout un nageur. J’étais dans le gros du paquet, dans la machine à lavée, là où on prend des coups. J’étais à ma place ». Et pour arriver là, Lemaréchal n’a pas ménagé ses efforts. Depuis neuf mois, il enchaîne trois séances de natation, de cyclisme et de course à pied par semaine : « Il faut gérer le programme en jonglant avec la famille, le travail et les autres aléas ». Tout cela pour souffrir pendant toute une journée et avoir « envie d’y retourner ».

 

« Je ne réalisais pas vraiment »

 

Chez les féminines, l’Américain Mary Beth Ellis était trop forte. Grande gagnante en 9h12’53, elle s’impose devant deux pensionnaires des Alpes-Maritimes. Jeanne Collonge (Olympic Nice Natation) termine deuxième en 9h20’50 », suivie de près par Delphine Pelletier (Monaco Triathlon) en 9h22’35 ». A l’instar de Lemaréchal, et malgré ses multiples titres de championne de France de triathlon, Delphine Pelletier n’avait jamais disputé un ironman et n’avait jamais couru un marathon en compétition. « Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre. J’étais zen, j’ai bien dormi. Enfaite, je ne réalisais pas vraiment ce dans quoi je m’étais engagée ». Déçu par sa prestation en natation « compte tenu de mon niveau », Pelletier a choisi la prudence pour l’épreuve cycliste : « J’ai décidé de ne pas suivre ma collègue d’entraînement. J’ai été blessée au pied pendant sept semaines et j’appréhendais le marathon. Donc je ne n’ai pas osé m’engager à fond en vélo. Finalement tout s’est très bien passé. Je ne pensais pas aussi bien courir. Mary Beth Ellis était intouchable et Jeanne Collonge, qui a dix ans de moins que moi, était très forte. Je lui souhaite un bel avenir ». Celle qui est licenciée à Monaco, a annoncé depuis quelques temps l’arrêt de sa carrière et ce malgré cette heureuse découverte de l’ironman. « Je confirme qu’à la fin de la saison, j’arrête le haut niveau. Je préfère partir sur une belle image et de beaux résultats. Je vais rester licenciée à Monaco, aider le club, participer à des petites courses, mais le haut niveau sera terminé pour moi ». Une fin en beauté pour celle qui vient de devenir championne de France de triathlon longue distance le 19 mai dernier à Calvi. Avec un record chez les hommes et chez les femmes, cette édition 2013 restera historique, mais pas forcément dans les termes espérés.



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