Par Sudeast Info
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Des choses à prouver pour Mansour Tall

Ecrit par Martial HESPEL

Plusieurs années après avoir quitté la Côte d’Azur et parcouru la France dans différents clubs, Mansour Tall, 202 cm, sera l’un des paris de la Nationale 3 de Saint-Laurent du Var à la rentrée.

Le SLB a récemment commencé à égréner son recrutement pour la saison 2020-2021. Lanterne rouge du dernier exercice en Nationale 3 mais sauvé des eaux suite à la décision de la FFBB de déclarer une saison blanche totale suite à la crise du Covid 9, l’équipe d’Alan Séméria, qui a été reconduit par l’équipe dirigeante, voit son groupe conserver une stabilité et sera renforcé par des garçons de qualité. En premier lieu, un ancien champion de France Junior, Mansour Tall qui, avec honnêteté, revient sur une carrière au parcours atypique.

De retour sur ses terres natales. Vingt-cinq printemps après avoir vu le jour à Cagnes-sur-Mer, ville où il a débuté le basket avant de passer trois ans au Pôle Espoir d’Antibes, Mansour Tall pose ses valises à Saint-Laurent du Var et rien de tout cela n’était prévu même si certains joueurs du groupe ni ont jamais renoncé. « Après mon année en Nationale 1 à Besançon, j’ai arrêté le basket pour faire de la télé-réalité. Il n’était pas prévu que je reprenne. Mais Rodrigue Monge et Paco Kiledjian ont tellement insisté et ce depuis deux ans que finalement je me suis laissé tenté. J’ai beaucoup d’ambition pour cette équipe et ce club. »

Un groupe de qualité ?

Les difficultés du SLB à ce niveau depuis plusieurs saisons – repêché pour la troisième année de suite en Nationale 3 – ne l’ont pas rebuté. L’ancien joueur des centres de formation du Havre et de Bourg-en-Bresse, deux structures qui lui laissent de formidables souvenirs tant humainement que sportivement, en est convaincu : le potentiel du SLB est important. « Le groupe sera de qualité la saison prochaine. Il l’était déjà cette année avec de belles individualités et de bons gars que j’apprécie. Beaucoup auraient pu partir et se lancer dans d’autres projets mais ce n’est pas le cas. Certes c’était difficile pour eux mais le groupe n’explose pas : c’est bon signe. » 

Sa passion du basket, il voudra plus que jamais l’assouvir ici pendant que professionnellement il construit son avenir en développant une application. Son sport de prédilection il aurait pu en faire son métier à temps plein. Ce grand gaillard de 202 cm en avait sans doute le potentiel et le niveau. Mais celui qui a remporté à l’âge de 18 ans le titre de champion de France Junior avec Antibes à Bercy reconnaît ce qui a coincé. « Chaque année je grimpais d’une division. D’abord Quimper en Pré-Nationale, puis Tain l’Hermitage en Nationale 3, Gardonne en Nationale 2 et enfin Besançon en Nationale 1. Mais en arrivant à ce stade, je me suis rendu compte que le haut niveau et ses contraintes ce n’était pas pour moi. Je ne me voyais pas m’entraîner deux fois par jour pendant dix ans. Je le reconnais. J’aurai pu avoir une autre carrière, mais je n’étais pas prêt à tous ces sacrifices. Mais je n’ai aucun regret car je suis allé au bout du processus et c’est moi qui ai décidé de ne pas aller plus loin. » 

Un statut à défendre ?

Le SLB représente alors pour lui le parfait équilibre entre jouer au basket à un niveau très respectable tout en côtoyant ses amis et être dans un cadre propice à construire ses projets. Et son niveau dans tout ça après plusieurs mois d’arrêt conjugué à un confinement qui écarte de toutes réelles activités sportives ? « Je ne cache pas que physiquement c’est compliqué. J’ai les jambes lourdes. J’essaye malgré tout de me tenir à des exercices réguliers avec un programme concocté par un de mes amis qui est préparateur physique. Mais j’ai la chance d’être encore jeune. Avec une grosse préparation estivale, du sérieux et de la motivation, ça devrait bien se passer. » 

Se sent-il attendu au tournant de par un passé dans des divisions supérieurs ? « Oui et non car voilà un bon moment que j’ai quitté la Côte d’Azur. On m’a s’en doute un peu oublié  De plus je vais arriver avec une pancarte dans le dos du type qui a fait une pause dans sa carrière pour faire de la télé-réalité. A moi de prouver mon vrai niveau et d’en surprendre plus d’un. » Un état d’esprit conquérant qui devrait rapidement trouver sa place dans un groupe revanchard qui veut prouver au monde du basket azuréen qu’il vaut bien mieux que sa récente place de lanterne rouge. Avec la récente signature également de l’expérimenté Joseph Galas, le coach Alan Séméria est en train de construire un groupe cohérent qui devrait montrer un autre visage la saison prochaine dans un championnat plus que jamais relevé.

(Crédit photo : Pauline Glatigny / Marjo Barré)



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