Par Sudeast Info
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Brocardi et Wagner aux côtés de Fernandez

Ecrit par Martial HESPEL

Depuis lundi, la Nationale 1 du Cavigal, qui a construit un effectif pour monter en Pro D2, a repris l’entraînement. Découverte de la garde rapprochée de l’entraîneur qui pouponne le groupe.

La Nationale 1 du Cavigal a débuté sa préparation physique et tactique à raison d’une grosse vingtaine de séances en quinze jours. Autour du nouvel entraîneur, Eduardo Fernandez Roura, Didier Wagner le kinésithérapeute et Nicolas Brocardi le préparateur physique, jouent un rôle capital dans l’optique de conserver un collectif au top de sa forme pendant les dix prochains mois. D’ailleurs, contrairement à la saison passée où seul Wagner effectuait les déplacements aux côtés de Jean-Baptiste Gervais, Brocardi sera également de la partie cette année. Un trio qui ne va donc pas se quitter pendant toute la saison dans l’unique but que chacun, dans son domaine, puisse être réactif à l’instant présent. 

« Cela va me permettre de mieux sentir le groupe par rapport à telle ou telle qualité physique qu’il faut travailler pendant la saison. Le but est de réaliser le meilleur boulot possible. C’est vrai qu’il y a un manque quand je ne vois pas l’équipe en match le week-end car je sais qu’en début de semaine, tel ou tel joueur va avoir besoin de ça ou ça car il y aura eu un pépin physique. Là, je vais tout de suite savoir comment et combien de temps il faudra ménager l’organisme. Et puis, avec Edu, on souhaite être hyper vigilant sur la vie du groupe. C’est donc important qu’on fasse les déplacements ensemble pour pouvoir vivre au mieux », explique Brocardi à www.magsport06.fr.

Pour Brocardi, bien que tout de même présent le soir à Pasteur où Fernandez prend les commandes, la majorité de son rôle réside dans la mise en place des séances du matin à la Lauvette. Si dès 8h30 sa séance se matérialise plots à l’appuis, les joueurs entrent en piste à 9h. « Je reproduis le même schéma que l’an dernier. Sauf que cette année, ils ont repris le ballon un peu plus rapidement. Pour cette première semaine, le matin, j’ai prévu deux séances de musculation et trois plutôt accès sur le cardio. La semaine prochaine, c’est le contraire. Je réduis un peu la préparation de l’endurance car je commencerai à intercaler le cardio, le soir, dans les séances d’Edu. »

« Pour le début, je fais du préventif, je rassure »

C’est donc un groupe qualifié de très réceptif, malgré les fortes chaleurs, présentent dès 9 heures du matin, que bichonne le trio. Les séances sont un peu raccourcies le matin vis à vis de la chaleur et les pauses fraîcheurs plus nombreuses. Il faut préserver les organismes et Didier Wagner est plus que jamais attentif lors de ces premiers jours. « Mon rôle, pour les débuts, est de réaliser un bilan global de l’état physique de chacun : musculaire et articulaire. Je fais du préventif avec eux en les voyants un par un, notamment les nouveaux pour connaître leur historique respectif, savoir s’ils ont eu des opérations, des accidents etc… » Le kiné « rassure » chacun sur les petits maux, étudie de près les muscles contracturés, les articulations un peu douloureuses etc… Du préventif. Il nous explique précisément le but de cette vigilance accrue dès le mois d’août. « C’est le moment de prendre son temps pour soigner. Car, le temps de gagné maintenant, sera du temps de gagné pour la suite de la saison. Pour des jeunes comme eux, prendre, pendant le mois d’août, trois ou quatre jours pour du spécifique n’est pas préjudiciable pour la suite de la préparation. Nous ne sommes pas dans l’urgence. Alors que prendre plusieurs jours entre deux matchs au milieu de la saison, c’est tout autre chose. Aujourd’hui, je les trouve déjà relativement affûtés et leur bagage handbalistique est suffisant pour prendre son temps en cas de souci. »

Pour le moment Brocardi insiste d’avantage sur le quantitatif que sur le qualitatif.  Il réduira la voilure au fil du temps. Les débuts sont importants pour rapidement arriver à un bon niveau afin de travailler le plus tôt possible, ballon en main, de façon efficace. « Là on dégrossi. Et plus il y a plusieurs joueurs que je ne connaissais pas donc je devais aussi voir comment il allait réagir. Pour le moment, je ne fais aucune différence entre les gabarits par rapport à la préparation physique, même les gardiens sont à la même enseigne. Même si, plus tard, avec Edu, nous avons convenu de travailler différemment sur certains postes, notamment les gardiens justement. Mais pour le moment, qu’ils soient grands ou petits, tout le monde travaille de la même façon mais il y a aura ensuite des différences au niveau de la musculation. » 

L’une des recrues espagnoles, Asier Antonio, qui culmine à plus de deux mètres, n’aura pas le même traitement que les autres. « Par rapport à des problème de dos, ça ne sert à rien de faire plus mal qu’autre chose. Mais sur l’ensemble de la préparation, lorsqu’on repassera à quatre ou cinq séances par semaine, tout passe très vite et nous n’avons pas le temps de tout personnaliser à fond comme on le voudrait. Un mois de pleine préparation ne suffisant pas pour tout travailler, j’inclus la quasi totalité du mois de septembre, soit deux ou trois journées de championnat, dans ma planification pour ensuite travailler spécifiquement l’explosivité, la vitesse etc… Mais on est encore loin de tout cela. »

« Je n’interfère jamais dans les choix de l’entraîneur »

Le travail se passe d’autant mieux entre le trio que Brocardi et Wagner ont travaillé pendant deux ans avec l’Espagnol lorsqu’il était joueur à Nice. Cela facilite donc bien entendu les contacts. « Ça m’aide grandement car il connait ma façon de fonctionner et il connaît les joueurs », explique Brocardi. Malgré tout, chacun reste à sa place, le boss tactique c’est le coach. « Je travaille comme je l’ai fait avec Claude Mirtillo et Jean-Baptiste Gervais. Je connais ma partie. Je n’interfère jamais dans les choix de l’entraîneur et ils le savent. Alors, il n’y a aucune raison pour que ça se passe mal. Edu a constitué un bon groupe. Même s’il y a encore la barrière de la langue avec les joueurs espagnols, ils sont hyper réceptifs et hyper pros c’est une évidence. Jordan Perronneau a envie de retrouver un niveau supérieur de ce qu’il a connu ces dernières années (Deux ans en Nationale 2 à Monaco loin de la montée en Nationale 1 ; ndlr). Quand à Sylvain Jaume (Qui sort d’une saison en Nationale 3 avec Villeneuve-Loubet ; ndlr), il est lui aussi en demande de faire de belles choses avec nous. Le groupe vit très bien. Quand on donne rendez-vous pour commencer l’entraînement à 18h30, il n’y a pas un seul retard. »

Un seul bémol à déplorer, mais que Wagner contrôle, c’est la rééducation Mario Freijo. Au début de l’été, l’ailier a été opéré d’un ménisque, intervention tout fait banal explique le kinésithérapeute. Sauf que l’Espagnol a quelque peu négligé sa rééducation. Bien qu’en pleine forme, avec une excellente stabilité et des ligaments en parfaite santé, sa masse musculaire s’est un peu perdue en route. « Nous sommes tout à fait dans l’exemple de ce j’expliquais. Il pourrait reprendre dès maintenant avec le groupe, mais nous préférons prendre quelques jours avec lui de spécifique, pour qu’il s’entraîne ensuite tout à fait normalement. On souhaite perdre quelques jours maintenant, plutôt que de prendre un risque pour la suite de la saison. Il va très bien, alors pour lui, reprendre à 100% avec quelques jours de décalage, ne posera aucun problème. » Hormis cette petite turbulence, l’intégralité du groupe est en parfaite forme physique.

Pour la suite de la saison, si Wagner conserve son rôle d’ange gardien au quotidien, Brocardi s’occupera des séances de musculation du mardi matin et des séances d’explosivité le vendredi pour mettre en condition les joueurs avant le match du week-end. Avec la composition de ce trio qui ne se quittera pas en entraînement et en match, le Président Tanguy Mouchot met tout en oeuvre pour que chaque pépin physique ou mental soit vite résorbé. L’avenir possible du club en Pro D2 en dépend sans doute.



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