Par Sudeast Info
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« Etre raisonnable et responsable »

Ecrit par Martial HESPEL

Dans quelques heures sera donné le coup d’envoi d’une nouvelle saison en Elite Nationale pour le Stade Laurentin. L’entraîneur historique de l’équipe, Pascal Drouot, se confie.

Finalement, c’est à domicile que le groupe de Pascal Drouot débutera samedi soir sa saison en Elite Nationale. Prévue initialement à Nîmes, cette première journée se jouera en terres maralpines, la salle nîmoise n’étant pas disponible sur ce créneau. « C’est dans l’intérêt de chacun », explique l’entraîneur du VBSL dans un entretien accordé au site internet de la Fédération Sportive du Stade Laurentin. « On doit tous être solidaire et trouver ce type d’arrangement ensemble car si on commence [ pour des raisons autres sur le Coronavirus ] à reporter des rencontres et à surcharger les plannings avec des dates de rapports difficiles à caler, on ne va pas s’en sortir. » 

Cette première opposition, dont le coup d’envoi sera donné à 19h00 à Joseph Pagnol, s’annonce déjà très importante, tout comme les deux suivantes, car en match quatre et cinq vont se présenter deux adversaires qui, de façon logique, doivent être bien supérieurs au VBSL. Il faut donc prendre des points rapidement contre des adversaires directs. « Jouer Nîmes en premier n’est pas très confortable. Leur groupe a peu bougé et c’était déjà une équipe bien en place et bien structurée. Il faudra que notre fond de jeu soit bien rodé car contre ce type d’équipe ça peut vite se payer. Mais le calendrier est ainsi, je fais partie des entraîneurs qui pensent qu’il n’y a pas de bon ou de mauvais calendrier. »

« Nous sommes rassurés » 

Malgré un contexte très particulier durant cette préparation qui a même conduit à une pause obligatoire début septembre suite à un cas positif au sein du groupe, Pascal Drouot a eu le loisir de disputer plusieurs rencontres amicales dont une ultime le week-end dernier contre Vitrolles, formation de la même division. Une victoire au score anecdotique qui a permis de se préparer et de travailler même si, en raison de blessures et absences, les Bucco-Rhodaniennes n’ont pu offrir une meilleure opposition. « En terme d’évolution il me manque tout de même un match dans les jambes. Un premier a été annulé contre Cagnes-sur-Mer. On en a joué quatre au total mais trois lors d’un même tournoi où nous n’avons pas pu travailler entre et ainsi corriger le tir et s’améliorer. Malgré tout nous sommes rassurés sur l’homogénéité du groupe. » La profondeur de l’effectif et sa qualité permettent au coach de mettre en place, à l’entraînement, des oppositions cohérentes pour progresser dans le projet de jeu.

De plus, le staff a été agréablement surpris du niveau physique des joueuses au moment de la reprise. Les premières séances furent, d’entrée de jeu, de qualité. « On a réalisé une bonne préparation même si six semaines c’est toujours peu et qu’en plus nous avons dû nous stopper sept jours Et puis, comme tout le monde je pense, nous avons perdu un peu de temps sur des choses simples comme insister sur les contacts avec le ballon pour retrouver des sensations et la lecture des trajectoirs : six mois sans toucher une sphère ne s’improvise pas. »

L’entraîneur se dit très satisfait de son recrutement, une composition francophone. « C’est une volonté de créer une dynamique de groupe. La saison dernière nous avions une Américaine et trois Bulgares. Cette fois nous avons recruté cinq joueuses : deux Francaises, deux Belges et une Italienne. Ces trois dernières parlent notre langue couramment. » Pour qualifier sa satisfaction, Pascal Drouot ni va pas par quatre chemins, lui qui est à la tête de cette équipe depuis mars 2014. « C’est l’une de mes meilleures reprises en terme d’intensité, d’implication et d’engagement des joueuses. Après, je ne connais pas encore mes nouvelles joueuses en matchs officiels avec toute la psychologie que cela comporte, mais je n’ai pas vraiment d’inquiétude. »

« Nous avons eu un rappel à l’ordre »

Une sérénité appuyée par une volonté de ne pas dramatiser la situation actuelle, tout en la prenant au sérieux. Rien n’est laissé au hasard mais le but n’est pas non plus de créer un sentiment de psychose au club. « On a pris le parti le beaucoup discuter de la situation actuelle et de ne pas l’occulter sous prétexte de se préserver. Si j’ai des infos sur des équipes, je n’hésite pas à en informer les filles tout comme elles, mais aussi le staff et les dirigeants, on s’est promis toute transparence. Je préfère largement qu’on se parle en toute honnêteté. Quitte à manquer quelques entraînements le temps qu’un résultat arrive, plutôt que de ne rien dire et de se mettre dans une situation délicate sur et en dehors du terrain car le volley ce n’est pas tout dans la vie. Avec un cas positif dans le groupe il y a quelques semaines, nous avons eu un rappel à l’ordre. Nous n’empêchons personne de vivre mais il faut être raisonnable et responsable. » 

Une attitude impérative à adopter car, suivant différents règlements que nous vous détaillerons en temps voulu, le tiers des équipes engagées cette saison en Elite descenderont en fin de saison en Nationale 2. Le sportif comme l’extra-sportif joueront nécessairement dans l’issue finale de cet exercice.

(Crédit photo : Cédric Faraud)



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