Par Sudeast Info
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« Chacun à sa place chez les pros »

Ecrit par Martial HESPEL

Florent, tu viens de terminer le Circuit des Ardennes, quel est ton bilan ?

J’ai gagné beaucoup d’expérience. C’était ma première course à étapes de niveau UCI 2.2. J’ai déjà fait le Valle d’Aoste la saison passée mais cette course n’est courue que par des espoirs donc c’est différent. Je n’étais pas en super condition ces derniers jours et le parcours ne me convenait pas forcément. Moi j’aime les journées comme celle de samedi : il faut que ça grimpe beaucoup. Vendredi j’ai réussi à terminer dans le premier peloton composé seulement de cinquante coureurs. Je suis vraiment satisfait car il y avait beaucoup de vents et les bordures ce n’est pas mon truc. C’est une belle expérience. Ça roule très vite au début des étapes, puis ça se calme lorsque l’échappée est partie et enfin ça repart de plus bel en fin de parcours. Il puis les gars attaquent les cols par des sprints de 500 mètres comme si c’était une arrivée au sommet : c’est impressionnant. Malheureusement, samedi, lors de l’étape reine, j’étais mal placé au pied du dernier grimpeur. Je fais un effort violent pour tenter de rentrer sans y parvenir : c’est dommage. Je termine 26e du général à 1’58 » du vainqueur. Sans cette erreur de placement je serais peut-être mieux classé. C’est la seule chose qui me frustre durant ce week-end de compétition. Car sur le TTT il n’y avait pas grand chose à faire. Nous étions toujours six donc oui c’est un avantage mais c’était notre premier contre-la-montre par équipe ensemble. Nous n’étions pas vraiment préparés et puis le groupe n’est pas composé de gros rouleurs. C’était trop difficile pour rivaliser avec les meilleurs. Et puis il faisait très froid samedi avec des températures proches de zéro au sommet des cols, alors nous étions trois garçons malades et diminués.

 

Le programme des semaines à venir ?

Je coupe pendant trois jours. Je ne l’ai pas fait depuis le début de la saison et j’ai vraiment besoin de souffler. Ce week-end je participe à la course élite le Grand Prix Serra – Delorme à Liergues. Après je vais avoir un programme un peu plus light au niveau des entraînements, avant d’entamer un mois et demi très chargé avec le Tour du Jura et le Rhône Alpes Isère Tour notamment. J’espère y marcher très fort.

 

« J’ai peur d’arriver à point pour le professionnalisme trop tard »

 

Quel est ton parcours dans le monde du vélo ?

J’ai commencé très jeune par le VTT au Vélo Sport Biotois. Ensuite je me suis mis à la route à Antibes lorsque j’étais junior. J’y suis resté deux ans. Puis j’ai rejoint le Sprinter Club de Nice pendant quatre ans, dont la saison 2012 en DN3. J’y avais un calendrier plus national. Au fil des années j’ai pris de l’ampleur. Au terme de la saison dernière, ma meilleure, j’étais devant un gros dilemme. J’ai fait un BAC assistant architecte. Ça me plaît mais c’est dur d’y trouver du travail : c’est assez fermé. Bon c’est vrai que je n’ai pas beaucoup cherché car je suis vraiment concentré sur le vélo. Je pouvais arrêter la compétition, car à 22 ans tu ne peux pas rester toute ta vie en DN3 : il faut penser au futur. Roanne ne s’occupe pas trop des jeunes du sud : ce club à ce qu’il faut là haut. Malgré tout j’ai envoyé des CV et j’ai été engagé. J’ai été appuyé par Jimmy Raibaud, né à Cannes, champion de France amateur élite sur route en 2012 et licencié à Roanne depuis plusieurs saisons. C’est une vraie chance pour moi : je ne pensais pas vraiment courir pour une DN1.

 

Roanne c’est un tremplin pour toi ?

Je cours des grosses courses tous les week-end : ça me change des autres années. En DN3 avec le SCN c’était une course élite par mois. J’ai déjà accompli un premier objectif en signant dans une DN1 du calibre de Roanne. Maintenant, si je veux suivre la voie des Pinot et Barguil, je dois gagner. Ce n’est pas en terminant 26e d’une 2.2 que les portes du niveau continental vont s’ouvrir. J’ai déjà 22 ans et j’étais dans les mêmes pelotons que la génération 1990 qui est aujourd’hui professionnelle. La différence vient du moteur du bonhomme. Je progresse mais doucement. J’ai peur d’être à point pour le professionnalisme trop tard pour y être engagé. Malgré tout on est pas obligé de courir en France on le voit aujourd’hui avec Alexandre Blain qui n’est plus dans l’héxagone depuis longtemps et qui trouve son bonheur chez les Britanniques. Mais il faut les contacts…

 

« On s’ennuie, on parle, on a froid, on attend »

 

Visiblement le professionnalisme est dans ton esprit ?

Je pars du principe que chacun a sa place chez les pros. Ça ne roule pas plus vite qu’en amateur. Dans les courses élites tu as des pros au milieu des amateurs et les gars tirent la langues autant que nous. Chez les pros, tu roules à fond pendant une heure le temps de voir la bonne échappée partir. Et ensuite on s’ennuie, on parle, on a froid, on attend. Et puis la machine repart à bloc dans les cinquante dernières bornes. En élite ce n’est jamais comme ça : tu es à fond non-stop. Je pense que tout le monde peu s’adapter aux courses pros, avec plus ou moins de temps selon le garçon. Un gars comme Nicolas Roche s’est mis à marcher tard. Mais aujourd’hui, je suis concentré sur ma saison à Roanne.

 

Toi et la Côte d’Azur ?

C’est chez moi ! Depuis le 1er février on est toujours à droite et à gauche pour les courses. J’ai un appartement à Roanne avec le club mais quand tu es là-haut il faut avoir la foi pour faire des sorties de plusieurs heures. Surtout cette année où la météo, et c’est le cas aussi dans le sud, est vraiment mauvaise. Revenir souvent sur la Côte d’Azur c’est indispensable. Et puis ici le terrain me correspond : je connais les routes pas cœur.



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