Par Sudeast Info
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Antibes se prépare à la NF3

Ecrit par Martial HESPEL

Promues en Nationale 3, les féminines d’Antibes du coach Olivier Costarella vont découvrir un niveau où elles joueront un vrai rôle. Mais l’entraîneur va devoir gérer un effectif très homogène.

Si l’an passé une seule équipe du 06 a évolué en Nationale 3 Féminine, ce sera encore le cas cette année. Saint-Laurent maintenant en Nationale 2, c’est Antibes qui monte de Pré-Nationale. A sa tête, Olivier Costarella, qui a déjà fait monter les garçons à ce niveau il y a deux ans. Et, comme ce qu’il a réussi avec les garçons, sa principale mission avec ce groupe d’expérience sera de se maintenir mais sans forcément utiliser la formule convenue de Guy Roux. Le technicien en veut plus. « Si on veut se donner un objectif de début de saison, le milieu de tableau c’est bien. Si on termine cinq ou sixième je serai content. Après si c’est mieux ça sera très bien, si on termine sept ou huitième avec le maintien, on prend aussi… », confie t-il à www.magsport06.fr.

Depuis mardi et ce pendant quinze jours, le groupe se retrouve régulièrement sur la piste du Fort Carré d’Antibes pour la préparation physique. Nécessaire car le groupe de Costarella n’est pas vraiment composé de jeunes joueuses qui font des études qui auraient donc un été libre pour s’entraîner. Non. La plupart a une vie professionnelle et familiale qui limite l’entraînement. Malgré tout, si certaines, à l’instar d’Emilie Poma sont en légitime difficulté pour le moment – elle reprend la compétition après avoir donné la vie – l’ensemble du groupe affiche malgré tout un niveau correct. « Il y a un an j’ai été surpris par la faiblesse physique des filles. Là, c’est beaucoup mieux. » C’est mieux, mais si Antibes a survolé le championnat Pré-Nationale, la Nationale 3 offrira une toute autre opposition et il faudra arriver prêt, davantage que l’été dernier. Alors, le coach lui même travaille. « J’essaye aussi de faire évoluer ma façon de travailler pour coller encore plus aux spécificités volley. Par exemple, je mets en place du travail à fortes intensités très courtes. Encore pire que du fractionné. Il y a peu de longues distances. Il y en a forcément pour une remise en route physique, mais la préparation n’est pas basée là dessus. J’essaye moi aussi de progresser. »

Une absence d’émulation en Nationale 3

Le retour en salle se fera sans doute le mardi 1er septembre et, si tout se passe bien, l’équipe pourra rapidement bien travailler, Costarella le répète, il y a moins de disparité physique que l’année dernière. « C’est important. » Un tournoi de préparation arrivera le 13 septembre. Le championnat reprendra le 3 octobre. « Avoir un tournoi tôt, c’était le but. On va s’appuyer dessus pour travailler. Car jouer un tournoi une semaine avant le début de la saison, si ça se passe mal, on se retrouve coincé… » L’équipe va également chercher des matchs amicaux à disputer contre des formations de Pré-Nationale qui ambitionnent la montée.

En effet, comme Antibes est la seule formation du 06 en NF3, soit il faut affronter une des équipes de NF2 (Saint-Laurent, Monaco, Cannes ou le Cannet-Rocheville) ou bien trouver des formations de PNF qui visent le haut de tableau. Cette absence de concurrence locale dans une même division embête Costarella. « Il n’y a pas d’émulation du coup. Je n’ai pas d’autres équipes du 06 de NF3 à rencontrer pour me préparer. Ce n’est pas comme en Nationale 2 où elles sont quatre. Et puis l’émulation ouvre des portes. On peut se récupérer des joueuses. Ça se passe beaucoup ici : les clubs sont tellement proches géographiquement. Soit je dois récupérer des filles qui montent en Nationale 2 à qui ont fait comprendre qu’elles ne joueront pas, comme à Saint-Laurent : ça n’a pas été le cas cet été. Ou alors des anciennes qui reviennent : c’est ce qu’on a fait. Là, pour trouver des joueuses, c’est compliqué. Avoir d’autres équipes du 06 en NF3 ouvrirait des portes. On verrait arriver de nouvelles joueuses. »

Costerella se retrouve donc avec un groupe qu’il faudra gérer à la perfection sportivement mais aussi affectivement. En effet, il confie ne posséder aucune fille qui formation qui pourrait se satisfaire d’un peu de temps de jeu. « La gestion de l’effectif va être intéressant. Ca peut être très vite compliqué, surtout avec douze joueuses où toutes ont le potentiel de jouer selon l’organisation que je mets en place. » Malgré tout, le coach s’avance plus sereinement dans cette nouvelle saison, s’il faut comparer son état d’esprit lorsqu’il est arrivé en Nationale 3 avec les garçons. « Je suis un petit peu plus confiant. Avec les garçons, je savais que ça serait très dur et ça l’a été. Pour les filles, je pense avoir plus de marge. L’effectif est plus complet, avec plus d’expérience. Maintenant ça sera aussi compliqué car je vais pouvoir faire moins tourner l’effectif. L’année dernière, on a tellement dominé la saison, que c’était plus facile de faire tourner. On avait tellement d’avance que, même si ça me coûtait un match, ce n’était pas grave. Cette saison ça ne sera pas le cas. » Encore une fois, la gestion de l’effectif s’annonce capitale dans la réussite de la formation.

La montée de la réserve, le début de la pyramide

Pour ce qui est de l’avenir, Antibes se structure. Simultanément à la montée de l’équipe première en NF3, la réserve quitte la Départementale et arrive en Régionale. Cette saison, fondamentalement, cela ne va pas révolutionner la Nationale 3. Malgré tout, Loïc Brière, qui entraînera la Régionale et qui au passage connaît parfaitement Costarella pour avoir été son joueur en Nationale 3, va intégrer des jeunes. Sur le long terme, le but est de voir des jeunes du club devenir des cadres en réserve, s’entraîner avec l’équipe une, pour ensuite intégrer cette équipe fanion. Il est plus simple de ne pas piocher des filles à droite et à gauche et ainsi avoir chaque été des certitudes sur l’effectif avec une, deux ou trois jeunes qui intègrent la NF3. Car aujourd’hui, le groupe de Costarella est composé de beaucoup de trentenaires qui ont bon nombre de contraintes à gérer par rapport à des jeunes de 18 – 22 ans.

Pour l’ambition, prenons exemple avec la nouvelle Nationale 2 de Saint-Laurent qui a survolé la Nationale 3 la saison dernière. Que vaut Antibes en comparaison ? « Saint-Laurent, c’est bon en réception. Une libero solide. Mais leur grosse force, c’est la relation entre la passe et l’attaque au centre. C’est très fort. A l’aile, ce n’est pas beaucoup plus fort que nous. Ce n’était pas impressionnant, après forcément avec la confiance c’était performant. Mais en centre, on est pas dans le même registre. En règle générale le centre n’est pas très percutant chez les filles en Nationale 3. Quand on a joué contre elles, il y avait des fixations type masculin. Ça fait vraiment la différence. Ils ont une bonne passeuse et nous aussi on est intéressant sur ce poste. » D’ailleurs, à la passe antiboise, Sandrine Lupi, qui a eu des soucis de dos l’année dernière, revient petit à petit en condition. Le coach attend son retour pour soulager le groupe et compter sur une bonne relation et de concurrence avec l’autre passeuse, Alexandra Vitu, qui est plus jeune. Lupi est espérée de retour pour la fin de la première phase. 

Un moment charnière où on situera déjà ce dont Antibes est capable. En effet, sur les huit premières journées, Antibes va se déplacer cinq fois. Si un bon classement s’affiche début décembre, l’enchaînement des matchs à domicile par la suite pourrait permettre à Antibes de se montrer très ambitieux.

(Crédit photo : Magsport06)



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