Par Sudeast Info
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« Au final, je me suis bien amusé »

Ecrit par Martial HESPEL

A bientôt 40 ans, Eric Longin a mis un terme à sa carrière de joueur, débuté en 1994 en Nationale 3. Retour avec émotion sur cette fin mais aussi sur son défi aux Baous. Le Poste 4-5 jouait à Saint-Laurent depuis 2000.

Eric, une semaine après cet ultime match et ce maintien à la dernière minute, quel est ton sentiment ? Tu réalises que c’était ton dernier match ?

Pas trop encore. Pour être franc, je pense que ce sera lors de la première journée de la saison prochaine où je n’aurai pas tout ce rituel d’avant match que je me rendrai définitivement compte que tout cela est terminé. Mais lorsque je me retournerai sur ma carrière, je me dirai quand même que j’ai eu la chance d’avoir une telle longévité et qu’au final, je me suis bien amusé.

Terminer sur un maintien, même si bien entendu tu aurais préféré une meilleure saison, moins stressante, c’est, entre guillemets, l’apothéose ?

Oui c’est certain, il y a quand même un ouf de soulagement. Après, nous ne pouvons nous en prendre qu’à nous même d’avoir joué avec le feu jusqu’à quasiment la dernière seconde du championnat. Nos défaites au HTV et à Martigues de trois points, notamment, auraient pu nous coûter cher. Heureusement, il n’en est rien, si ce n’est que nous n’avons pas pu faire la fête pendant le dernier match car il fallait absolument gagner face à un adversaire qui, rappelons le, à l’inverse de Sapela à Bandol (Défaite du leader 94-73 qui permet aussi à Bandol de s’en sortir ; ndlr), n’était pas venu pour faire de la figuration. Après, l’exploit, c’est quand même d’avoir réussi à se maintenir en déjouant tous les pronostics d’avant-saison où quasiment tout le monde nous voyait en Pré-Nationale avant même d’avoir débuté le championnat : quatre départs majeurs à l’inter-saison. Ça, oui, ça reste l’apothéose d’une saison réussie et le sentiment du devoir accompli.

Dans un coin de ta tête as-tu imaginé partir sur une descente ?

Jamais de la vie ! J’ai toujours cru en cette équipe qui était, certes peut-être moins quantitative et moins qualitative que les saisons précédentes, mais avec un état d’esprit hors normes. Ce groupe a su vivre sur le terrain mais également en dehors et c’est tout aussi important. Cela aurait pu partir en vrille plusieurs fois mais pas à un seul instant il n’y a eu de tension entre nous et ça c’est primordial dans une équipe pour les résultats. Vraiment des bons gars. Et puis j’aurai été obligé d’en refaire une et comme ils ne voulaient plus me voir, ils ont tout fait pour que cela n’arrive pas (rires).

Quel était ton état d’esprit juste avant le début de cette dernière rencontre contre Frontignan ?

Je savais que quelque chose se tramait dans mon dos, mais je ne savais pas trop quoi. Je m’en suis rendu compte à l’échauffement. Mes joueurs de Saint-Jeannet étaient tous là, déguisés en… Eric Longin ! Toute ma famille est également descendue : mes parents, mon frère, ma sœur et leurs conjoints qui habitent à coté de Roanne. C’est là que tu réalises que ce n’est pas un match comme les autres. Même la mascotte de Tarare, club situé entre Roanne et Lyon, où je jouais en Nationale 3 il y a une dizaine, d’années avait fait le déplacement.

Et les dernières secondes ?

Je concède que je n’ai pas trop eu le temps de savourer car il fallait encore gagner le match. J’avoue que marquer quasiment le dernier panier du match qui nous fait pratiquement gagner, même dans tes rêves les plus fous, tu ne l’imagines pas. La communion avec le public et mes coéquipiers à la fin du match était un pur bonheur : vraiment extraordinaire. Et l’ambiance de ce match là était incroyable et indescriptible. Ça n’a pas arrêté pendant quarante minutes. De mémoire de Laurentin on n’avait plus vu ça depuis la montée en Nationale 2 il y a douze ans ici même contre Lorgues.

Et maintenant ? Tu as aussi une montée en Régionale à concrétiser avec ton équipe des Baous dont tu es l’entraîneur…

Je vais me reposer (rires). Mais en ce qui concerne la saison prochaine, rien n’est encore vraiment acté. Effectivement, nous sommes en bonne place pour monter en Région avec le BC Baous, une victoire dimanche contre un de nos concurrents directs nous en rapprocherait encore un peu plus. Si les dirigeants sont contents de moi et du travail fourni, alors il n’y a pas de raison, sauf retournement de situation, que je ne sois pas sur le banc de Saint-Jeannet la saison prochaine. Quant à Saint-Laurent, il y a de bonnes chances que j’intègre le bureau avec un rôle qui restera à définir.

Aucun moyen que tu prennes une licence de joueur aux Baous pour l’année prochaine ? Pour combler un éventuel souci d’effectif par exemple…

Ce sont mes joueurs qui t’ont demandé de poser cette question (rires) ? Très franchement, le pourcentage est quasi nul. D’une, ce sera à moi de faire en sorte que l’effectif soit quantitatif et qualitatif et de deux, mes genoux ne supporteraient que très peu de temps le sol de la Baou ArenA. Enfin, être entraîneur-joueur n’est pas une de mes situations préférées.

Si Christian Delgado venait à ne plus être sur le banc de Saint-Laurent la saison prochaine, y a t-il une chance pour que tu y sois ? Tout en précisant donc que tu connais le groupe et que tu as par un passé récent entraîné la réserve senior du club…

Je ne sais pas ce que va décider Christian pour la suite. J’en profite d’ailleurs, ici, pour le remercier d’avoir réussi à me supporter pendant quatre saisons et, comme pour tous les autres entraîneurs que j’ai pu côtoyer, je reconnais que cela n’a pas toujours été facile pour eux mais au final, c’était toujours pour la gagne. En tout cas, pour la saison prochaine, il n’ y a aucune chance que je puisse être sur le banc de la Nationale 3. Après, pour les années futures, l’avenir nous le dira. 

Un dernier mot ?

Je voudrais simplement dire merci à toutes les personnes qui m’ont suivi tout au long de ce chemin. En particulier mon père qui m’a suivi dans quasiment toutes les batailles lorsque j’évoluais à Pont-Trambouze – N3M et N2M – et ma mère pour tout le reste ! Ils m’ont supporté et aidé ! Il y en a tellement que je ne pourrais pas toutes les citer, mais ils se reconnaîtront.

(Crédit photo : Sylvie Geneste)



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