Par Sudeast Info
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« Ca commence à devenir long »

Ecrit par Martial HESPEL

D’origine Cagnoise, Tania Rizzuto a posé son baluchon à l’âge de 7 ans au Stade Laurentin Basket. Au fil des années, l’ailière est devenue une figure du club. Aujourd’hui, elle livre, sur le site officiel de la Fédération Sportive du Stade Laurentin, son sentiment de joueuse sur une saison particulière.

Sur un plan purement sportif, où en es-tu entre l’absence de pratique en salle depuis plus de trois mois et le couvre-feu de 18 heures ?

C’est une période assez compliquée pour tout le monde. Depuis plus de trois mois, nous sommes passés d’entraînements individuels majoritairement axés sur le physique à des temps de course en passant par du renforcement musculaire. Chaque semaine, nous devons réaliser les séances envoyées par le staff. Nous pensions pouvoir nous retrouver pour reprendre les entraînements en extérieur en respectant les mesures sanitaires d’ici la mi-janvier, mais la mise en place du couvre-feu nous en empêche.

L’équipe n’a pu jouer que deux matchs officiels en septembre. Pourtant, la reprise a pu se dérouler normalement. On ressent une immense frustration de voir tout s’arrêter à nouveau ?

C’est clair. Lorsque le championnat s’est complètement arrêté en mars, nous n’imaginions pas que cela se produise à nouveau cette saison. Nous avions repris les entraînements en juin, avec l’arrivée de nouvelles filles, d’un nouveau coach… Nous n’avions qu’une hâte, c’était de nous tester et de jouer à nouveau. Il est vrai que de devoir s’arrêter après seulement deux matchs a été extrêmement frustrant.

Comment as-tu vécu les différentes phases ? L’interdiction des seniors d’aller en salle, puis le couvre-feu de 20 heures, puis le confinement et enfin un couvre-feu avancé à 18 heures.

A chaque annonce, c’était un nouveau coup de massue. Pour l’interdiction d’aller en salle, nous pensions que ça n’allait être que temporaire et puis tout s’est enchaîné très vite jusqu’à l’annonce du confinement. On a maintenu les entraînements en extérieur jusqu’au dernier moment. Puis, nous avons eu l’obligation de basculer sur des entraînements individuels, avec un programme strict à respecter et à justifier. Quand plusieurs filles étaient disponibles, on en profitait pour faire des réunions en visio sur « Zoom » afin de réaliser les séances physiques ensemble. On essaye de rester motiver quoiqu’il arrive mais ça commence à devenir long.

Penses-tu que la saison 2020-2021 a encore un sens ? Ne vaudrait-il pas mieux tout stopper maintenant et préparer déjà la reprise pour 2021-2022 ? 

Au passage symbolique de la Nouvelle année, j’y croyais encore un peu. Mais le 12 janvier, la FFBB a repoussé à nouveau la reprise des championnats alors qu’un remodelage du calendrier nous faisait reprendre à Vitrolles le 14 février. La suite ? Je n’y crois plus trop. D’un autre côté, nous sommes encore très tôt dans l’année et tout stopper dès maintenant sera très étrange à vivre. En même temps, on a déjà l’impression que tout est déjà arrêté. Éventuellement, il serait bon de prononcer une saison blanche, dès maintenant, tout en oeuvrant à la mise en place de matches amicaux susceptibles de nous remettre le pied à l’étrier. Une majorité des acteurs de nos divisions sont déjà dans l’optique de préparer la reprise en août 2021. Je ne suis pas pessimiste, mais il faut être pragmatique. 

Quel est le discours de votre entraîneur, Geoffrey Ben Mergui ? 

Il nous demande de ne pas lâcher, de rester motiver et il cherche plusieurs façons pour qu’on le reste en nous appelant régulièrement, en faisant des Zooms etc… Il est toujours à la recherche d’idées et est présent depuis le début en dépit des difficultés qui s’accumulent. Il est autant motivé que nous et ne manque pas de nous féliciter pour notre rigueur et notre motivation. Selon lui, si les matches redémarrent, tout se jouera sur l’aspect physique. C’est d’ailleurs pour cela qu’on essaye de suivre avec rigueur les programmes qui nous sont envoyés. Dans un premier temmps pour notre propre santé mais aussi  afin de pouvoir nous concentrer uniquement sur la tactique et la technique si les entraînements venaient à pouvoir reprendre.

Entre joueuses, arrivez-vous à vous projeter entre vos vies de familles, vos activités professionnelles, différents projets et le flou qui entoure la Covid 19 ? 

Nous aimerions déjà nous retrouver le plus rapidement possible. Je pense que les filles seront de nouveau présentes en septembre. Après, nous ne sommes jamais à l’abri d’un changement de vie professionnelle, mais je pense que la majorité de l’équipe répondra présente pour 2021-2022. S’il y en a une… Pour l’instant, on ne pense pas trop à septembre, on espère surtout reprendre au minimum les entraînements aussi vite que possible et que cette situation sanitaire s’arrange.

(Crédit photo : Miko Missana)



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