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Catarina, place à la confirmation

Ecrit par Martial HESPEL

Débutant sur le circuit professionnel il y a un an, Lucas Catarina (797e) est déjà un joueur confirmé. Sa très belle saison ne demande qu’une chose : une confirmation.

797e mondial. « Jamais, en début de saison, je pensais en être là aujourd’hui », lâche Lucas Catarina, joueur de tennis monégasque de 19 ans, auprès de www.magsport06.fr. Le garçon a découvert le circuit en janvier dernier, en Floride, sans aucun point ATP en poche. Un an plus tard, il en compte 26 ! Mieux, il a découvert le dernier carré à deux reprises sur des 10.000$ en fin de saison en Estonie et en Afrique du Sud après avoir buté plusieurs fois en quart de finale. « C’est encourageant et ça fait du bien pour le mental. » En quart en Estonie, il se paye le luxe de battre Zhyrmont, 295e à ce moment là. Quinze jours plus tard, à Stellenbosch, c’est au tour de Nicolaas Scholtz, chez lui, de perdre. Moins bien classé que le Biélorusse, mais 380e tout de même. 

Preuve que le Monégasque a franchi en vrai cap, qu’il est capable de répéter ce type de performance et qu’il a le niveau pour aller encore plus loin. D’ailleurs, dans un an, il se voit bien intégrer le top 500 mondial. « Ce sont deux garçons qu’avec Monaco on avait joué en Coupe Davis. J’ai montré que j’étais capable de battre de bons joueurs. L’année prochaine, après avoir découvert récemment les demi-finales, j’espère jouer ma première finale voir même aller au bout d’un tournoi. Ces dernières semaines sont encourageantes et c’est bien d’avoir bien grimpé au classement. C’est toujours bien d’avancer. »

« Au delà de mes objectifs »

Il y a un an, en début d’année, Catarina, soutenu par son coach Guillaume Couillard, prônait, à juste titre, un discours très prudent, même si les qualités du garçon sont évidentes. En effet, il sortait d’une année 2014 quasi-blanche en raison d’une blessure au poignet qu’il a longtemps traîné. Et puis Catarina n’a pas connu le circuit international Junior. Absolument tout en 2015 faisait office de découverte. « Arriver à ce classement, je n’y pensais pas. Le but était de jouer des qualifications et de me qualifier dans un premier temps pour les tableaux, de prendre mes marques, de voyager seul, de jouer seul et… Oui prendre trois ou quatre points. M’habituer au circuit en faîte. Mais pas du tout d’arriver déjà à ce classement. Mais très vite, en début de saison, j’ai vu que je prenais des points et donc que j’étais au delà de mes objectifs. Je suis satisfait de mon classement, mais ça aurait pu être mieux. Je n’ai pas bien joué sur certaines périodes. »

Mais il est difficile d’être au top sur un an. Sauf si on s’appelle Novak Djokovic. Et encore moins quand on découvre le circuit. Car outre l’aspect du terrain en lui même, Catarina a du digérer beaucoup de choses, qu’il aura donc assimilé en 2016. « Je n’étais jamais parti jouer à l’étranger. Je suis aussi parti seul sur certains tournois étrangers. C’était nouveau. Mais j’ai bien aimé, je l’ai bien vécu. J’étais accompagné d’autres joueurs, j’ai connu beaucoup de personnes cette année. » C’est donc dans un tout autre état d’esprit que le Monégasque va reprendre sa saison à partir de la semaine du lundi 11 janvier, sans doute en Turquie, à Antalya, sur dur, en extérieur. « Je pense faire là bas deux ou trois tournois. Je ne sais pas encore quelle sera la suite. Cela va dépendre de ma sélection ou non en Coupe Davis. On jouera en Lettonie (Du 4 au 6 mars ; ndlr). Mais on ne connaîtra que mi-janvier la surface : moquette ou dur sans doute. Donc la suite de mon début de saison dépendra de ça. »

La saison du joueur sera rythmée encore une fois par beaucoup de choses. Les premiers tournois où il devra assumer son rang de 797e mondial, sans avoir de points à défendre avant la fin mars. Mais aussi la Coupe Davis, le Masters 1000 de Monte-Carlo où il a reçu cette année une wild-card pour disputer les qualifications, sans oublier, dans un coin de sa tête, les Jeux Olympiques de Rio. « J’ai beaucoup de motivation. A moi de me concentrer sur mon jeu et imposer mon jeu. » Et lorsqu’on lui demande le secteur de jeu qu’il a le plus amélioré cette année, ce n’est pas un coup, mais son mental. « Ma tête. Et mon physique aussi. » Catarina a eu en effet 19 ans le 26 août dernier et est donc en constante évolution.

« Pas mal de marge de progresion »

Sa saison a pris fin le samedi 21 novembre. « C’est vrai qu’elle a été longue car j’ai commencé en janvier. Mais puisque j’ai été blessé en 2014, j’ai pu jouer plus longtemps. J’ai pris ainsi pas mal d’expérience. » Suite à son dernier tournoi, il a bénéficié d’une grosse semaine de coupure. Dix jours. Où il avoue volontiers ne pas avoir fait grand chose, uniquement, c’était bien le principal, se reposer. « Depuis qu’on a repris la préparation, on arrête pas. On s’entraîne toute la journée. Ça commence par du physique de 9h à 11h, puis du tennis basé sur de la technique jusqu’à 12h. On reprend le tennis entre 14h et 16h. Enfin, la fin de journée, jusqu’à 18h, est consacrée aux étirements et aux massages. » Pour Catarina, les différences sont visibles sur sa préparation hivernales précédentes. Notamment si on étudie de près ses séances de musculation où, puisqu’il s’est développé physiquement, les charges sont plus importantes. « Les exercices sont différents et plus durs, mais je suis toujours en retard sur les autres (Balleret, Arneodo etc… ; ndlr). Je me sens beaucoup mieux. C’est encourageant. Je progresse sur tous les exercices. J’ai encore pas mal de marge de progression. »

Pour la saison à venir et donc pour valider un maximum d’objectifs, le Monégasque travaille en priorité son agressivité sur le court. « Je dois plus attaquer. Etre agressif le plus souvent possible car j’ai tendance à me relâcher et parfois je suis un peu passif. Je dois mettre la pression sur mes adversaires, prendre la balle plus tôt pour attaquer : dicter mon jeu. » Plus précisément, il cherchera aussi à améliorer son service et sa volée. Rendez-vous donc à Antalya, à partir du 11 janvier. Un premier bilan sera fait sur sa situation au classement fin mars, période où il commencera à défendre ses premiers points. Le deuxième chapitre peut commencer.



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