Par Sudeast Info
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« Ça fonctionne, parce qu’on gagne… »

Ecrit par Martial HESPEL

Leader de Nationale 3M et en très bonne position pour avoir pleinement les cartes en main pour la Nationale 2, le BTP Nice avance sans impressionner mais de façon efficace. Richard Balland-Roche, gardien, évoque cette réussite.

Neuf matchs, huit victoires pour une unique défaite. Une première place et un joker d’avance sur Antibes alors que la phase aller va bientôt prendre fin. Pourtant, à y regarder de plus près, la marge des Niçois, n’a rien d’extraordinaire. A trois reprises, ils n’ont gagné que d’un but et deux fois de deux longueurs. La plus grosse marge, est un modeste 13-21 à Ajaccio, alors que les autres équipes ont en moyenne collé 36.6 buts aux Corses. Et puis, le groupe a beaucoup bougé cette année. Des arrêts, des départs et beaucoup d’arrivées, près d’une dizaine, ce qui oblige l’entraîneur Xavier Vouillot à jongler avec les cinq licences B autorisées par feuille de match, même si son équipe type semble en partie aujourd’hui dessinée. Mais alors, pourquoi cela a-t-il fonctionné aussi vite ? « Parce qu’on gagne… Il n’y a pas vraiment d’individualité en réalité. Si l’on regarde les buteurs par exemple, c’est assez bien réparti. Hormis Antoine (Rabenandrasana, ailier gauche ; ndlr) et Benjamin (Ricardo, demi-centre ; ndlr) qui sont deux belles pioches de notre cellule de recrutement, nous nous connaissions tous plus ou moins », explique Richard Balland-Roche, à www.magsport06.fr, qui arrive en provenance de la Nationale 1 du Cavigal Nice, tout comme Nicolas Perrin. « La mayonnaise sur le terrain a pris essentiellement autour des valeurs défensives, dans lesquelles beaucoup se reconnaissent et en particulier Nico Perrin qui dirige et rassure ses partenaires. »  Précision à ne pas occulter, le pivot n’a pas joué à Fréjus lors de la seule défaite de Nice pour un but (27-26).

Souvenez-vous, lorsqu’il y a six mois le recrutement a été annoncé, tout le monde savait que cela pouvait faire mal, à une condition, que ça tourne : c’est le cas. Mais à chaque fois, de justesse. Seul Fréjus a trouvé la clé pour prendre les trois points. Quel est le secret du BTP ? « Chaque scénario de match est différent. Il y a un peu de réussite à chaque fois. On peut y ajouter l’expérience et l’audace aussi. Jusqu’à présent ça sourit, mais c’est fragile. Il faudra accepter que ça arrive dans l’autre sens ou alors être à l’abri avant. » Le contexte du club y est pour beaucoup également selon le portier. « Le BTP est un club particulier dans le sens que nous sentons les gens derrières nous, mais pas plus d’objectifs de résultats que ça. Nous ne ressentons pas forcément le jugement sur nos prestations et ça nous aide à jouer libéré. » D’ailleurs, alors qu’un temps il avait jugé que le moment était venu pour arrêter sa carrière lorsque le Cavigal Nice a pris un nouveau virage, il ne regrette pas son choix d’avoir continué chez le voisin. « Je me sens très bien. Je savais qu’il y avait une excellente ambiance au BTP, je n’ai pas été déçu. J’avais un peu peur du niveau d’exigence, de la rigueur, de la prise de conscience, mais il faut reconnaître que jusqu’à présent tout le monde joue le jeu à fond et ça paye. Je ne regrette en rien mon choix de continuer encore un petit peu. » Et pour la suite ? Si Nice venait à monter en Nationale 2 ? « Je laisse mes agents se rapprocher du club. » 

Deux gardiens pour la meilleure défaite du championnat

Mais avant, peut-être, de boucler sa carrière à Kiel, Balland-Roche doit terminer le boulot sur la Côte d’Azur. Et pour le moment, c’est la trêve, longue, puisqu’elle a débuté le 12 décembre et se terminera le 30 janvier. Comment la gérer ? « De mon point de vue, il faut couper totalement jusqu’à début janvier, au moins spirituellement. Je sais qu’il y a des devoirs de vacances, mais je ne les ai jamais fait. Ensuite, comme partout, il y aura une préparation physique progressive, rapidement le ballon, sans doute des matchs amicaux… Je pense que les échéances, qui sont lointaines, ne doivent pas être abordées trop vite. Pour notre cas précis, j’espère que ce sera l’occasion également d’améliorer des secteurs sur lesquels nous avons une grosse marge de progression. » La trêve a débuté il y a quinze jours par une victoire à Villeneuve-Loubet, 25-24, où « RBR » n’a pas terminé le match. A la 33e, alors que son équipe mène 14-13, il va effectuer, comment dire… une sortie kamikaze sur un Villeneuvois, se voyant donc recevoir un rouge. « Préalablement, nous avions donné quatre ou cinq ballons de contre clé en main. Plutôt que de me faire fusiller une fois de plus, je tente l’interception. Avec les nouvelles règles de protection du joueur, le pari de sortir est fatal s’il est perdu. C’est le cas ici puisque mon tacle est totalement raté. » Benoît Fauvel – qui vient d’être papa pour la seconde fois – dit le « Pompier » par son homologue, va tenir son rôle à la perfection, multipliant les arrêts : un minimum de sept, en 27e minutes, selon la feuille de match. « Je souligne comme souvent la solidité défensive, la solidarité, l’envie de gagner quelles que soient les circonstances. Quant à Benoit, je ne suis plus surpris par son niveau. Il banalise les bonnes performances et contribue tout autant que le reste du groupe à ce bon début de saison. »

Un duel pour la première place avec Antibes

Nice devra continuer sur sa lancée dès la reprise contre Prades-le-Lez, aux Eucalyptus. Le BTP doit gagner car, oui pour le moment il possède un joker d’avance sur Antibes, mais qui sera peut-être inutile s’il n’existe plus le 13 février, lorsque la Team Vouillot ira à Saint-Claude défier Antibes. La formation de Gilles Sanchez sera assurément revancharde, après avoir perdu d’un but lors de la première journée. Pourquoi inutile ? Loin de nous l’idée de penser que le match est joué d’avance, mais Antibes, après un début de saison difficile, est lancée avec cinq victoires consécutives, vers son unique objectif : monter en Nationale 2. Et si possible, en terminant champion, sans passer par des barrages qui lui ont été fatales en juin dernier. D’ailleurs, lorsqu’on demande à Balland-Roche si son équipe est un candidat officiel à la Nationale 2, voici sa réponse. « En toute honnêteté, non. Les résultats plaident en notre faveur certes, mais le contenu est loin d’être abouti. Nous avons, en outre, eu un calendrier très favorable. Sans le sacraliser, je pense que le Antibes d’aujourd’hui est différent de celui de la première journée. Nous avons reçu quelques gros, il y a eu des blessures chez nos adversaires. Pour autant, à ce stade, ce serait dommage de s’écrouler au-delà du podium. » 

Nice va donc devoir, avant de penser à Antibes, affronter Prades-le-Lez puis aller à Marseille y défier le SMUC. Si Fréjus l’a déjà fait, les autres savent donc qu’ils peuvent faire basculer le but du bon côté. Les adversaires ont-ils une attitude différente au moment de jouer le leader ? « Pas vraiment jusqu’à présent. A l’extérieur, depuis deux ou trois matches, ça a peut-être été un peu le cas. Il y a une attente, une motivation des adversaires, une certaine curiosité du public, mais celui-ci est rassuré dans les dix ou douze premières minutes : son équipe ne sera pas étripée par, entre guillemets, le ténor du championnat. Il est même arrivé à un supporter averti de nous demander où se trouvaient les autres joueurs. Comprenez les bons ? » Ne vous inquiétez pas, les joueurs sont bien là, sous la direction d’un Xavier Vouillot que Balland-Roche nous peint, en expliquant au préalable que son arrivée aux « Ek » n’est pas étrangère à la présence de ce coach sur le banc. « Il ne s’enflamme pas pour le moment, mais je pense qu’il essaie de se donner les moyens de réussir. Il est jeune dans le métier (De coach ; ndlr) mais je crois qu’il a su prendre conseil auprès de ses pairs. Il écoute beaucoup, en particulier les joueurs. Il n’est pas fermé. Avec les bons résultats, il ne s’est pas gargarisé. Au contraire il nous a demandé plus et il a bien fait. Comme quand il était joueur, il véhicule essentiellement les valeurs de groupes et surtout l’amour de la gagne. » Une chose est certaine, l’effet de surprise n’existe plus et Nice n’est pas là par hasard…

(Crédit photo : Magsport06)



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